Stephen King – Le roi du fantastique mille et une fois adapté

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

Après du cinéma et de la télévision (Haha! Quels souvenirs!), la semaine Les Enfants d’Halloween se poursuit en mélangeant ces deux médias pour, je l’espère, votre plus grand plaisir. Aujourd’hui, je vous parle d’un auteur connu pour être l’un des maîtres de l’horreur et du fantastique, qui ne peut être négligé pour la période d’Halloween: Stephen King. Personnellement, je ne suis pas une fan absolue, mais je dois avouer que les quelques histoires que j’ai lues de lui sont assez bien menées dans l’ensemble et que je ne boude pas mon plaisir…

Mais avant de devenir une lectrice assidue et de connaître Stephen King en tant qu’auteur, je connaissais déjà quelques adaptations de son œuvre, et ce sans même savoir qu’il s’agissait d’adaptations. Pour être honnête, je vais un peu tricher car pour trois des films, je ne les ai vus que plus grande (dont deux très récemment!), mais il paraît qu’ils repassent régulièrement à la télé, alors j’en déduis que certains d’entre vous ont pu les voir en rediffusion quand ils étaient petits! 🙂 Pardonnez mon « retard » sur certains films – je n’ai vu Christine qu’il y a quelques jours – mais c’est en toute bonne fois que je rédige cet article pour la thématique qui nous occupe. Alors « venez jouer avec moi », et n’hésitez pas à me dire, en fin d’article, quel a été votre premier « frisson King » au cinéma ou à la télévision! Et à me conseiller sur ce que je dois visionner ou non! 🙂

King en mini-séries

Dans les années 1990, deux productions télévisuelles dédiées à l’univers de King m’ont beaucoup marquée.

Ma première rencontre avec Stephen King à la télévision s’est faite dans mon enfance, à la faveur d’une diffusion des Tommyknockers pour un Nouvel An.
Adaptée du roman éponyme de Stephen King, cette production américano-néo-zélandaise en deux longs épisodes d’une heure et demie nous emmène dans le Maine si cher à l’auteur. Tout commence dans les alentours de la petite ville de Haven: Bobbi, romancière en plein syndrome de la page blanche, vit avec son petit ami Jim, poète qui cherche à guérir de son alcoolisme. Un jour, alors que la jeune femme promène son chien dans les bois, elle trébuche sur un bloc de pierre lumineux affleurant au sol et met au jour une construction bizarre. Tandis que son chien quasi-aveugle recouvre la vue, une nouvelle énergie s’empare d’elle: outre des ébats très, très hot avec Jim, elle recouvre brusquement l’inspiration. Mais elle n’est pas la seule à subir ces changement: les autres habitants de Haven recouvrent l’inspiration en toute chose, jusqu’à lire dans les pensées des uns et des autres… Les choses se gâtent lorsque le jeune Hilly, fils des gérants du resto du coin, fait réellement disparaître son frère Davey lors d’un tour de magie en utilisant l’une des pierres du sanctuaire découvert dans les bois. Il reste hanté par la voix de son frère lui disant qu’il est chez les Tommyknockers… Quant à Jim, le petit ami de Bobby, il semble être le seul à Haven à ne pas être réceptif à la télépathie et à l’énergie qui circule entre les habitants de la ville…
Si je revisionnais cette mini-série maintenant, je ne serais certainement pas aussi marquée que je l’ai été à cette époque. En effet, en tant qu’enfant, la disparition pure et simple du petit Davey me faisait vraiment froid dans le dos. Par ailleurs,  ayant toujours vécu dans des grandes villes, même lorsque j’étais enfant, j’étais assez fascinée par ces atmosphères de petite localité où tout le monde se connaissait, où les histoires des uns et des autres étaient si étroitement interconnectées. La mini-série est par ailleurs considérée comme l’une des meilleures adaptations d’un roman de King, et elle nous a tellement marqués mon frère et moi que Les Tommyknockers a été sa première lecture de King après L’Œil du Dragon.

Autre adaptation télévisuelle que j’ai vue bien plus tard, mais que je connaissais pour connaître celle signée Stanley Kubrick pour le cinéma, est la mini-série de 1997 The Shining – Les couloirs de la peur réalisée par Mick Garris. Je me souviens que sa première diffusion en France avait fait grand bruit, d’autant plus que les critiques avaient été très élogieuses quant à la série.
Nous suivons dans un huis clos étouffant, l’auteur Jack Torrance, son épouse Wendy et leur tout jeune fils Danny. En effet, l’écrivain s’est mis en tête de prendre ce poste de gardien d’hôtel pendant la saison morte pour y être au calme et rédiger un livre en toute tranquillité. Mais son fils, doué de pouvoirs psychiques, reçoit de terrifiantes visions de l’hôtel et comprend que l’hôtel représente un terrible danger. Mais le mal est fait et son père sombre dans la folie…
J’avais été très marquée par le Shining de Stanley Kubrick, plein de cris, de bruits, de larmes, esthétiquement typique des années 1970-80… Mais cette mini-série, que je n’ai vu qu’une fois il y a longtemps, m’a pour le coup vraiment oppressée, même si elle ne m’a pas laissé le sentiment de malaise du film.

King en films

J’évoquais le film de Stanley Kubrick, sorti en 1980. Après Les Tommyknockers, il a été ma seconde rencontre avec Stephen King. J’ai visionné ce film en cours de français, quand j’étais en cinquième. J’avais un prof extraordinaire qui s’intéressait aux genres de l’imaginaire, qu’il s’agisse de littérature ou de cinéma. Et c’est lui qui nous a fait visionner Shining.
Dans l’ambiance tout en fou-rire d’une salle de cours, le film ne m’a pas immédiatement angoissée, mais c’est en y repensant le soir dans mon lit, en revoyant en esprit le petit Danny sur son tricycle, pris en travelling arrière comme si on le suivait, au milieu des couloirs à la moquette kitsch de l’hôtel, et en entendant à nouveau le lancinant REDRUM. La prestation de Jack Nicholson, que je connaissais jusqu’alors en Jocker dans le Batman de Tim Burton, était absolument impressionnante. Sa violence et les cris d’horreur de Shelley Duvall, les traits déformés par la peur, me vrillaient les nerfs. En fait voilà: le film crée une tension qui éclate, qui énerve, et qui ne laisse pratiquement aucune place au silence.
Cela reste un film très complexe, qui laisse plusieurs questions en suspens. Shining reste donc plus marqué par l’univers de son réalisateur que de King. En effet si l’auteur trouve l’image remarquable, il dit à la sortie du film que celui-ci n’est pas une bonne adaptation. Il n’en reste pas moins considéré comme l’une des œuvres cinématographiques les plus effrayantes.

Une autre adaptation que, comme je le disais, je n’ai vu qu’il y a peu de temps, est Christine, adaptation du roman éponyme réalisée par John Carpenter, lui aussi considéré comme un maître de l’horreur mais au cinéma, et sortie en 1983.
Dans une petite ville de Californie, Arnie est un lycéen complexé, mal dans sa peau, seulement bon à ramener de bonnes notes à ses parents, soit ignoré, soit brusqué par ses camarades, hormis par son meilleur ami Dennis. Un jour, alors que les deux garçons se baladent, le regard d’Arnie est capté par une vieille voiture abîmée, une Plymouth Fury de 1958, que le vendeur appelle « Christine ». Contre l’avis de son ami, il l’achète avec son argent de poche et commence à travailler comme aide dans un garage locale pour pouvoir la remettre à neuf. Dès lors s’opère une véritable transformation chez Arnie: au niveau du look, il commence à porter des blousons et à se gominer les cheveux à la mode des années 1950, et se montre plus sûr de lui, au point d’inviter à sortir  Leigh, la plus jolie fille du lycée, qui accepte… et qui ressort de la voiture en courant, persuadée que celle-ci a essayé de la tuer. Quant à ceux qui s’en prennent à lui au lycée, ils décident de vandaliser Christine, vont se heurter à un être doué de conscience prêt à tout pour se venger et garder Arnie auprès de lui, jusqu’à attirer de graves ennuis au jeune homme et l’isoler de son seul ami… Car il n’y a plus qu’une chose qui compte pour lui: sa voiture.
On a trouvé le pendant maléfique de Choupette ! 🙂 En effet, l’histoire d’un objet ensorcelé ou possédé, est un motif récurrent de l’horreur et du fantastique, et pour ma part, si je trouve assez effrayante la perspective qu’une voiture puisse se conduire en amante jalouse, en soit, ce n’est pas un film super effrayant, hormis qu’on ne souhaite pas se trouver sur la route de Christine, et le frisson vient principalement du suspense qui s’instaure: Arnie saura-t-il se libérer de la coupe de Christine? Ses amis Leigh et Dennis vont-il le sauver et y survivre?… Là est la question.

En 1984 sort un autre film adapté d’une nouvelle de Stephen King: Les Démons du maïs. 🙂 Dis comme ça, le titre sonne comme un bon vieux nanar et l’on s’attend à voir des effets gores et des créatures bien moches en carton-pâte… On n’en est pas encore là, mais presque…
Un jeune couple sur la route, Vicky et Burt, heurte un adolescent en voiture. Ils croient l’avoir tué mais constatent que le garçon a été poignardé. Désireux de prévenir les secours, ils rejoignent la première petite ville alentours: Gatlin, dans le Nebraska. Ils découvrent une ville fantôme, dont les seuls habitants sont des enfants gouvernés par l’inquiétant Isaac qui les a endoctrinés, et qui les encourage à tuer les adultes au nom d’une divinité dans les champs de maïs alentours. Vicky et Burt, qui pensaient devoir aider les enfants d’une quelconque manière, vont devenir leurs proies…
Autant vous le dire tout de suite, si le postulat de départ paraît alléchant – des enfants qui prennent le pouvoir et vont vouloir se débarrasser des adultes – à dire vrai la réalisation a un peu mal vieilli. Et la seule chose à vraiment faire peur, c’est la tronche des gamins qui gouvernent, Isaac et son second Malachaï, qui ressemblent à des gnomes vicieux… J’ai d’ailleurs été assez étonnée d’apprendre que le film était un succès commercial, car je trouve que même pour son époque de sortir, il faisait vraiment vieillot.

Dernier film de cette petite liste, celui-ci sorti en 1989, et en France en 1990 et réalisé par Mary Lambert: Simetierre.
Récompensé par le prix du public au festival international du film fantastique d’Avoriaz 1990, il emmène le spectateur dans une petite ville du Maine où s’installe une famille de Chicago. Louis Creed, le père de famille, sympathise assez vite avec leur voisin Jud Grandall, après que celui-ci ait sauvé de justesse l’un des enfants d’un accident de voiture – la demeure des Creed se situe en effet aux abords d’une route dangereuse. Jud montre très vite à la famille un cimetière d’animaux de compagnie dans les environs, auprès d’un cimetière indien dont le sol ressusciterait ce qui y est enterré… C’est ainsi que quand Church, le chat de la famille meurt, Louis et Jud vont l’y enterrer pour le ramener à la vie. Mais l’attitude de l’animal, devenu agressif, a beaucoup changé et il n’a plus rien à voir avec la tranquille boule de poils qu’il était… Les choses se corsent quand le plus jeune enfant de la famille, le petit Gage, meurt écrasé par un véhicule devant chez lui. Détruit par le chagrin, son père profite de l’absence de sa femme et de sa fille, parties passer quelques temps à Chicago, pour enterrer le corps du bambin au cimetière indien…
Ah le fameux cimetière indien! Il en faut toujours un pour que les ennuis arrivent… vous avez noté?… 🙂 Je pense qu’outre les forces maléfiques à l’œuvre et la zombification des personnages revenus à la vie, le film inquiète de par les thèmes graves abordés – la perte d’un petit enfant dans des circonstances tragiques, le deuil, les actes terribles induits par le chagrin et leurs conséquences. De quoi rendre le film glaçant, et ce malgré des effets spéciaux vieillis qui prêteraient presque à sourire.

Conclusion – D’autres adaptations encore à découvrir

Eh oui, King fait plus ou moins partie de mes souvenirs de jeunesse avec Shining et Les Tommyknockers! J’avoue que le premier m’avait valu des nuits d’angoisse, tandis que le second, ma foi m’avait laissé avec un léger malaise quand j’étais enfant. Concernant « Il » est revenu, l’adaptation de Ça à la télévision en 1990, je ne l’ai jamais vu en entier, c’est la raison pour laquelle je n’en ai pas parlé. Mais s’il y a quelque chose que j’ai noté, dans les quelques adaptations et dans les quelques livres que j’ai lus de King, c’est que bien souvent, un point clé de l’intrigue passe par les enfants. Cela m’avait beaucoup marquée dans Les Tommyknockers, certainement parce que j’étais très jeune lors du visionnage. C’était vraiment, vraiment marquant pour le coup!… Et alors Les Démons du Maïs, c’était quelque chose, rien que pour le titre! 😂

J’espère donc que cette petite chronique vous aura plu, car je pensais qu’il était important de parler de Stephen King en novembre, le mois le plus macabre de l’année. Et vous alors, quel a été votre adaptation de King favorite? Quelle est la première que vous ayez visionnée?

De mon côté, je vous dis à demain pour la dernière chronique de cette semaine thématique. Il s’agira d’un vrai article cinéma dédié à une très belle œuvre en rapport direct avec Halloween! Aller… Au fond, vous savez de quoi il s’agit, ou du moins, vous en avez peut-être une idée! 🙂 Sinon, je vous laisse y réfléchir et attendre 16h30 demain pour la lire!

Blanche Mt.-Cl.

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Publié par

Blanche Mt.Cl.

Blogueuse, artiste autodidacte et graphiste, amoureuse des littératures de l'imaginaire et auteure sur WattPad (Le Sang des Wolf, La Nuit de Wolf et Pourquoi les Vampires aiment Paris Plage). N'hésitez pas à vous laisser entrainer dans mon univers!

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