Enfants d’Halloween – Les séries qui nous faisaient frissonner quand on était gosses

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

J’espère que vous avez passé un bon moment avec la première chronique de la semaine thématique Les Enfants d’Halloween. Celle-ci se poursuit aujourd’hui, non pas avec du cinéma, mais des séries. Des séries un peu particulière, parce qu’à Halloween, il fait bon se coller une bonne trouille.

Nous sommes mercredi, et accessoirement le jour de la Toussaint. Il faut bien admettre qu’enfants et pré-ados, nous avions tendance à aimer nous faire peur… Vous vous reconnaissez là-dedans?… Normal! Pour ceux d’entre nous qui ont grandi dans les années 1990 (et aussi au début des années 2000), le mercredi, c’était plutôt cool: pas école en primaire, et pas école l’après-midi au collège. Pour peu que nous ayons fait nos devoirs, il se peut que certains d’entre nous aient eu l’occasion de se poser devant la télé pour regarder quelques séries. Il y avait l’embarras du choix en termes de programmes pour les enfants et pré-ados, dont quelques séries pas trop mal pensées… mais aussi les séries pour les plus grands. Et oui, ces séries que certains d’entre nous n’avaient pas le droit de regarder, sous prétexte qu’elles donnaient des cauchemars, mais que j’ai pu voir parce que nos parents nous laissaient les regarder avec eux. Je vous ramène donc, le temps d’une courte chroniques, en ces lointains souvenirs télévisuels… Et c’est parti!

Les séries « effrayantes » à destinations du jeune public

Ma première expérience des séries jeunesses censées faire peur remonte aux premières années où mes parents ont eu le câble, lorsqu’elles ont commencé à être rediffusées.

Une série particulièrement avait attiré mon attention, de par son titre: Fais-moi peurAre You Afraid of the Dark en version originale. Produite au Canada et d’abord diffusée en France en 1993 dans les Minikeums, elle a peu de temps après été rediffusée sur Canal J où je l’ai découverte. Le principe était le suivant: des histoires pour frissonner, pour jeunes ados, et racontées par des ados. À chaque début d’épisode, on retrouvait une bande de jeunots assemblés autour d’un feu de camp, baptisée la « Société de Minuit ». À chaque épisode, un des membres du cercle racontait une histoire fantastique. Tout y passait: jouets et tableaux maléfiques, jeunes peu sûrs d’eux faisant appel à des forces occultes qui se retournaient contre eux, gens prisonniers de maison de poupées, voyances, souhaits qui n’allaient pas comme on le souhaitait, amour, amitiés et solitudes… Tant de thématiques qui parlaient aux gamins. Et dans mon souvenir, certaines histoires n’étaient pas trop mal ficelées… Ce n’était pas d’un niveau de peur à vous faire faire des cauchemars ou dresser les cheveux sur la tête, mais l’ambiance faisait qu’on s’y laissait alors facilement prendre et que le frisson était plutôt agréable. Je vous laisse avec le générique que vous reconnaîtrez peut-être…

Autre série dans le même genre: Chair de Poule (Goosebumps en V.O.). Qui n’a pas connu dans sa jeunesse des années 1990, cette collection de courts romans signés R.L. Stine, ensuite adaptés à la télévision en 1995 avant d’être diffusés en France en 1997 – et encore une fois, une série canadienne. On y retrouvait en intro R.L. Stine lui-même, assis dans son fauteuil, qui racontait l’une de ces histoires. J’en ai peu vus, mais les épisodes m’ont marquée comme Le Masque hanté (ne plus pouvoir retirer un masque parce qu’il s’est fondu en vous! La flippe!) et Le Pantin maléfique (plus pour les motifs du pyjama du cousin que pour le pantin, en fait), étrangement bien plus que les livres. Ils avaient beau être un véritable phénomène de mode, je ne les affectionnais pas plus que ça – hormis Sous-Sol interdit et Prisonniers du miroir. Mais à dire vrai, j’aimais mieux Fais-moi peur! 🙂 Je vous offre le générique, c’est cadeau!

Vient ensuite une autre série, très sympa que que j’ai pu par moments trouver « malaisante »: Marshall et Simon (Eerie, Indiana en V.O.). Créée aux États-Unis, elle y est diffusée entre 1991-1992, avant d’arriver en France début 1993. Le jeune  Mashall Teller (joué par Omri Katz, que l’on retrouve dans Hocus Pocus où il incarne Max!) s’installe avec sa famille dans la petite ville d’Eerie, Indiana, et fait la connaissance de Simon Holmes, avec qui il se lie vite d’amitié et qui passe plus de temps avec lui que dans la maison de ses parents qui passent son temps à se disputer. Si cette petite ville bien proprette semble incarner le rêve américain, elle regorge de bizarreries. Les deux jeunes ados sont témoins de phénomènes extraordinaires: car à ce qu’il semble, Eerie est un épicentre d’insolite. Marshall et Simon font ainsi font face à des affaires pour le moins étranges: l’existence de créatures fantastiques, des habitants restant éternellement jeunes, des chiens intelligents qui souhaitent dominer le monde, possessions… La série a à l’époque reçu un accueil critique favorable. Et honnêtement, je dois avouer qu’elle était assez rondement menée pour me tenir en haleine à chaque épisode, et que parfois, son atmosphère si particulière m’a faite frissonner (l’épisode des chiens en particulier). Je vous laisse redécouvrir son générique old school! Et à l’occasion, je vous conseille de revisionner le premier épisode de cette courte série, Jeunesse éternelle, dont le postulat est tout à fait délirant et original!… À l’image de la série, qui fleure quand même encore bon l’influence des années 1980.

Les séries qui nous faisaient vraiment, mais alors vraiment cauchemarder

C’étaient en général les séries que la plupart d’entre nous n’avaient pas le droit de regarder. Soit nos parents nous envoyaient nous coucher avant le générique, soit ils nous laissaient regarder avec eux en nous prévenant que nous ferions des cauchemars. Mon frère et moi étions dans le second cas, nos parents estimant que s’agissant de fiction, nous devions faire la différence avec la réalité. Ce qui de mon côté, ne m’a pas empêcher de bien avoir les pétoches de temps en temps!

On commence avec une série-phare des années 1990, le phénomène créé par Chris Carter, mettant en scène les plus célèbres agents du FBI, Fox Mulder (quelle idée d’appeler son gamin « Renard »!) et Dana Scully: X-Files: Au-Delà du réel. Diffusée dès 1993 aux États-Unis et dès 1994 en France, la série suit les enquêtes de l’agent Mulder, diplômé en psychologie et surtout fervent croyant au paranormal, mis au placard et affecté aux « dossiers X » (les X-files), soit les affaires non-classées relevant de phénomènes inexpliqués. L’agent Dana Scully, médecin de profession et cartésienne, est d’abord chargée de le surveiller, mais va bientôt voir ses convictions se fragiliser, lorsqu’elle fait face au surnaturel avec son collègue… Duo de choc, Mulder et Scully flirtent avec la vie extraterrestre et les O.V.N.Is, avec le changement de forme physique, avec des plantes ou des animaux tueurs, et se font constamment mettre des bâtons dans les roues… J’ai eu plusieurs fois mon compte de trouille et d’angoisse avec ces deux-là – c’était mon grand amour pour l’agent Mulder qui me faisait tenir. Il était si chou avec ses bizarreries. Et alors le générique, lancinant et sifflant, c’était déjà le premier poil qui se dressait sur ma nuque…

Il y avait pourtant une série qui, sans que je m’explique pourquoi, me faisait encore plus peur qu’X-Files: Au-Delà du réel: l’Aventure continue. Série américano-canadienne diffusée entre 1995 et 2000, sur Serie Club puis sur M6 dans la Trilogie du Samedi (à la suite d’X-Files, d’ailleurs!). À l’image de La Quatrième Dimension (créée par Rod Sterling, 1959-1964) ou Au-Delà du Réel (créée par Leslie Stevens, 1963-1965), chaque épisode comprend une introduction narrée, présentant une histoire distincte, avec des personnages différents. Si les séries plus anciennes basées sur ce modèle traduisaient la peur de la Guerre Froide qui étreignait le monde d’alors, Au-Delà du réel: l’Aventure continue aborde des thèmes plus contemporains, qui mettent en lumière différents aspects de la psychologie humaine: univers futuriste et S.F., fantastiques, dérives de la science et inventions qui échappent au contrôle de leur créateur, technologie, fécondité, autodestruction, épidémie… Autant d’histoires et de sujets de réflexion qui donnaient du boulot à mon cerveau de gamine déjà angoissée quant à l’avenir de l’humanité… Si certains épisodes se terminaient sur une note optimiste, il n’en reste pas moins que l’ensemble des sept saisons est plutôt sombre… Pas de quoi réjouir une gosse, mais de quoi me faire apprécier les bons scénar’. En effet, ces histoires sont la plupart du temps bien ficelées – d’où leur redoutable efficacité.

Conclusion – Années 1990, années du frisson!

Quelle joie que de prolonger les frissons halloweeniens avec ces séries qui courent des années 1990 au début des années 2000, qui nous ont fait agréablement frissonner, ou carrément flipper. J’avoue qu’après X-Files ou Au-Delà du Réel: l’Aventure continue, je n’étais pas très sereine en allant me coucher, et je me passais un bon moment à cogiter ou à guetter le moindre bruit, la couette remontée jusqu’au-dessus de la tête. C’était bien sûr avant que l’on voie du glamour dans les histoires de monstre ou de créatures fantastiques, comme à l’époque de Buffy contre les Vampires.

Et vous alors, avez-vous regardé Fais-moi peur ou encore Marshall et Simon? Y avait-il des séries que vous n’aviez pas le droit de regarder ou qui vous terrifiait quand vous étiez enfants?… Je suis très curieuse de partager avec vous ces souvenirs et de connaître vos séries-phares pour frissonner à cette époque! Je vous souhaite une excellente fin de journée et je vous dis à demain, encore une fois pour l’heure du goûter, avec un des maîtres de l’horreur et du fantastique!

Blanche Mt.-Cl.

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Publié par

Blanche Mt.Cl.

Blogueuse, artiste autodidacte et graphiste, amoureuse des littératures de l'imaginaire et auteure sur WattPad (Le Sang des Wolf, La Nuit de Wolf et Pourquoi les Vampires aiment Paris Plage). N'hésitez pas à vous laisser entrainer dans mon univers!

5 réflexions au sujet de “Enfants d’Halloween – Les séries qui nous faisaient frissonner quand on était gosses”

  1. Aaaah nostalgie, quand tu nous tiens ! 🙂 Fais-moi peur, je regardais dans les Minikeums, et moi aussi j’aimais mieux que Chair de Poule (la série – les bouquins, eux, je les dévorais dans la bibliothèque participative de mon collège ! J’ignore encore quel élève les avait glissé là cette année, mais je l’en remercie !). X-Files, j’ai regardé quelques années plus tard (vers 14-15 ans). Marshall et Simon ! Bon sang, c’est donc comme ça que s’appelait la série dont je ne me rappelle qu’une scène, celle des enfants qui dorment dans des Tupperware (pour rester « jeunes et frais ») ?!
    Bref, tu viens de m’emmener dans mes souvenirs d’enfance/d’ado 🙂

    Aimé par 1 personne

    1. Et oui, c’est bien dans « Marshall et Simon » l’affaire du lit-Tupperware (Foreverware dans la V.O., il y avait une nana qui gardait des petits poids depuis Kennedy, je crois)! C’est même le premier épisode que j’ai re-visionné en écrivant l’article! Je trouve qu’au niveau des histoires et de l’ambiance, c’était quand même très bien fichu. 🙂 Que de bons souvenirs!

      Aimé par 1 personne

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