Traque magique et flashbacks – L’Elixir d’Oubli (Pierre Pevel)

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

Un grand merci pour vos gentils commentaires qui ont accueilli mon retour sur le blog. Cela m’a fait très plaisir! Me revoilà bel et bien, cette fois-ci verbe haut et plume pleine de verve. Du moins on espère. 👽

Je suis de retour avec une nouvelle chronique livresque, à un moment où j’ai décidé de progresser sur des séries en cours, dont Le Paris des Merveilles de Pierre Pevel – pour certaines autres, comme La Trilogie de Mars, je m’en chargerai quand je serai plus concentrée. À dire vrai j’ai lu un autre gros pavé avant, mais comme je m’en suis vraiment, mais alors VRAIMENT délectée, j’en parlerai après. Le plaisir n’en sera que plus grand… Je vous rejoins donc avec L’Elixir d’Oubli, tome II du Paris des Merveilles. Retrouver Hippolyte Griffont et la Baronne Isabel de Saint-Gil dans leurs pérégrinations parisiennes…

Une affaire qui remonte à loin

Voici le lecteur de retour dans le Paris des années 1900, où vivent fées et gnomes, depuis que s’y est ouvert un passage vers l’Outre-Monde et sa capitale Ambremer, où règnent des êtres et des créatures fantastiques. La Baronne Isabel de Saint-Gil, aventurière et cambrioleuse, parfois espionne, mais aussi enchanteresse connue dans l’Outre-Monde sous le nom d’Aurelia, est en mission pour la royauté d’Ambremer. Quant au mage Hippolyte Griffont, il enquête avec le commissaire Farroux sur la mort de l’antiquaire Antoine Darvin, dont le corps a été découvert par un couple de « minimets » (un genre de Liliputiens)… L’homme a visiblement été victime d’un puissant maléfice.

Les affaires de l’enchanteresse et du mage aux amours tumultueuses vont bientôt apparaître plus liées qu’elles semblent l’être de prime abord… quand tout deux vont se lancer à la poursuite du gendre du défunt, d’un mage noir et d’un traité d’alchimie maléfique. Mais il se pourrait que la clé du mystère se trouve deux siècles dans le passé, en 1720, à l’époque où Griffont et la Baronne se sont rencontrés et sont tombés amoureux.

Une petite affaire distrayante

Alors, alors… Que dire? Que dire? C’est étrange car j’ai vraiment bien aimé ce que j’ai lu, d’autant plus que le Paris de 1900 est un de mes dadas, mais j’ai vraiment eu du mal à re-rentrer dans cet univers. Griffont m’est fort sympathique, les sbires de la Baronne, son chauffeur Auguste et le gnom Lucien Labricole m’amusent beaucoup, et pourtant… En fait, je ne m’explique pas vraiment ce qui a cloché, sans doute le contrecoup du livre que j’ai lu juste avant, et qui m’a tellement passionnée que j’ai lu L’Elixir d’Oubli avec un fichu book hangover (mais sur cette affaire je reviendrai bientôt). À dire vrai, j’ai passé un fort agréable moment, entre le Paris de 1900 et celui de 1720 – je suis assez fan des enquêtes liées au passé en règle général, quand il faut remonter loin pour trouver la clé du mystère, qu’on découvre des nœuds et des ramifications pas possibles…

Donc, on ne peut pas dire que je me sois ennuyée, d’autant plus que le rythme de l’histoire est assez soutenu. Entre manœuvres politiques des mages, fées, dragons et autres créatures, dans un style d’écriture inspiré des romans-feuilletons paraissant dans les journaux d’époque, on retrouve ce petit côté enlevé, presque « primesautier », ces adresse au lecteur comme dans les romans à l’ancienne. Cette fois-ci, le lecteur en apprend plus sur cette terrible guerre que se sont livrée fées et dragons qui ne peuvent apparaître sur Terre que sous forme humaine. Encore une fois, on rencontre quelques personnages de fiction, issus des Brigades du Tigre notamment, et même le fameux Arsène Lupin. 🙂

Seul point noir pour moi: Madame la Baronne de Saint-Gil. Ce qui, comme elle est l’héroïne, est quelque peu embêtant. Elle est certes forte et indépendante, mais alors, pour quelqu’un qui vit depuis plusieurs siècles, qu’est-ce qu’elle est puérile, bon sang! Je la trouve souvent très égocentrique et injuste envers son entourage, un peu comme si tout lui était dû. Pour moi, une femme vraiment forte n’a pas besoin de se conduire de la sorte, et le « méfiez-vous, ça fait grossir » qu’elle lâche à la Brescieux lorsque celle-ci lui dit aimer les biscuits, ce sont plus des paroles de « pétasse » que de femme forte. C’est un défaut que je retrouve malheureusement souvent chez ce genre de personnage féminin, dans les livres et dans les films, ce qui, en tant que lectrice, me désole un peu. Je ne me vois pas franchement admirer des héroïnes « fortes » de cette trempe, car quelqu’un de fort, pour moi, n’a pas à écraser son entourage. Je n’ai rien contre quelques défauts – il lui en faut bien, après tout! 😉 – mais ceux-ci m’insupportent un peu, et pour moi, je ne me sens pas plus libre et indépendante en emmerdant mon entourage. Comment donc va évoluer la Baronne? Nous le verrons dans le prochain tome!

Conclusion – Un petit opus léger et enlevé

Ma foi, j’ai tout de même bien aimé ce livre que j’ai lu assez vite…

L’intrigue ne laisse pas une minute à l’ennui et L’Elixir d’Oubli tient ses promesses en matière de féérie, quand bien même l’effet de surprise n’est plus présent comme dans le premier tome. J’aurais sans doute apprécié plus d’élément en rapport avec le Steampunk, mais que voulez-vous, on ne se refait pas! 🙂 Ceci dit, je gage que nombre d’entre vous aimeriez vraiment vous retrouver en compagnie de Griffont et de sa belle enchanteresse, ainsi que des Chats-Ailés qui gravitent autour d’eux. En revanche, je vous le déconseille après un roman post-apocalyptique qui vous transporte! 🙂 Mais qu’à cela ne tienne, j’ai beaucoup aimé le troisième tome!

Je vous dis donc à très vite pour la suite des aventures de la Baronne et de Griffont, et pour ledit roman sur lequel je vous tease dans cette chronique… 😉 Je vous souhaite une excellente journée, et j’espère que les futurs articles publiés sur le blog vont regagner un peu en qualité.

Blanche Mt.-Cl.


Le thé idéal pour l’accompagner: Un Earl Grey à la bergamote.

Titre: Paris des Merveilles, t. 2: L’Elixir d’Oubli 
Auteurs: Pierre Pevel
Editions: Folio
Collection: Folio SF
432 p.
Parution: Avril 2017
Prix: 8,20 €

EnregistrerEnregistrer

EnregistrerEnregistrer

EnregistrerEnregistrerEnregistrerEnregistrer

EnregistrerEnregistrer

EnregistrerEnregistrer

Publicités

Publié par

Blanche Mt.Cl.

Blogueuse, artiste autodidacte et graphiste, amoureuse des littératures de l'imaginaire et auteure en herbe, je viens de lancer mon premier roman "Le Sang des Wolf" en auto-édition chez Librinova! N'hésitez pas à vous laisser entrainer dans mon univers!

Vos réflexions sont les bienvenues...

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.