Top Ten Thursday – Hors sujet: 10 lectures et envies de Classiques

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

Cette semaine, j’avais évoqué avec vous dans mon Top Ten Tuesday mes envies et mes lectures historiques. Je m’écarte encore une fois de ma ligne éditoriale pour vous proposer un voyage dans la littérature au sens large, et plus précisément, dans certains grands classiques de la littérature. Il y a probablement un peu de fantastique dans le lot, mais une fois en passant… 🙂

Car si je me suis tournée vers la littérature de l’imaginaire ces dernières années, à la base j’aime la littérature au sens large, et j’ai eu l’occasion de lire de véritables classiques. La « bonne littérature » ou la « grande littérature » fait ainsi partie de mes souvenirs – les bons, comme les mauvais… – et il est encore certains ouvrages que je n’ai pas encore lu, et que je rêve de lire!

#1 – Guy de Maupassant et ses récits fantastiques

En cinquième, j’avais une véritable phobie de Maupassant, et ses nouvelles fantastiques telles que La Main ou encore Une Apparition m’avaient fait dresser les cheveux sur la tête. À tel point que quand j’y pensais dans mon lit le soir, je ne pouvais pas fermer l’œil de la nuit. Maintenant, je pense que si je relisais ces récits, ils me raviraient.

#2 – Les amours de Scarlett O’Hara

Depuis que, durant l’un de mes longs après-midi solitaires en Angleterre j’ai découvert le film Autant en emporte le vent avec la magnifique Vivien Leigh, je suis tombé amoureuse du personnage de Scarlett O’Hara, une vraie peste, une chieuse invétérée, mais tellement courageuse! Ainsi, j’espère un jour lire le roman de Margaret Mitchell qui a inspiré cette magnifique œuvre cinématographique, et approfondir tout ces personnages que l’on voit passer.

#3 – Rififi sur la perspective Nevski

Quand j’étais lycéenne, mon père m’a prêté un ouvrage des plus insolites: Les Nouvelles de Pétersbourg de Nicolas Gogol, auteur russe du XIXe siècle. Ces récits sont… Comment dire?… 🙂 Complètement barrés, en particulier Le Journal d’un fou, qui part complètement en vrille et Le Nez qui raconte la découverte d’un nez sur une tartine chez un barbier, alors qu’à l’autre bout de Saint-Pétersbourg, un homme découvre que son nez a disparu et décide de se lancer à sa poursuite. Cette nouvelle vaut le coup, rien que pour la sublime phrase: « Le nez fronça les sourcils »!

#4 – Fortunes et infortunes des rougon-Macquart

Même si je n’en ai lu que trois, j’ai beaucoup aimé Zola et les aventures de la famille Rougon-Macquart. Je me suis, bien évidemment, attelée à la lecture du magistral Germinal, mais j’ai de loin préféré L’Œuvre qui nous fait suivre la descente aux enfers d’un peintre, dont les habitudes, la description minutieuse par Zola le placent dans le courant de l’Impressionnisme. Sa vie – et celle de son malheureux entourage – est tourmentée, et l’histoire se termine tragiquement. J’ai également une affection particulière pour Le Ventre de Paris qui entraine le lecteur dans les petites rivalités existant au marché des Halles, où un évadé du bagne s’est réfugié. C’est une histoire à la fois fascinante et cruelle.

#5 – Le parcours d’une parvenue

Ah! Voici un chef d’œuvre britannique qui m’a peut-être encore plus marquée que les Jane Austen! J’ai nommé La Foire aux vanités, paru en 1846 et signé William Makepeace (Haha! Vous parlez d’un nom!) Thackeray. C’est un beau pavé qui suit le parcours de Rebecca Sharp, une jeune fille d’origine modeste qui, à la fin de sa scolarité dans un pensionnat au côté de son amie, la douce Amelia Sedley, issue d’une riche famille, est invitée chez celle-ci. Rebecca, bien décidée à cacher ses origines modestes et à faire son trou, use de toutes les stratégies possibles et imaginables… Elle pourrait paraître sympathique: elle est charmante, spirituelle et de bonne compagnie, son époux l’aime et il lui serait facile de ferrer un gros poisson pour avoir un « statut »…

Mais elle manque tant d’empathie envers ses semblables qu’en fin de compte, son entourage souffre immanquablement de son attitude. Et pourtant, malgré mon peu de sympathie pour l’héroïne, je ne peux m’empêcher de constater que la société anglaise de cette époque, croquée avec truculence par Thackeray, est elle aussi bien cruelle pour qui souhaite s’y faire une place.

#6 – L’œuvre lumineuse de Steinbeck

J’ai découvert John Steinbeck au collège, à la faveur de mes cours de français avec un prof tout à fait exceptionnel – et quand je le dis… car malgré mon goût d’apprendre, il y a eu très peu de profs dans ma scolarité que j’aie tenus en si haute estime.

C’est ce professeur qui nous a fait étudier Des Souris et des hommes, qui raconte les déboires de deux ouvriers agricoles dans l’Amérique des années trente, allant travailler de ranch en ranch dans l’espoir d’acquérir leur propre exploitation et d’en vivre. Ils ont une relation particulière: Georges, petit, athlétique et malin, protège son ami Lennie, un peu simple d’esprit et doté d’une force surhumaine, dont la passion de toucher les choses douces leur vaut souvent des ennuis… C’est un très beau livre, très émouvant, sur une amitié peu commune. Si le personnage de Georges paraît d’abord très froid, on le perçoit autrement à la fin. Et je dois avouer que si l’adaptation de Gary Sinise (que j’aime beaucoup), acteur incarnant George et réalisateur du film, si elle n’est pas considérée comme une œuvre majeure, n’en reste pas moins pleine d’humanité.

Autre ouvrage de Steinbeck que j’ai adoré: À l’Est d’Eden. Vous connaissez peut-être le magnifique film d’Elia Kazan qui en a été tiré (en fait de la dernière partie du roman), avec James Dean, très émouvant en Caleb Trask. Cette fresque familiale suit la famille Trask, où les pères semblent à chaque génération la même faute avec leurs fils, en en préférant l’un à l’autre. Jusqu’à une terrible catastrophe… J’ai été très touché par ces personnages masculins traités avec une grande sensibilité et aussi avec beaucoup de modernité pour une époque où les garçons devaient apprendre à être dur. À la lecture du roman, je me suis beaucoup attachée à ces garçons en manque d’affection, qui la souhaitent autant qu’il ne savent ni la prendre, ni la donner… ce n’est pas que j’excuse la cruauté de Caleb, mais sa souffrance est si palpable que c’en est douloureux rien que de la lire.

#7 – Shanghaï vu par André Malraux

Paradoxe pour quelqu’un d’aussi désengagée en politique que moi (par un triste mélange de cynisme et d’écœurement), l’un de mes livres phares de la littérature française est La Condition humaine d’Andrée Malraux. Je l’ai dévoré. Publié en 1933, l’ouvrage suit le parcours d’un groupe de révolutionnaires à Shanghaï qui préparent une insurrection mais qui se retrouvent lâchés à la fois par le Kuomintang et le Komintern. La Condition humaine explore l’humain sous toutes ses coutures, de l’engagement altruiste et inintéressé – qui pour moi tiendrait plutôt du merveilleux, aussi je ne sais pas si à la lumière de mon cynisme, je l’aurais apprécié de la même façon aujourd’hui! 😉 – à l’opportunisme le plus retors. La dernière partie du roman atteint un paroxysme sublime, avec une tension à couper au couteau.

Bref, je n’arrive pas à expliquer ce qui me lie à ce livre, si viscéralement, c’est totalement irrationnel. C’est si beau que je ne ne sais même pas si qui que ce soit pourrait adapter au cinéma, et je préfère que ce ne soit jamais le cas.

#8 – À la recherche de swann…

À la faveur de projets sur lesquels je travaille au bureau, j’ai eu une nouvelle pensée pour Marcel Proust.

En effet, assez fascinée par le personnage et ce que l’on m’a dit de ses écrits, je m’étais toujours dit qu’il me faudrait un jour en lire. Cette envie se fait de plus en plus lancinante, surtout depuis que j’ai regardé un reportage d’Arte sur le Cabourg de Marcel Proust, où il écrivait la nuit depuis sa chambre avec vue sur la mer, et depuis qu’une collègue m’a dit que Proust l’avait réconciliée avec la littérature française… Bref, j’ai très envie de lire À la recherche du temps perdu. 🙂

#9 – Envies québécoises…

C’est sur la blogosphère, notamment sur le blog Madame Lit, que j’ai fait la découverte de la littérature québécoise, et notamment de l’auteure Anne Hébert. Je n’ai pas encore ses ouvrages, mais un titre m’attire particulièrement, il sonne divinement à mes oreilles et glisse sur ma langue comme un baiser lorsque je le prononce: Kamouraska. C’est un livre auquel je m’attèlerai lorsque ma PAL SFFF aura bien maigri.

#10 – Découvrir Dostoïevski

Enfin, je vais vous dévoiler ma plus grande envie littéraire. Je suis très, très intéressée par la culture et la littérature russes. J’ai lu un peu de Tolstoï – Anna Karénine, Guerre et paix… mais il y a là-dedans un petit côté moralisateur qui m’embête.

Moi, ce que je veux lire, ce qui me titille depuis des années… c’est Fiodor Dostoïevski. Le parcours de l’auteur me semble bien plus tortueux et intéressant, et son œuvre plus sombre… Ainsi, les titres de Crime et châtiment et des Frères Karamazov me font plus que de l’œil depuis… oh! Ça doit bien faire dix ans que je me dis que je veux les lire! Espérons que je n’attendrai pas encore dix ans!

Conclusion

Et voici pour ce petit top 10 de mes lectures et envies classiques… Dès que j’aurai avancé dans ma PAL actuelle, il faudra que je m’y jette car c’est important pour moi. Vraiment important. M’imprégner de la beauté de ces grands textes, de ces histoires immortelles.

Et vous alors? Quels sont les grands classiques qui vous ont laissé un souvenir impérissable et qui vous ont enchantés? Et ceux que vous n’avez pas aimés? N’hésitez pas à répondre en commentaires! En attendant, je vous dis à très bientôt pour de nouvelles chroniques livre et film!

Blanche Mt.-Cl.

EnregistrerEnregistrer

EnregistrerEnregistrer

EnregistrerEnregistrer

Publicités

Publié par

Blanche Mt.Cl.

Blogueuse, artiste autodidacte et graphiste, amoureuse des littératures de l'imaginaire et auteure sur WattPad (Le Sang des Wolf, La Nuit de Wolf et Pourquoi les Vampires aiment Paris Plage). N'hésitez pas à vous laisser entrainer dans mon univers!

9 réflexions au sujet de « Top Ten Thursday – Hors sujet: 10 lectures et envies de Classiques »

  1. Bonjour

    Dostoïevski… quel écrivain
    Les karamazov c’est un peu dur pour découvrir son oeuvre.
    Crimes et châtiments est un des meilleurs «polars» qui soit. C’est avec lui que j’ai découvert l’auteur puis l’homme.
    Sinon le procès de Kafka est court et époustouflant… et intemporel malheureusement

    Aimé par 1 personne

  2. « les rougon-Macquart » tout lu, toute l’oeuvre… Scarlett O’Hara j’adore peut-être aussi parce que c’est une chieuse… J’attends ton choix de lecture québécoise… Dostoïevski, je dois aussi le découvrir… Donc je vais suivre tes avis!

    Aimé par 1 personne

    1. Eh bien quand ma PAL de science fiction et fantastique aura maigri, je me ferai un plaisir de plonger dans Dostoïevski! Mais si tu n’as pas encore essayé « Les récits de Pétersbourg » de Gogol, grands dieux, FONCE! 🙂

      Aimé par 1 personne

  3. Merci pour cette mention Blanche… Je l’apprécie. Anne Hébert a aussi écrit deux romans fantastiques! Les enfants du sabbat et Héloïse… Les fous de Bassan se rapproche un peu car on a accès à la voix d’une morte… Cela se rapproche de ta ligne éditoriale! 🙂 Mais, Kamouraska, c’est excellent. J’ai adoré Autant en emporte le vent : le livre et le film… Scarlett est un personnage inoubliable… je la trouve fascinante dans toute sa complexité!

    Aimé par 1 personne

    1. C’est qu’il faut rendre à César ce qui est à César! J’ai découvert de bien belles choses sur ton blog et je regrette vraiment de ne pas avoir plus de temps pour aller y faire un tour. En attendant, je retiens les titres des romans fantastiques d’Anne Hébert! 🙂

      Aimé par 1 personne

Vos réflexions sont les bienvenues...

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s