Top Ten Tuesday – Hors sujet: 10 lectures et envies d’Histoires

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

Avec ce mois d’août qui commence, et pour certains et certaines d’entre vous, les vacances (je ne me plaindrai pas de ne pas en avoir, après tout je le voulais mon job… 😉 ), j’ai souhaité mettre en lignes deux petits posts un peu spéciaux cette semaine. Spéciaux car il s’écartent quelque peu – en fait complètement de ma ligne éditoriale habituelle, vu que je vais vous révéler deux passions dans mes lectures.

Je commence aujourd’hui, avec un Top Ten Tuesday dédié à mes lectures et envies de lecture en rapport avec l’histoire. En effet, pendant une période, je ne jurais que par les romans historiques et je rêvais d’en écrire. J’aime tellement l’histoire que j’y ai même consacré une partie de mes études, dans mon cursus aussi riche que chaotique. J’ai d’ailleurs publié deux textes universitaires en histoire du monde germanique, l’un dédié au nationalisme à l’époque du romantisme, et l’autre aux « incidents » aéronautiques dans la diplomatie franco-allemande d’avant 1914. Et ouais! 😉 Mais fini de me la péter, et passons aux choses sérieuses. Entre romans historiques, ouvrages ou magazines d’histoire en tant que discipline, découvrez mes plus belles lectures et mes grandes envie!

#1 – Les romans d’Odile Weulersse

J’ai commencé véritablement à me passionner pour la lecture grâce aux romans historiques d’Odile Weulersse quand j’avais dix ans. Je lisais avant, mais la lecture n’était pas encore un plaisir pour moi. J’ai commencé par l’émouvant Le Serment des catacombes, qui se passe dans l’empire romain à Lugdunum – l’actuelle Lyon, à l’époque des persécutions des chrétiens. J’ai poursuivi avec Tumulte à Rome, Les Pilleurs de Sarcophage… Et je me suis ouverte à d’autres auteurs pour la jeunesse écrivant des livres historiques.

#2 – le chef d’œuvre de John Julius Norwich

Amatrice d’histoire byzantine, je suis une folle de l’Histoire de Byzance de John Julius Norwich. Diplomate et auteur de livres d’histoire sur Venise ou les royaumes normands en Sicile, il brosse une fresque passionnante de l’histoire de l’empire byzantin et des portraits pittoresques de ses plus grands, ses plus excentriques et ses plus cruels empereurs. Il faut dire que Byzance a pour nous, en Europe occidental, l’exotisme de l’Orient, et étant héritière directe des Romains, en a hérité des traditions sanglantes.

Bref, on y voit défiler, sous une plume enthousiaste, Justinien le Grand et sa femme Théodora, Léon VI dit le Sage et ses magouilles avec l’Eglise pour se marier quatre fois, les péripéties de la famille militaire des Phocas pour arriver au pouvoir, les aventures de la très vive princesse puis impératrice Zoé… Et alors pour le dernier chapitre qui narre la chute de Byzance et les légendes associées, on touche carrément à la littérature. Un grand livre, que j’ai dévoré comme un roman.

#3 – Archéologie antique

Quand j’étais au collège, j’aimais l’archéologie et l’histoire antique à tel point que dès que l’on m’envoyait de l’argent à Noël, à mon anniversaire ou pour une autre fête, je m’achetais toujours un beau livre d’archéologie. J’en ai toute une collection, sur la Grèce, la Rome antique, l’Égypte… pendant un moment, c’était Pompéi mon dada. J’aimais surtout l’orfèvrerie, les objets de la vie quotidienne, les illustrations représentant des reconstitutions d’habitations, de tombeaux ou de temples.

#4 – Lechef d’œuvre de Ken Follett

Je ne l’ai pas encore lu, mais j’adorerais lire Les Piliers de la Terre, de Ken Follett. Ma mère l’a lu il y a une vingtaine d’année, et j’ai vu la série. Je crois que je vais avoir beaucoup de mal à me détacher du charmant visage et des grands yeux si pleins de vie d’Eddie Redmayne dans le rôle de Jack Jackson… 😉

Non et puis en fait, j’aime tellement l’histoire médiévale, et cela fait si longtemps que je n’ai pas lu un roman se déroulant au Moyen-Âge… comme Le Médecin d’Ispahan de Noah Gordon, où un jeune Anglais se fait passer pour Juif pour aller étudier la médecine à Ispahan auprès du célèbre Avicenne (les chrétiens n’y avaient pas droit), les fantastiques Rois maudits de Maurice Druon, ou encore la série policière des Cadfael d’Ellis Peters, où un moine, ancien croisé et apothicaire de son monastère, mène des enquêtes avec le shérif local.

#5 – Tout ce qui vole

Je viens de recevoir en cadeau, de la part de mes grands-parents, Zeppelin ou l’incroyable histoire des dirigeables géants de Gérard A. Jaeger. En fait, je partage avec mon grand-père un certain goût pour l’aéronautique ancienne. À tel point que quand ce livre est sorti, je lui ai tout de suite conseillé de se l’offrir. Il se l’est acheté, et par la même occasion, à moi aussi, et je l’ai reçu la semaine dernière. J’ai grand hâte de le lire et de replonger dans l’histoire des zeppelins, qui ont constitué l’essentiel de mes recherches universitaires il y a six ans!

#6 – escapade au pays des KOLKHOZES

J’aime parfois lire des témoignages, et j’ai été particulièrement marquée par Rue du Prolétaire rouge de Jean et Nina Kéhayan. Je l’avais emprunté à mon père il y a quelques années: c’est l’histoire d’un couple français de militants du PCF qui décident de partir passer deux ans en URSS, pour vivre le « paradis socialiste » auprès de leurs camarades. Le parti a d’abord fait des difficultés pour leur organiser le séjour (en même temps, il semble 80% de ceux qui y allaient quittaient le PCF une fois de retour).

C’est assez comique, dans le sens où les Kéhayan, qui s’imaginaient discuter théorie politique avec les gens du cru, déchantent très vite en constatant que cette société est bien plus violente qu’ils ne l’imaginaient… et que le rêve de beaucoup de Soviétiques est de partir. Un récit parfois drôle, pittoresque et glaçant qui nous plonge dans le quotidien des Russes dans les années 1970.

#7 – Mes revues historiques

J’ai une PAL de revues historiques, principalement constituées de numéros des Cahiers de Science et Vie et de Guerre et Histoire. Ce sont, à mon sens, les meilleures revues d’histoire existante en France, qui traitent de sujets variés et les creusent vraiment. C’est également par ces revues que j’ai découvert certains ouvrages d’histoire qui me font envie…

Je suis également détentrice de la collection Journaux de Guerres de la Première Guerre mondiale. Je n’ai pas encore tout lu, mais je connais un peu ce type de presse pour m’être enterrée dans les archives lorsque je rédigeais mon mémoire d’études germaniques en 2011. Et cela me fait un beau corpus de textes d’époques pour mes futures recherches car je souhaite écrire une uchronie se déroulant à cette époque… outre une grosse partie de ma bibliothèque dédiée à la Première Guerre mondiale, je pense qu’il est important que je m’imprègne de la façon d’écrire et de la propagande de guerre de cette époque.

#8 – Les pharaons dans toute leur noirceur

Si je n’ai pas accroché bien longtemps aux romans de Christian Jacq, dont j’ai trouvé la trilogie La Reine Liberté complètement mièvre, c’est que j’ai découvert une autre auteure, canadienne, traitant de l’Égypte antique avec plus de panache: Pauline Gedge. J’ai lu La Dame du Nil dédié à la reine Hatshepsout, mais ce sont surtout Les Enfants du Soleil et la trilogie Seigneur des Deux-Terres qui m’ont marquée. Les Enfants du Soleil revient de manière romancée sur le règne du pharaon monothéiste Akhenaton, avec tous ses travers: mariages consanguins propres aux familles pharaoniques, plans complètement mégalos, complots et assassinats, intrigues de harem, relations père-fils houleuses… il y a de tout, des ors aux sombres. Un roman très puissant, quand bien même les dernières recherches archéologiques ont remis en cause les liens de parenté existant dans la famille royale égyptienne à cette époque.

Seigneur des Deux-Terre est balayé par un vrai souffle épique. Ces trois romans – Les Chevaux du fleuve, L’Oasis et La Route d’Horus – racontent l’histoire de la famille des Tâa, la dynastie thébaine qui repousse l’occupant les Hyksôs. Ceux-ci, population pluriethnique venue d’Asie occidentale, monte les échelons du pouvoir pour diriger l’Egypte depuis le delta du Nil du XVIIe au XVIe siècle avant J.C. C’est alors qu’une famille noble de Thèbes, les Tâa, se révolte et entre en guerre après avoir pendant des années payé le tribut et subi les provocations d’Apopi, le souverain hyksôs, qui va jusqu’à prendre leur plus jeune fille pour épouse. Seqenenrê Tâa, puis son fils Kamosis, et son autre fils Ahmôsis vont tout faire pour conquérir le trône d’Egypte. Il est d’ailleurs intéressant de savoir que cet Ahmôsis est le fondateur de la célébrissime XVIIIe dynastie qui verra de grands noms comme Hatshepsout, Thoutmosis III, Amenophis III, Akhenaton… et Toutankhamon sera le dernier « ahmosside » à régner sur l’Égypte.

#9 – Un Fleuron de ma bibliothèque historique

C’est un autre cadeau de mes grands-parents dont je vais vous parler, qui peut paraître morbide à certains. Lorsqu’ils ont appris que j’entrais en double cursus d’études germaniques et d’histoire, ils m’ont cédé le classique Le IIIe Reich – Des origines à la chute de William L. Shirer, un ouvrage dont s’est également servi Philip K. Dick pour Le Maître du Haut-Château. C’est un livre glaçant, à l’image de ce qu’il dépeint, mais une foutue référence. Il faut savoir que j’ai beaucoup lu sur cette période terrible, et que je lis encore beaucoup dessus pour les recherches sur mon roman – il y a plusieurs ouvrages dans ma PAL. J’ignore pourquoi, mais il me faut savoir, même si certains écrits m’ont filé des cauchemars.

#10 – Un détective privé dans la rome antique

Je termine sur une note un peu plus légère ce petit top, avec une série qui m’a ravie pendant mes années de collège et de lycée. Les enquêtes de Marcus Didius Falco, signées Lindsey Davis avec: Les Cochons d’Argent, À l’ombre des conspirateurs, Une veuve romaine, L’Or de Poséidon, Aventure en Germanie et Dernier acte à Palmyre.

Racontées à la première personne par le détective privé (je doute que ce métier existait, mais je m’en fous, c’était tellement drôle!) qui arpente les rues crasseuses et les demeures prestigieuses au temps de Vespasien, entre la pègre et le gratin, les aventures de Marcus Didius, enquêteur sans le sou amoureux d’Helena Justina, une patricienne au caractère de cochon et très appréciée par le fils de l’empereur, qu’il rencontre lors de la première enquête et affublé d’une famille des plus excentriques, sont truculentes, parfois émouvantes. Les enquêtes, sympathiques, se laissent lire et j’avoue avoir attrapé de vrais fou-rires.

Conclusion

Voili-voilà! J’espère que cette petite plongée dans l’univers de la non-science-fiction vous aura rafraichis, intéressés et peut-être donné l’envie de profiter de vos vacances pour découvrir certains de ces ouvrages, romans ou essais historiques. Peut-être même certains d’entre vous se rappelleront-ils avoir aimé les romans d’Odile Weulersse lorsqu’ils étaient enfants! 🙂

Je vous souhaite en tout cas une excellente journée et vous dis à très vite avec un nouveau petit post comme celui-ci dédié cette fois-ci… aux grands classiques de la littérature! 🙂

Blanche Mt.-Cl.

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Publié par

Blanche Mt.Cl.

Blogueuse, artiste autodidacte et graphiste, amoureuse des littératures de l'imaginaire et auteure sur WattPad (Le Sang des Wolf, La Nuit de Wolf et Pourquoi les Vampires aiment Paris Plage). N'hésitez pas à vous laisser entrainer dans mon univers!

5 réflexions au sujet de « Top Ten Tuesday – Hors sujet: 10 lectures et envies d’Histoires »

  1. J adore les romans historiques ! Depuis le premier que j ai lu quand j avais 12 ans, la chambre des dames . J ai lu les piliers de la terre, je l ai trouvé super long et je me serai bien passée de certains détails un peu trop gore pour moi . Et je suis fan de cadfael, je les ai presque tous lus ! J aime bien les sagas de Juliette benzoni aussi

    Aimé par 1 personne

    1. J’ai dû lire du Juliette Benzoni il y teeeeeeeeeellement longtemps! 🙂
      Sinon, je te conseille aussi le diptyque « L’Escholier de Dieu » et « Le Serviteur du Prophète » de Mika Waltari, qui se passent au XVIe siècle qui suivent le parcours d’un certain Mikael originaire d’Europe du Nord, en tant qu’étudiant à la Sorbonne, voyageur, captifs des Ottomans et nouveau converti à l’Islam. C’est une très belle fresque, quoiqu’un peu cruelle! 🙂

      Aimé par 1 personne

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