Presse – Jules Verne à l’honneur dans le magazine « Mythologie(s) »

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

Bien le bonsoir! Tout d’abord, je m’excuse encore une fois des cafouillages survenus sur le blog au niveau du rythme des publications.

Entre mes retards de lecture et mes retards de trains, je suis souvent rentrée lessivée ces derniers temps, et j’ai pris beaucoup de retard dans mes lectures. Ce rythme un peu haché devrait durer encore la semaine qui vient, mais j’espère, à partir de la dernière semaine de juillet, reprendre de bonnes habitudes sur le blog.

Je vous offre, en attendant mon prochain article, une courte chronique un peu particulière puisque, pour la première fois depuis le lancement de ce blog il y a deux ans et demi, il s’agit d’un magazine. En effet, alors que je projetais un article dédié à cinq romans de Jules Verne, une coïncidence amusante a voulu que sois par hasard tombée, chez un marchand de journaux à Saint-Lazare, sur le numéro hors-série de Mythologie(s) de juillet 2017 dédié à… Jules Verne! Petit tour d’horizon!

En fait, au-delà du magazine, on a l’impression de lire un intéressant petit essai sur Jules Verne, sa vie et son œuvre abondante. C’est ce que je vais tenter de vous montrer dans cette petite recension. D’une mise en page fort agréable et riche en illustrations (portraits de personnages, cartes, paysages, couvertures de livre, gravures extraites des premières éditions de Jules Verne), le lecteur découvre quatre grandes parties:

En guise d’introduction – Cette partie revient sur le succès de Jules Verne qui, de son vivant a été traduit dans de nombreux pays, et sur la façon dont l’auteur a créé son propre mythe après le succès de Cinq semaines en ballon, aidé en cela par son éditeur Hetzel qui en fera son auteur-phare, dans son magazine et sa collection littéraire des Voyages extraordinaires.

Une vie en quête d’idéal – Ici, les contributeurs de Mythologie(s) s’intéressent à l’homme, à sa passion pour les sciences et pour l’utopie, sur les réflexions politiques ambigües d’un homme issu de la bonne bourgeoisie. Ainsi, l’idée que se fait aujourd’hui un lecteur du XXIe siècle lorsqu’il juge les écrits de Verne à l’aune de nos valeurs actuelles, est quelque peu nuancée. Moi-même, je ne peux m’empêcher de m’irriter de la condescendance des auteurs du XIXe quant aux peuples colonisés, de leur racisme assumé… et malgré cela, j’ai appris que Jules Verne, s’il n’était pas anti-colonialiste car il estimait que tout le monde pouvait aller explorer ou s’installer où il le souhaitait, reconnaissait néanmoins le droit des peuples colonisés (africains, indiens…) à se défendre contre les envahisseurs. Par ailleurs, c’était un fervent opposant à l’esclavage et à la traite des esclaves, comme on le voit dans son roman Un Capitaine de quinze ans (que je n’ai pas encore lu, mais qui m’intrigue beaucoup, car écrit durant une période de conflit entre Jules Verne et son fils).
Après, je ne vais pas en faire un humaniste pour autant, malgré les allures positivistes de ses romans qui font du progrès le facteur améliorant la vie quotidienne des humains… Propos qui sera lui aussi nuancé dans la partie suivante, Jules Verne entrevoyant déjà les dérives d’une science sans conscience.

Comprendre les œuvres – La plus grosse, et la plus consistante des parties de ce numéro! La plus passionnante aussi! Car en plusieurs articles et focus enrichis de nombreuses illustrations, le lecteur (re)découvre plusieurs œuvres et leurs enjeux. Au programme: Voyage au centre de la Terre, Le Tour du monde en quatre-vingts jours, Les enfants du capitaine Grant, Michel Strogoff, Un Capitaine de quinze ans, Le Rayon vert, Robur le conquérant, Deux ans de vacances, L’Invasion de la mer… Entre autres choses passionnantes et petits topos consacrés à des concepts, des personnages emblématiques… Et à celles et ceux qui se posent la question de la place des femmes dans l’œuvre de Jules Verne, un article leur est même consacré – c’est ainsi que j’ai appris qu’outre Le Rayon vert, Le Superbe Orénoque, un ouvrage moins connu de Jules Verne, met en scène une jeune héroïne qui se grime en garçon pour partir à la recherche de son père au Venezuela!
Par ailleurs, on en apprend plus sur les passions de Jules Verne, notamment la géographie et les voyages, prétexte à de grandes aventures et à la mise en avant de la science, sur ses influences et ses influences, notamment avec un ami communard d’Hetzel, lui aussi considéré comme un « père de la SF », Paschal Grousset. Il y est également question de certaines idées véhiculées par Verne, qui n’était pas seulement l’admirateur béat de la technologie que l’on croit… il en voyait ses limites, notamment dans l’orgueil et la mégalomanie humaine, toujours punis à la fin de ses romans. Il entrevoyait également les problèmes posés par la technique en termes d’écologie, l’industrie consommant toujours plus de ressources… il est même l’auteur d’une éco-fiction, L’Invasion de la mer, dont j’ignorais l’existence jusqu’à la lecture de Mythologie(s) qui y consacre un article.

Relire Jules Verne – Enfin, dans une dernière partie, vous pouvez lire quelques extraits issus de sept livres de Jules Verne (Voyage au centre de la Terre, Les Enfants du Capitaine Grant, Le Tour du monde en quatre-vingts jours, Michel Strogoff, Un Capitaine de quinze ans, Le Rayon vert et Les Naufragés du Jonathan). Ceux-ci vous rappelleront peut-être de bons souvenirs de lecture, ou alors vous donneront envie d’en apprendre plus sur l »univers de Jules Verne. La revue se termine sur un petit panel des adaptations cinématographiques et une bibliographie (BDs, essais littéraires, romans), pour compléter vos connaissances sur l’auteur et ses histoires les plus emblématiques.

Je ne saurais que trop vous recommander la lecture de ce numéro spécial. En effet, on y découvre un auteur prolifique dont les récits d’aventure et de technologie ont fait rêver des générations entières, qu’il s’agisse des romans ou de leurs adaptations – car il est vrai que l’on peut connaître (un peu) Jules Verne sans l’avoir nécessairement lu. Vous y découvrirez un auteur prolifique, des titres dont vous n’avez peut-être jamais entendu parler, mais aussi les douleurs, les déceptions ou les hésitations d’un auteur qui ne savait trop comment se positionner politiquement, qui n’était pas heureux en ménage et qui entretenait avec son fils des relations houleuses (avant la réconciliation et la collaboration), et qui a parfois dû édulcorer ses récits pour suivre la ligne de son éditeur. Et surtout: Jules Verne est mort en croyant qu’il n’avait pas marqué la littérature française, désavoué par Zola qu’il admirait, mais qui ne voyait pas un auteur pour la jeunesse comme un « vrai » écrivain. Le fait est que la collection Voyages extraordinaires était destinée à la jeunesse.

Malgré le respect que je dois à Zola dont j’apprécie les romans engagés et flamboyants, c’est tout à fait le genre d’idées contre lesquelles je m’élève s’agissant de juger la littérature et le travail des écrivains – nous vivons d’ailleurs à une époque où les jeunes lecteurs se voient offrir des récits de qualité, imaginatifs et traitant parfois de thèmes graves. Et le moins que l’on puisse dire et que, si elles n’ont rien de comparable, les productions littéraires de Verne et de Zola sont toutes deux, dans une mesure certes différente, marquées par leur temps, et sont toutes les deux intéressantes et merveilleuses pour cela.

J’ai dévoré cette revue comme un véritable roman, et à défaut de vous faire adhérer à Jules Verne, je me propose de vous le faire au moins découvrir comme un objet de curiosité littéraire avec ce petit compte-rendu! Je pense qu’il n’est pas trop difficile de se procurer cette revue, chez un marchand de journaux ou en le commandant sur Internet… Je crois même que vous y avez accès que vous viviez en France, au Bénélux et même au Canada. J’espère donc vous avoir donné envie d’y regarder de plus près… et je vous souhaite à toutes et à tous une excellente soirée du 14 Juillet, en attendant ma prochaine chronique sur cinq romans moins connus de Jules Verne!

Blanche Mt.-Cl.

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Publié par

Blanche Mt.Cl.

Blogueuse, artiste autodidacte et graphiste, amoureuse des littératures de l'imaginaire et auteure en herbe, je viens de lancer mon premier roman "Le Sang des Wolf" en auto-édition chez Librinova! N'hésitez pas à vous laisser entrainer dans mon univers!

2 réflexions au sujet de “Presse – Jules Verne à l’honneur dans le magazine « Mythologie(s) »”

    1. Elle est très bien mise en page, et ses thématiques sont vraiment intéressantes. Sans compter que les bibliographies à la fin sont très riches.
      Le même éditeur publie également « Contes & Légendes ». Ce sont parfois des thématiques comme des auteurs ou des motifs mythologiques, ou d’autres choses comme la mer, la forêt… J’ai évidemment celle sur la légende arthurienne! 🙂

      Aimé par 1 personne

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