Vivre la magie – The Magicians (Lev Grossman)

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

Couverture de l’édition en langue anglaise

Je reviens en ce jour après une petite pause qui m’a paru une éternité! C’est donc avec une chronique livre digne de ce nom (bon, j’exagère un peu, celle sur Conan était pas mal! 😉 ) que j’entame cette nouvelle semaine. Je la consacre à un ouvrage fraichement (oui, pas si fraichement, en fait) achevé: The Magicians de Lev Grossman. Si vous ne connaissez pas l’ouvrage mais que le titre vous dit quelque chose, ma foi, vous avez peut-être suivi ou du moins entendu parler de son adaptation en série. En effet, à l’automne dernier, on ne pouvait manquer, dans les stations de métro, les très belles affiches publicitaires qui annonçaient la diffusion de The Magicians sur SyFy.

J’ai suivi la première saison de la série (dont la saison 2 débute cette semaine sur SyFy) avec un grand intérêt, renforcé lorsque j’ai su qu’il s’agissait d’une adaptation littéraire. Qu’à cela ne tienne, je me suis fait un devoir de trouver les livres en novembre dernier. Ils sont traduits en français (je donnerai les références en fin d’article), mais les prix et couvertures étant plus attractifs pour les éditions en V.O., j’ai décidé de commander la trilogie en anglais. Après avoir mis un certain temps à l’achever, non pas parce qu’il ne m’intéressait pas, mais plutôt parce que j’ai le cerveau en miettes ces temps-ci, je vous présente enfin ce qui nous est vendu comme un « Harry Potter pour les grands »…

  • Bienvenue à Brakebills

Tout commence à New York, avec Quentin Coldwater. Ce grand maigrichon de dix-sept ans, mal dans sa peau et surdoué, court les concours de culture générale avec ses deux amis James, et Julia, dont il est amoureux depuis des années, mais qui lui a préféré James. Seul refuge dans cette vie qui l’ennuie: ses livres favoris, la série des Fillory. Cette sorte de Narnia l’emmène sur les traces des frères et sœurs Chatwin, qui pendant la Première Guerre mondiale, trouvent chez leur oncle un passage vers le monde merveilleux de Fillory où les attendent des aventures hors du commun…

La vie de Quentin est pourtant sur le point d’être concrètement et complètement bouleversée: alors qu’il doit passer un entretien pour entrer à Princeton, il retrouve son interlocuteur mort, et une fliquette venue sur place lui confie une enveloppe à son nom contenant une note et un livre inédit de la saga Fillory… Choqué et déboussolé, Quentin erre dans New York et se perd sur un terrain vague où il égare le contenu de l’enveloppe. C’est en le cherchant qu’il se retrouve instantanément transporté dans un immense parc, celui de l’école de magie de Brakebills, où il est attendu pour passer les examens d’admission. Passant les tests, Quentin va commencer ses études de magie et faire des rencontres étonnantes: Penny le punk, Eliott le dandy, Janet la starlette bruyante, Josh avec ses pouvoirs aléatoires ou encore l’énigmatique et sombre Alice.

Mais il va bientôt découvrir de sombres secrets et réaliser que la magie est un art bien moins amusant, et bien plus dangereux que ce à quoi il s’attendait… danger lié au monde de Fillory.

N.B.: Ayant lu le récit en anglais, je ne suis pas certaine de la traduction de certains termes employés dans la chronique. Par ailleurs, j’ai bien peur que ma chronique ne fasse qu’effleurer cette histoire, car je vais tout faire pour ne rien spoiler.

  • Cursus d’un jeune magicien à la découverte d’un monde nouveau

Tout d’abord, j’avais été prévenue mais je préfère vous le dire tout de go: au cas où vous auriez déjà visionné la série, de grâce OUBLIEZ ce que vous avez vu, car l’adaptation est TRÈS, TRÈS LIBRE. J’ai même vu sur Internet quelques personnes qui ont été déçues par le livre, car il y a beaucoup moins d’action et le rythme est plus lent. Qu’à cela ne tienne, cela n’a pas été mon cas car justement, on m’avait prévenue (j’en remercie d’ailleurs LadyButterfly du blog LeyArts). Au contraire j’ai beaucoup, beaucoup aimé.

L’histoire s’étale en effet sur plusieurs années, puisque Quentin aurait, selon mes calculs, vingt-trois ans à la fin du livre. Toute la première partie du récit revient sur le cursus complet de Quentin et de ses camarades Alice, Penny, Eliott, Josh et Janet, laissant au passage filtrer quelques sombres secrets et faits divers concernant Brakebills, et donnant à la magie une dimension très sombre et pas du tout fun. N’ayant pas lu les Harry Potter, je ne peux pas vraiment faire de comparaison pertinente avec Poudlard – hormis ce que j’en ai vu dans les films, et l’ambiance de Brakebills est quand même beaucoup moins insouciantes que dans les premiers opus filmés d’Harry Potter. Sans doute parce que les protagonistes principaux sont un peu plus grands qu’Harry et consort, déjà éveillés à la sexualité et à d’autres affres de l’existence – par exemple, le livre ne passe pas à la trappe la vie sentimentale et sexuelle de Quentin et de ses camarades, il est même fait allusion à des orgies lors du semestre passé à Brakebills Sud dans l’Antarctique, et le moins que l’on puisse dire quant à la vie des jeunes gens au foyer des Physiques est qu’ils picolent sévère. L’histoire de ces différents personnages, grands ados et jeunes adultes, est donc teintée d’un certain cynisme.

Outre son amour pour la série littéraire de Fillory, Quentin aime à ses heures perdues faire quelques petits tours de carte. Si la magie l’amuse ou le fait rêver, il découvre que celle-ci est bien réelle en passant les examens d’admission de Brakebills, lorsqu’on lui demande de « faire de la magie ». Mais de la « vraie » magie. Stupeur quand le garçon voit des étincelles lui jaillir des doigts!… Accepté à Brakebills, il découvre un monde aussi enchanteur que contraignant où si l’on peut avoir un certain talent pour la magie, celui-ci se doit d’être exercé au prix d’heures d’études théoriques et d’entraînement, souvent fastidieux et beaucoup moins fun que ce à quoi s’attendait Quentin. Par ailleurs, le calendrier est décalé et ne correspond pas aux vacances scolaires du monde « normal ».

Ceci dit, Quentin ne se lasse jamais du manoir et des alentours, un parc, un labyrinthe, de la vie qu’il mène dès la troisième année auprès des « Physiques », entre études, soirées autour d’un verre de vin chipé par Eliott dans les caves du doyen… L’école n’est pas exempte de secrets plus ou moins sombres: l’histoire d’Emily Greenstreet, une étudiante qui abusa de la magie pour séduire un professeur exilé, le semestre des quatrième année à Brakebills Sud en Antarctique qu’ils doivent rallier en volant sous la forme d’oies sauvages, une petite scène érotique entre Quentin et Alice alors transformés en renards polaire durant leur séjour en Antarctique, le sous-sol du doyen qu’ils découvrent à la faveur de leur remise de diplôme… Sans compter un événement qui va durablement bouleverser Quentin: l’apparition d’une créature puissante et meurtrière dont la venue va tuer une autre étudiante, après que le jeune homme ait jeté un sort en cours par pur ennui… Au fur et à mesure de l’histoire, on découvre des lieux nouveaux et mystérieux comme Neitherlands, une sorte de plateforme aux airs de ville fantôme donnant sur plusieurs mondes, explorée par l’énigmatique Penny, qui entretient des relations tendues avec Quentin, et qui trouve le passage vers Fillory.

  • De la magie, mais pour quoi faire?

Par la suite, l’histoire explore la vie hédoniste post-diplôme de nos héros après leur diplôme, avant la grande aventure censée donner un sens à leur vie. Tout le récit, bien que rédigé à la troisième personne, nous dépeint les faits du stricte point de vue de Quentin. Ainsi, tout comme lui, le lecteur découvre, s’émerveille, rêvasse, s’entraîne, s’ennuie… Il attend quelque chose qui le fera se sentir à sa place, il attend le danger tout en le fuyant, il attend l’élément déclencheur de cette quête qui l’attend…

Car qu’est-ce que la magie sans une quête ou une grande aventure pour s’en servir? C’est un peu la question que pose notre jeune magicien dans cet opus. Il va de soi que Brakebills est caché aux humains appartenant au monde « normal », mais au final, l’utilité d’un cursus en magie est questionné quand l’on sait que celle-ci ne peut être utilisée à l’extérieur des dimensions magiques. Si, grâce au réseau de Brakebills, il est possible d’occuper des postes bien payés dans de grandes entreprises ou organisations internationales, il n’existe pas, sauf dans le milieu magique académique, de « métier » spécifiquement lié à la magie ou à son étude.

L’exemple le plus parlant en est ce fameux passage où Alice amène Quentin chez ses parents pendant des vacances. Contrairement à son petit ami, Alice est issue d’une famille de magiciens, et ses parents sont restés dans le milieu académique. Ils vivent en vase clos, refondant tous les deux ans la décoration de leur maison par magie, au gré de leur fantaisie parce que leur vie n’a finalement pas de sens. La magie reste dans son petit microcosme, mais au fond, elle n’a pas de véritables application pratique, les magiciens n’ont aucune mission, n’accomplissent aucune quête ou ne combattent pas le mal comme dans les livres. La plus grande peur d’Alice est de devenir comme ses parents, magiciens mais ne savant que faire de leurs connaissances et de leurs talents, à la fois peu affectueux et étouffants, et surtout rongée par l’ennui.

Car l’ennui est l’un des plus grands dangers qui guettent les jeunes magiciens à la sortie de Brakebills, puisqu’ils ne peuvent pratiquer leur art en ce monde. Certains d’entre nous savent ce que c’est que de ne jamais pouvoir exercer dans un domaine qu’on a étudié, parce qu’on ne trouve pas de travail en adéquation avec nos qualifications (une peur qui me bouffe encore à l’approche de ma fin de formation! AH!)… Frustrant, n’est-ce pas? 🙂 Eh bien imaginez l’angoisse quand vous avez mis le pied dans les merveilles enseignées à Brakebills et que vous devez revenir dans un monde qui n’a rien à vous offrir, et qui du coup, ne vous correspond plus…

C’est également ce que vivent Eliott et Quentin une fois sortis de Brakebills, au point de ce perdre à la recherche de tous les plaisirs possibles, comme une sorte de revanche sur une vie qui ne les satisfaisait pas avant Brakebills, mais dans laquelle il ne trouvent encore aucun sens. J’ai trouvé cette interrogation tout à fait intéressante dans le livre: que faire de ce savoir dans ce monde qui est le notre? C’est vrai, après tout… Que faire lorsque l’on a investi tant d’heures, de mois, d’années dans son apprentissage si l’on a jamais l’occasion de s’en servir, comme dans les ouvrages de la série Fillory que Quentin affectionne? … Cette question, si elle est liée au sens de la vie de nos héros, tempère quelque peu leur côté enfants gâté et éternel insatisfait.

  • Des personnages pleins de fêlures

Car oui, de prime abord, certains personnages peuvent nous sembler peu attachants, voire agaçants de prime abord. Mais ce qui ressort d’eux est finalement un profond mal-être. Je développerai sur seulement autre d’entre eux: Quentin, Eliott, Penny et Alice.

Prenons tout d’abord Quentin. Je développe avec lui, car le lecteur est exclusivement confronté à son point de vue. Issu de la classe moyenne new yorkaise aisée, c’est un gamin surefficient (après « surdoué » et « intellectuellement précoce », l’un des derniers termes à la mode), en proie à un profond mal-être, qui serait totalement isolé dans son univers imaginaire s’il n’avait pas Julia et James. Son chemin est tout tracé – bonne université, bon job – son monde l’ennuie, il n’y trouve aucune réelle satisfaction, aucun sens, et attend de l’école de Brakebills qu’elle comble ce manque en lui faisant vivre des choses merveilleuses.

Ce qui est le cas, dans une moindre mesure, puisqu’il va se confronter à la magie, arpenter les paysages glacés du Pôle Sud sous la forme d’un renard, et même se défaire de ses sentiments non-partagés pour Julia en tombant amoureux d’Alice. Cependant, il n’a jamais réussi à savoir quelle était sa « spécialité » magique et s’est retrouvé par défaut avec les Physiques dont font partie Eliott et Alice, et semble souffrir d’un complexe d’illégitimité, entouré de jeunes aussi talentueux. C’est peut-être bien l’éventualité de découvrir Fillory, ce monde qui l’a tant fait rêver, qui pourrait lui redonner des ailes…

J’ose espérer que le lecteur en saura plus sur cet aspect du personnage dans les livres suivants, car s’il a pu parfois m’agacer avec ses questionnements, son mal-être m’a tellement touché, quand bien même il est champion pour tout faire capoter jusque dans sa vie personnelle, que je souhaiterais qu’il trouve sa place parmi ses camarades magiciens, et qu’il vivra l’aventure dont il rêve.

Couverture de l’édition française

Eliott est la première personne que rencontre Quentin à Brakebills. Celui-ci est un peu plus âgé, et l’accueille sur le campus lors de l’examen d’admission. C’est à première vue un dandy hautain amateur de bon vin qui se cache avec d’autres garçons pour des petites sessions de gâteries dans les recoins isolés de l’école. Quelque peu lunatique, capable de mettre Quentin de côté pour s’amuser avec ses camarades du même âge que lui, on découvre autre chose en lui. Issu d’une famille aisée de magiciens, il a lui aussi, été isolé à cause de sa différence et de ses goûts.

Parfois ivre à 11h du matin, toujours flanqué de son amie Janet (un personnage ambigu qui me rappelle une ou deux vraies garces que j’ai connues dans ma vie), il paraît tout d’abord frimeur, lunatique et assez détestable. Mais on perçoit bientôt chez lui une certaine fragilité. Celle du magicien talentueux – car ce bon Eliott lance des sorts compliqués avec une facilité déconcertante – il s’ennuie très vite dans l’existence. Il est, quelque part, comme Quentin et recherche un sens à l’existence. On le découvrira sous un jour très différent, comme un gamin enthousiaste et exalté, lorsqu’il aura la possibilité de rallier Fillory avec ses camarades, car il aura enfin l’impression d’avoir un but dans l’existence, et montrera à quel point il est attaché à ses amis.

Penny est un personnage ambigu, qui lui aussi semble doué de grands pouvoirs, et dont l’orginalité des recherches va le mener vers Neitherland et Fillory. Décrit comme un punk, qui gagne de l’embonpoint au fur et à mesure de l’histoire, il nourrit une certaine hostilité envers Quentin, avec qui il se bat en début de roman. Finalement, ce garçon rétif à l’autorité va d’une certaine manière rentrer dans le rang avec ses recherches magiques, en cela aidé par les professeurs, jusqu’à s’intégrer presque en forçant à la bande de Quentin et Eliott.

Je termine avec Alice, selon moi le personnage féminin le plus intéressant qui gravite autour de Quentin – j’aurais aimé en savoir plus sur ce que devient Julia, mais je ne peux vous parler d’elle sans spoiler. Issue, comme on l’a vu, d’une famille de magiciens, elle est extrêmement douée et ses premiers sorts impressionnent grandement Quentin. La jeune femme est une étudiante studieuse, le genre de fille qu’on ne remarquerait pas dans le monde réel, d’une timidité maladive. Elle est spéciale du fait qu’elle n’a pas été convoquée à Brakebills pour l’examen d’y entrée: elle s’y est rendue seule, à pieds, et l’école n’a pas eu d’autre choix que de la laisser passer les épreuves. Pour cause, on apprend que son frère aîné, étudiant à Brakebills huit ans plus tôt, y a disparu dans des circonstances suspectes.

Si elle paraît douce et peut-être pas assez bad-ass aux lectrices qui aiment les héroïnes « qui en ont », la demoiselle, elle aussi fan de Fillory, est capable de prendre des décisions et des risques, et elle est l’une des rares à balancer ses quatre vérités à Quentin dans ses moments de lâcheté. Et malgré ma sympathie certaine pour ce pauvre garçon, cela me plait bien!

  • Conclusion – Une fascinante mise en bouche à découvrir

Vous l’aurez compris, je n’ai pas souhaité vous faire le détail de ce qui se passe dans The Magicians, dont l’action ne se déclenche réellement que dans le dernier tiers de l’ouvrage. J’ai mis l’accent sur Brakebills, mais c’est volontairement que je n’ai pas plus parlé du monde Fillory, du livre reçu par Quentin au début de l’histoire, et des découvertes aussi surprenantes que sombres qui vont perturber notre protagoniste principal. Pour autant, si tout désespoir ne le quitte pas, j’aime beaucoup la fin du livre, que je trouve drôle, insolite mais aussi étrangement lumineuse. 🙂

Aussi je pense que The Magicians, avec son rythme assez lent et ses personnages très sensibles, est une mise en bouche assez fascinante. J’ai donc hâte de lire la suite et de savoir si mes nombreuses questions quant au devenir de Quentin, Eliott et consort trouveront leurs réponses. J’ai d’autant plus apprécié cette histoire que ses personnages ont su me toucher malgré leurs nombreux travers, et que je n’ai pas l’habitude de ce genre de lecture. En effet, j’ai pour ainsi dire oublié de lire les Harry Potter dont l’univers ne me fascine pas plus que ça (hérésie ultime!). Qui sait, un jour, peut-être? 😉 En attendant, The Magicians m’a  mise sur les rails de la magie puisque je poursuis mes lectures avec Les Enchantements d’Ambremer de Pierre Pevel – presque fini, au passage! 🙂 Chronique à venir!

En attendant un prochain article, j’espère vous avoir donné envie de regarder de plus près aux Magicians, quand bien même j’aurais voulu vous en dire plus tant cet univers! 🙂 Je ne peux pas parler d’un véritable coup de cœur pour le moment, cependant, je pense que le meilleur est encore à venir dans les tomes suivant (The Magician King, The Magician’s Land) et j’ai vraiment hâte de me plonger dans la suite!

Sur ce, j’ai du boulot, à savoir le tout dernier devoir de ma formation, j’ai donc à faire! C’est dingue comme je suis mitigée: d’une part, je suis soulagée que ce soit presque terminé, d’autre part, j’ai vraiment peur, comme je n’ai pas fait d’école prestigieuse et que c’était une reconversion, que mes candidatures soient écartées d’office sans même consulter mon book, ou de m’entendre dire que « je n’ai pas les compétences »… En plus je suis hantée par ce que quelqu’un m’a dit quand elle a su que je cherchais sur Paris: « Laisse tomber, Paris c’est pour les gens qui ont fait de bonnes écoles et qui ont du talent. » J’aimerais tant donner tort à ces propos mesquins! Enfin bref, il faut que je bosse (et que je lise aussi!)  et je vous dis donc à très bientôt pour parler film SFFF, lecture, création! 🙂

Blanche Mt.-Cl.


Le thé idéal pour l’accompagner: Du Earl Grey vert à la bergamote, pour sa fraicheur et sa légère amertume. À l’image des jeunes héros de The Magicians, en somme! 🙂

Je vous offre les références des livres…

Titre: The Magicians
Auteurs: Lev Grossman
Editions: Arrow
486 p.
Parution: Octobre 2009
Prix: 10,50 €

Ou en français:
Titre:
 Les Magiciens
Auteurs: Lev Grossman
Editions: L’Atalante
Collection: La Dentelle du Cygne
510 p.
Parution: Mars 2016
Prix: 23,00 €

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Publié par

Blanche Mt.Cl.

Blogueuse, artiste autodidacte et graphiste, amoureuse des littératures de l'imaginaire et auteure sur WattPad (Le Sang des Wolf, La Nuit de Wolf et Pourquoi les Vampires aiment Paris Plage). N'hésitez pas à vous laisser entrainer dans mon univers!

9 réflexions au sujet de « Vivre la magie – The Magicians (Lev Grossman) »

  1. Très bonne chronique !!

    J’ai pour ma part lu les livres.
    Le premier, une première fois en français, puis, n’y tenant plus, toute la série en anglais ! En trois mois !
    Et je me suis forcé pour en pas m’y recoller de suite.

    Du coup, très intrigué par l’adaptation, je me suis également lancé sur la série. Et là… l’horreur…
    Je dois déployer des trésors de diplomatie avec moi-même pour me dire : non, ce n’est pas le livre, c’est une trahi… heu… adaptation (c’est le mot je crois) pour ado boutonneux de Beverly Hills !!
    Bref… c’est un peu comme Once Upon A Time : tu ne peux pas t’empêcher de savoir que c’est juste une insulte à la Fantasy mais, en même temps, tu te dis que tu aimerais bien savoir comment ça va continuer/se finir.

    Je voulais juste « compléter » ta chronique (hou le vilain mot, ça, « compléter »), ayant eu la chance de renconter Lev Grossman aux Utopiales (amen…).

    J’ai lu les Harry Potter. Et je me souviens d’une réflexion qu’a faite Lev Grossman à ce sujet, le médiateur lui demandant justement quel rapport il entretenait avec la série de Rowling puique le Times avait comparé les deux œuvres.
    Mister G a répondu qu’il avait naturellement lu les Harry Potter (vu le public, il risquait sa vie s’il avait dit le contraire). Mais qu’il avait frustré par le travail de Rowling : parce qu’il les avait lus en tant qu’adulte (il devait avoir la trentaine) et que, du coup, en tant qu’adulte, il avait du mal à toujours se reconnaître dans la série. En particulier, il avait été frappé par le fait que Harry ne lise quasiment jamais ! Pour un écolier, il n’ouvre quasiment jamais un livre. Et certains états lui semblaient trop lointains de lui.
    Du coup, quand il a écrit sa série, il a gardé ces détails en tête.
    D’où, je pense, un univers plus sombre, plus adulte.

    Voilà, c’était une petite contribution à cette superbe chronique !!

    Aimé par 2 people

    1. Merci pour ton commentaire, et ces informations! 🙂 Pour ma part, je ne rechigne pas à lire à des ouvrages jeunesse, même en tant qu’adulte, mais je n’ai jamais lu « Harry Potter ». Je le ferai peut-être un jour, mais déjà au vu des films, je n’arrive pas du tout à m’identifier à cet univers ou à ces personnages.

      Par contre, j’ai vu la série avant de lire ce livre. Je suis donc beaucoup moins dure la concernant… car c’est ce qui m’a donné très envie de lire le livre.

      Très bonne soirée! 🙂

      J'aime

      1. Bonsoir Blanche.

        La série aura au moins réussi ça : donner envie de lire les livres.

        Je sais bien qu’il est difficile d’être content d’une adaptation d’un livre qu’on a aimé.
        Mais je reste persuader qu’il y a quand des bonnes et des mauvaises adaptations.
        Transformer Penny, surnommé le « dernier punk sur terre » par l’auteur, en ce canon hyper hot que tu as envie de choper dans toutes les positions possibles qu’est Arjun Gupta… NON !! C’est un contresens messieurs-dames de l’adaptation !! C’est transformé cet univers sombre où les magiciens sont magiciens parce qu’ils sont désespérés, en quelque chose qui se veut esthétiquement trop parfait. C’est faire Dawson chez les Magiciens (n’oublions pas qu’ils ont squizzé complètement le personnage de Joshua).

        Bref… je vais me reconvertir scénariste ET producteur, tiens !!
        😉

        Au sujet des Harry Potter, les films ne rendent pas hommage aux livres.
        Visuellement, ils sont vraiment superbes, mais pour bien pénétrer dans l’univers de Rowling, il faut vraiment lire les romans.
        Après, c’est complètement normal de ne pas être attiré par un univers… mais je dis toujours aux gens qui me disent ne pas aimer / accroché à Harry Potter et qui ne les ont pas lus, de se plonger dans les livres. Peut-être que ces personnes n’ont pas accroché aux films, mais peut-être accrocheront-elles aux livres…

        Quant à l’appellation « roman de jeunesse », cela me fait toujours sourire. Si on résume un peu l’histoire de Harry Potter, c’est celle d’un jeune garçon dont les parents ont été tués par un psychopathe quand il était bébé, que la seule famille encore vivante qui lui reste maltraite et oblige à vivre dans un placard pendant onze ans, et qui, à la fin, doit mourir pour vaincre ledit psychopathe mentionné plus haut.
        Bon, soit, c’est un happy ending, et tout le monde vit heureux dans le plus parfait des mondes à la fin des films. Mais quand même… « roman de jeunesse » ? Vraiment ?

        Buena sera signora !

        Aimé par 1 personne

  2. J’avais repéré la série mais je pense que ça me plairait davantage de commencer par les livres.
    Merci beaucoup pour ta chronique!
    Bisous à toi et à plus sur nos blogs respectifs!

    Aimé par 1 personne

    1. Je t’en prie! Mais cette trilogie m’intrigue énormément, et comme je l’écrivais, je pense que le meilleur reste à venir. 🙂
      Je pense également que je ne vais pas trainer pour les prochaines chroniques cinéma – je voudrais parler de deux ou trois films d’M. Night Shyamalan – et livre. Là j’ai du graphisme sur le feu, mais je te dis également à bientôt!
      (By the way, tes photos sur Instagram me donnent très envie de visiter des vide-dressing et de faire des rencontres de blogueuses à Lyon! 😉 ) Bises, à bientôt!

      Aimé par 1 personne

      1. Mon père y a fait ses études et ma mère y a un peu vécu avec lui quand elle était enceinte de moi, quant à mon frère, il y a fait ses championnats d’arts martiaux. 🙂 Je suis la seule de la famille à ne pas avoir vu Lyon de visu! 🙂 Qui sait? 🙂

        Aimé par 1 personne

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