Aventure aux confins de la galaxie – Rogue One: A Star Wars Story (Gareth Edwards, 2016)

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

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Affiche – Source: Allociné.fr

Seconde surprise du jour: une chronique pour ceux qui chercheraient un film à visionner pendant les vacances. Contrairement à l’opus de Star Wars sorti l’an dernier, je n’ai pas attendu pour aller au cinéma voir Rogue One: A Star Wars Story. Comme je ne suis plus en stage, j’ai même été mandatée par mon frère, au boulot sur Paris, pour aller dans la journée du 14, réserver nos places de cinéma pour la séance du soir. Donc voilà pour la petite histoire.

Comme vous le savez, je suis assez bon public et Le Réveil de la Force ne m’avait pas déplu, malgré son petit côté trop appuyé sur l’Episode IV (oui, au second visionnage, ça m’a vraiment sauté aux yeux!).

Il faut bien avouer que j’ai pris une certaine habitude de ne m’attendre à rien s’agissant de Star Wars, depuis ce que je considère comme un baclage monumental de la fin de la prélogie entre une Padmé Amidala potiche juste bonne à chialer pour un merdeux insupportable (moi qui aime les emmerdeurs, Anakin a réussi à me saouler!), et un scénar’ aux ficelles tout sauf subtiles. Donc c’est sans avoir lu la moindre critique (mes oreilles et mes yeux ont quand même capté quelques éléments positifs), et sans même avoir regardé le pitch, que j’ai accompagné mon frère au cinéma…

Chronique garantie sans spoiler!

  • Sabotage

L’histoire commence il y a bien longtemps,  dans une galaxie lointaine, très lointaine… à savoir pile avant l’Épisode IV: Un Nouvel espoir. Alors qu’elle était encore petite fille, Jin Erso (Felicity Jones) a vu sa mère assassinée par les forces de l’Empire, et son père Galen Erso (Mads Mikkelsen), un brillant scientifique, enlevé pour travailler contre son gré à la mise au point d’une arme redoutable. Livrée à elle-même, elle purge sous un faux nom une peine dans un lointain pénitentiaire. Jusqu’à ce qu’un jour, elle soit tirée de son trou par le capitaine Cassian Andor (Diego Luna) et son étrange compagnon de route, un droïde reprogrammé du nom de K-2SO (Alan Tudyk), tous deux membres de l’Alliance rebelle, pour une importance mission.

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Jin et Cassian – Source: Allociné.fr

En effet, l’identité de Jin Erso est connue par la Rebellion. Les chefs de celle-ci, espèrent que la jeune femme pourra approcher son « parrain » Saw Gerrerra (Forest Whitaker), un rebelle radical qui s’est mis à dos le reste de l’Alliance: celui-ci aurait capturé Bhodi Rook (Riz Mohamed), un pilote déserteur de l’Empire, qui aurait en sa possession une information importante de la part de Galen Erso au sujet de l’arme qu’il a aidé à construire… Ce qui constituerait une information capitale pour l’Alliance Rebelle. D’abord réticente, Jin va suivre Cassian et K-2SO sur Jheda, une planète désertique, pour rencontrer la bande de Gerrera, et peut-être trouver un moyen de revoir son père…

  • Mon avis

Comme je le disais en introduction, je ne m’attendais pas à grand-chose. Car même si j’avais apprécié Le Réveil de la Force, il ne m’avait pas non-plus transcendée. Il se laisse certes regarder, mais au second visionnage (donc bien après ma chronique!), on perçoit quand même soit, comme l’appelle mon frère un petit côté « putassier » et comme je l’appelle depuis South Park, une indigestion de Member-Berries (des petits fruits qui éveillent la nostalgie des années 80 quand on les mange – ‘member Chewbacca?… Ah yes I ‘member.). Je m’explique: malgré de bonnes idées, celles-ci ne sont pas poussées jusqu’au bout, et au final il s’avère que si le charme peut opérer, J.J. Abrams n’avait fait que recycler un schéma de narration déjà utilisé et exploité à fond dans l’Épisode IV. Après, mon opinion personnelle que Le Réveil de la Force n’est pas le foirage monumental que j’attendais, et qu’il m’a fait passer un bon moment. De plus, s’agissant d’une licence, c’est en soi, même si j’aime Star Wars et son univers, un argument de vente qui laisse parfois moins de place à la réflexion scénaristique.

Quid de Rogue One? Eh bien, beaucoup moins « putassier » et pas trop de Member-Berries à avaler. Il m’a fallu bien sûr quelques minutes pour m’habituer à ce rythme plus rapide (on n’est plus dans une trilogie où l’exposition peut prendre son temps), à ces changements de points de vue entre personnages, à ces différentes planètes, et pour comprendre comment ces différents éléments s’imbriquent entre eux. Cela pourrait passer pour du négatif, mais pour ma part, j’ai finalement apprécié de me retrouver en terrain un peu moins connu et de ne pas être une spectatrice passive à qui l’on resservait la même soupe.

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La bande au complet – Source: Allociné.fr

Il reste évidemment quelques schémas classiques : les deux héros, Jin et Cassian, sont orphelins, comme Luke Skywalker, et à l’image de Rey, ont été longtemps livrés à eux-mêmes. Mais l’intrigue change de la prélogie et du dernier film sorti l’an dernier, et cette petite sortie hors de la parentèle de Luke et consort, est, je dois dire, assez rafraichissante. Et ce d’autant plus que sous leur dureté apparente, nos deux personnages principaux ont un petit je ne sais quoi de touchant – sans doute du fait de leur solitude – et les personnages secondaires, dont certains comme K-2SO avec son petit côté Sheldon Cooper (vous savez, le héros de Big Bang Theory que l’on pourrait prendre justement, pour un androïde!), ou encore Chirrut Imwe et son compère Baze Malbus, sont assez perchés pour nous être sympathiques. Ainsi, Rogue One forme une bonne équipe de bras cassés  dont on suit les aventures avec plaisir, quand bien même on en devine assez vite l’issue.

Au niveau des décors, on sort également des sentiers battus. Car s’il est encore une fois question d’une planète désertique avec Jheda, on n’est plus dans un infâme bouge, un repaire de contrebandiers ou un village paumé entre les dune et la pierraille, mais bel et bien dans une grande ville avec ses dédales de ruelles, ses temples et ses places. Le spectateur aura également le plaisir de découvrir avec Rogue One la planète tropicale Scarif, avec ses eaux claires et ses palmiers, quand bien même les enjeux de la visite des héros lui fera vite passer la beauté du paysage en second plan. Au niveau « anthropologique », si je peux me permettre l’expression, les Jedi n’existant plus, la Force semble avoir évolué comme une sorte d’entité protectrice ou de superstition parmi les habitants de la galaxie ou les rebelles, ce qui laisse quand même un lien ténu avec les épisodes précédents de la saga.

Car le lien existe bel et bien, et ce malgré l’absence du générique tonitruant et un changement de compositeur dans la B.O., comme vous avez pu l’entr’apercevoir dans le pitch, et les aficionados verront avec plaisir une brève apparition de R2-D2 et C-3PO, de l' »ami » Dark Vador, et du prince et sénateur Bail Organa (Jimmy Smits), père adoptif de la princesse Leia à laquelle il fait brièvement allusion, sans jamais la nommer. Les fans auraient peut-être été déçus si ce lien n’avait pas été fait, mais pour ma part, il c’était amplement suffisant et il n’aurait pas été vraiment utile de tomber dans le clin d’œil et la référence permanente, ce qui aurait nui à l’histoire. Seul petit bémol, que je laisse à votre appréciation lorsque vous visionnerez le film: le plan final. 🙂 J’aurais préféré que le film se conclue au plan précédent. 🙂

Autre petit bémol pour finir. Il est question chez les personnages, principalement chez les membres de l’Alliance rebelle, d’actes horribles qu’ils auraient commis au nom de leur idéal, et qu’ils souhaitent racheter en désobéissant aux ordres pour suivre Jin dans la quête qu’elle s’est finalement fixée en les rejoignant. J’aurais souhaité en savoir plus à ce sujet, ce qui aurait donné un peu plus de profondeur au personnage, et qui aurait donné au film le traitement un peu plus sombre qu’il aurait mérité. Enfin… N’oublions pas que maintenant, c’est Disney qui a repris la licence! Avec ses bons, comme ses mauvais côtés! 🙂

  • Conclusion – Globalement contente

Alors, alors, alors… L’avantage de ne s’attendre à rien lorsque l’on va voir un film est que l’on ne risque pas de trop grosses déceptions. Donc, je n’ai pas du tout été déçue de Rogue One: A Star Wars Story, que j’ai trouvé très divertissement, entre scènes d’action et de combats spatiaux, avec des interprètes assez sympathiques et des personnages globalement attachants. Ce n’était pas, comme l’ont écrit certains un « orgasme » pour fans, mais une histoire de bonne facture, qui aurait peut-être mérité un ou deux approfondissements et un traitement plus sombre(enfin , allez demander ça aux studios Disney…). Même mon frère, plutôt critique en temps normal, a bien aimé. Après, je ne suis pas une puriste et une connaisseuse de l’ « Univers étendu » tel qu’il avait été élaboré avant la reprise de Star Wars l’an dernier!

Aussi, je vous laisse avec la bande-annonce en VOST du film, et vous souhaite un bon visionnage, si le cœur vous en dit. De mon côté, je suis très curieuse de savoir si vous l’avez vu et ce que vous en avez pensé… 🙂 Sur ce, je vous retrouve demain avec le prochain chapitre du Sang des Wolf! 🙂

Blanche Mt.-Cl.


Titre: Rogue One: A Star Wars Story
Année de sortie: 2016
Réalisation: Gareth Edwards
Origine: États-Unis
Durée: 2h14
Distribution: Felicity Jones, Diego Luna, Alan Tudyk, Forest Whitaker, Mads Mikkelsen, Ben Mendelsohn, Donnie Yen…

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Publié par

Blanche Mt.Cl.

Blogueuse, artiste autodidacte et graphiste, amoureuse des littératures de l'imaginaire et auteure sur WattPad (Le Sang des Wolf, La Nuit de Wolf et Pourquoi les Vampires aiment Paris Plage). N'hésitez pas à vous laisser entrainer dans mon univers!

10 réflexions au sujet de “Aventure aux confins de la galaxie – Rogue One: A Star Wars Story (Gareth Edwards, 2016)”

    1. J’avoue que le moment de Vador ne m’a pas plus marquée que ça. 🙂 De mon côté je maintiens qu’il aurait fallu pousser un peu plus loin la noirceur – après tout on est sous la botte de l’Empire, c’est la dictature, les Jedi ne sont plus…
      Après c’est un peu le souci des licences comme « Star Wars », ça reste des univers très codifiés, ce qui n’invite pas à la prise de risque. Toi qui as un blog vraiment centré cinéma, tu t’y connais peut-être un peu mieux, mais je ne cesse de me demander si c’était vraiment une bonne chose de confier cette résurrection de « Star Wars » à Disney qui à de rares exceptions, ne brille pas tellement par son audace. Enfin, j’ose espérer que le prochain film aura raison de ces questionnements.

      Aimé par 1 personne

      1. J’ai hâte de voir ça… surtout si l’Episode VIII me montre que je me trompe. 🙂
        Car malgré ses faiblesses, « Le Réveil de la Force » a, à mon avis, fait émerger quelques idées assez sympas que j’aimerais voir un peu plus poussées.
        Espérons donc qu’ils vont oser! 🙂

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