Le Sang des Wolf – ACTE I – Chapitre VIII – 1ère Partie

SWCH8001Terwull avait passé toute sa soirée à préparer ce Power Point, après avoir dépiauté chaque rapport ou photographie tout au long de la journée. D’habitude il détestait cela, mais il flairait la très grosse affaire, percevait la dimension grandiose et – comment Wagner disait-il, déjà ? – prodigieuse de ces crimes. Espèce de malade, s’invectiva-t-il, on dirait que tu te laisses gagner par l’enthousiasme de Monsieur Loup. Il se tenait devant ses collègues, en présence d’Ulrike et de Wolfi assis au fond de la salle.

« Non seulement les traces concordent sur les corps découverts dans les parcs et sur celui découvert dimanche, selon monsieur Wagner, mais cette jeune femme a également été identifiée hier comme étant Erika Friedmann, domiciliée chez ses parents à Mödling et étudiante à Vienne, disparue la semaine dernière. Vue la dernière fois descendant du tramway en pleine nuit pour se rendre chez une amie. Une entaille – Il passa à la diapositive suivante. – a été découverte sur son côté gauche. Klenz a évoqué la possibilité que ce qui, à première vue évoque une pointe de flèche, pourrait en fait représenter une tête de loup, avec le museau et les oreilles en pointe.

− Tu évoquais des crimes de haine ciblant des minorités, intervint soudain Ulrike, au vu des origines des précédentes victimes et du loup retrouvé dans le cimetière de Währing. Certes, ce sont très probablement les mêmes loups qui se sont attaqués à Erika et aux autres filles, aidés en cela par un ou plusieurs hommes. Mais cette dernière victime… je ne voudrais pas jouer les rabat-joie, mais on ne peut pas faire plus autrichien, voire plus germanique. Un nom très courant, blanche, blonde, et selon ses parents, une vie parfaitement normale…

− C’est là où je voulais en venir… »

Georg scruta l’assistance, de Huber à Sperling, en passant par Wolfi et Ferenczi – du moins autant que le lui permettait la lumière du rétroprojecteur qu’il recevait en pleine figure. Pour certains, c’était la première grosse affaire de leur carrière, le premier véritable défi à relever, qui les amènerait à appliquer des méthodes que les manuels ne leur apprenaient pas. Prenant une profonde inspiration, l’inspecteur Terwull reprit :

« J’ai retourné la question pendant des heures dans ma tête, et je crois que le meurtre de cette fille est le début d’une nouvelle phase. Rappelez-vous les autres corps que nous avons trouvés : mêmes traces de crocs et de griffes, même passage au chlore et même dégorgement sanguin – désolé pour l’image. Mais la petite Erika est la première victime portant une signature, la première revendiquée comme étant l’œuvre de ce, ou de ces malades. Je dirais qu’il y a d’abord eu une phase d’entraînement sur des marginaux, la phase d’avertissement avec le loup à Währing… Et maintenant, les choses sérieuses, si j’ose dire. Les autres étaient des cobayes… Erika, avec sa beauté très… – Imprégné par les écrits de son grand-père, il hésita à prononcer le mot « aryenne ». – typique. On l’imaginerait presque sur l’autel, attendant le sacrifice avec une couronne de fleurs sur la tête. Même si cela me chagrine de le dire, il faudra attendre une autre victime pour confirmer cette hypothèse… »

Il surprit quelques bons élèves prenant frénétiquement des notes dans leur calepin ou leur bloc. Ulrike l’écoutait tout simplement, ses longues jambes croisées devant elle et le doigt sur le menton, sourcils froncés. Quant à Wolfgang Wagner, il regardait autour de lui et paraissait très excité, comme un gamin se découvrant une nouvelle passion, ses mystérieux yeux jaunes brillant d’une flamme particulière. Georg frissonna, puis il poursuivit son exposé.

« Ces crimes restent tout de même liés à la haine de la différence, comme cette mise en scène macabre à Währing. Un autre lieu saint, chrétien, a également été profané – n’ayons pas peur des mots, je sais qu’il y a quelques catholiques, ici… Aussi ai-je songé à la piste de groupuscules néo-païens reliés à l’extrême-droite, avec une vénération particulière pour le loup. Peut-être les héritiers du groupuscule fondé par Wolf dans les années trente – cette enquête dont la commissaire et moi nous avons parlé. »

Ulrike lui avait déconseillé de mentionner sa source, afin de ne pas faire passer sa nomination sur cette affaire pour du favoritisme. Lui et la patronne échangèrent un regard. Ils n’avaient jamais douté de leurs collègues, mais une simple indiscrétion auprès de la Direction eût mis en jeu leur crédibilité à tous deux. D’autant plus qu’ils ne connaissaient leur expert que depuis peu, et ignoraient jusqu’à quel point ils pouvaient lui faire confiance. Aussi l’inspecteur avait-il raconté que cela venait, non de ses archives personnelles, mais de celles de la police. Habitués à ses lubies, ses compagnons de bureau n’avaient guère cherché à en savoir plus.

« C’est pour cela que je voudrais explorer la piste des descendants de sa fille, Skadi Wolf. Ceux de la clique gravitant autour de lui ne sont pas à exclure, une certaine famille Finsterwald en particulier… mais ça fait beaucoup de monde tout ça.

− Terwull, je te suis, jusque là, l’interrompit Horvat. Mais s’ils vénèrent le loup, pourquoi en auraient-ils massacré ?

− Je me suis un peu renseigné sur certains rites antiques. Il est arrivé qu’on sacrifie à un dieu dont l’attribut est un animal, ou prenant la forme d’un certain animal, cette même bête. Ce beau loup gris roumain, bourré de sédatifs, comme nous l’a confirmé le labo, est peut-être une offrande. Sacrifié à la cause. Certes, il y a peut-être bien une vengeance envers les milieux juifs, en rapport avec l’affaire Wolf dont je vous ai parlé juste avant. Mais au vu de notre dernière victime parfaitement… ‘teutonne’, je pense que c’est devenu une motivation secondaire à présent. Quelque chose se prépare, et il nous faut comprendre ce que c’est. »

Des regards perplexes ou horrifiés furent échangés dans la salle de réunion, lorsque l’un des compagnons de bureau de Georg, Weber, apostropha la patronne de sa voix forte et légèrement nasillarde :

« Ulrike, toi qui es versée dans le new age et tous ces machins bizarres, tu n’aurais pas quelques infos sur les néo-païens en général ? Tu n’as pas toi même participé à quelques rites germains dans le Wienerwald quand tu étais plus jeune ?

− Euh… hésita-t-elle, certainement mise mal à l’aise par une allusion à sa vie privée. En effet… Je… Je peux essayer de me renseigner… Et vous, Wagner, vous n’avez rien de la sorte dans votre carnet d’adresse ? Les fêlés, ça vous connaît, non ?

− Possible… mais plutôt en Asie mineure et centrale. Ceci dit, j’ai déjà collaboré avec la police pour une affaire très étrange, un type, un Allemand qui se prenait pour un loup – il souffrait de lycanthropie clinique – et qui avait fait l’acquisition d’une louve auprès d’un trafiquant pour la…

− Oh ! Wagner, nom de Dieu ! jura la commissaire. Épargnez-nous ce genre de détails dégueulasses et restez concentré…

− Je voulais juste vous dire que je vais me renseigner moi aussi, cela doit bien se trouver. Et je ne serais pas étonné que certains adeptes d’anciens cultes germaniques avec certaines conceptions, aient l’idée d’élever des loups. Les animaux sont, selon d’antiques croyances, plus forts que les humains. Les loups, même s’ils n’ont pas une très bonne image dans la culture occidentale, sont dans la mythologie germanique et nordique réputés pour leur bravoure et leur vaillance. Mais je ne suis pas très convaincu. La plupart sont des groupuscules rassemblant quelques afficionados… et ils ne n’ont pas énormément de moyens. Mettre en scène un petit rituel en forêt est une chose, acheter, entretenir et droguer des loups en est une autre. »

Le grand chevelu en chemise noire et aux bracelets tintants balaya du regard tous les visages tournés vers lui – étonnés, voire hostile à l’intrusion de cet hurluberlu donneur de conseils dans leur affaire.

« Enfin, je dis ça… Je ne prétends pas vous apprendre à faire votre boulot…

− Ça va, Wagner, jouez pas les modestes… lui intima Ulrike. Je connais vos états de service, sinon, je n’aurais pas fait des pieds et des mains pour vous avoir. Merci, Georg ! Quant à vous tous, ajouta-t-elle, vous allez écouter le monsieur vous expliquer comment débusquer trafiquants et particuliers détenant illégalement des animaux sauvages chez eux… Parce que c’est la première véritable piste sur laquelle vous allez plancher… »

Quelques applaudissements retentirent dans la pièce. Georg reprit sa clé USB et laissa la place à l’imposant Wagner pour son intervention. Terwull ne put retenir un sourire en pensant que l’équipe l’attendait au tournant et que certains se chargeraient de le bombarder de questions pernicieuses pour le piéger. Ulrike s’était levée et, lui désignant la porte d’un signe de main, elle l’invita à la suivre. L’inspecteur et la commissaire se faufilèrent à l’extérieur de la pièce tandis que Wolfi entamait ses habituelles explications alambiquées :

« Certains d’entre vous ont peut-être déjà travaillé sur des affaires impliquant des animaux dangereux, comme des chiens d’attaque ou des compagnons plus exotiques, comme des serpents ou bien des… »

SWCH8002Ulrike referma derrière elle une fois dans le couloir. Elle planta son regard dans celui de Terwull et annonça :

« J’ai quelque chose pour toi, sur la piste Finsterwald… Dans mon bureau… »

Il la suivit. Arrivés dans son bureau, elle se servit son habituelle tisane. Bien que Georg ne fût pas friand des effluves dégagés par ce breuvage peu ragoûtant, il trouva le fumet végétal rafraichissant après l’odeur de fauve exhalée par les collègues dans une salle de réunion surchauffée. Ulrike attrapa sur son sous-main quelques feuillets qu’elle lui tendit.

« Finsterwald, je savais que ça me disait quelque chose. Tu t’intéresse à de gros poissons, ma foi. Il sont à la fois assez connus et également très discrets sur leur vie privée. Même si le fiston, Lukas, est un peu plus visible du fait de ses anciennes activités de mannequin, et de ses très prometteurs débuts d’acteur. Je l’ai vu sur scène l’an dernier. Me demande pas comment j’ai trouvé le temps, c’est une énigme pour moi aussi. Au passage, il est à croquer et pourrait, à mon humble avis, en remontrer à des acteurs plus connus. Markus Finsterwald, son père, est à la fois un héritier, magnat de l’hôtellerie et gérant de l’un des plus prestigieux établissements de la capitale… Veuf depuis des années, paraît-il. »

Celui avec ces si grandes baignoires, pensa Georg, rêveur, en lisant le nom de l’hôtel sur la première feuille.

« Il est assez influent, si je puis dire. En même temps, tous les plus grands pontes, les plus grandes stars, même hollywoodiennes, descendent chez lui. Quelques articles lui ont été consacrés dans des revues business. Il y a d’autres Finsterwald dans les alentours. Je ne sais pas quel est le lien de parenté, mais il doit exister car ce n’est pas un nom très commun… Wolfram et Odon Finsterwald, deux frères. Wolfram est l’aîné, il travaille comme business analyst dans une grande boîte. Bon salaire, vie de célibataire. Alors que son frère a un parcours plus… intéressant pour nous. Il est connu de nos services. Un ancien membre du FPÖ[1] quand il était jeune. Il l’a vite quitté pour rejoindre un groupuscule néo-nazi. Impliqué dans l’agression de plusieurs jeunes femmes venues des Balkans, il n’a pas été en prison. Comme les psychiatres ont déclaré à ce moment que ce jeune homme était très perturbé, il a été placé en hôpital psychiatrique, dans une institution privée du Tyrol, pendant deux ans. Figure-toi que le jeune monsieur était convaincu d’avoir… un loup dans la tête. Il était très difficile à gérer, diablement intelligent avec des crises d’agressivité et d’angoisses violentes. Il a réussi à s’échapper il y a environ un an. Il a commencé par aller cambrioler son frère Wolfram, qui a dû déménager. Depuis, Odon est introuvable. Il est peut-être mort à l’heure qu’il est, ou bien a disparu pour préparer son coup… Personne ne s’est vraiment cassé la tête pour le retrouver, pas même son frère. Après tout, un fêlé dangereux dans la famille, ça le fait moyennement pour un homme avec une position comme la sienne. Ça paraît rocambolesque, mais on a vu pire ! Surtout que des rumeurs ont circulé sur la présence d’un loup dans les abords de la clinique, lors de son évasion. Je t’ai trouvé le numéro du médecin qui l’a suivi, et l’adresse de Wolfram Finsterwald. Ça peut valoir le coup… Au moins pour comprendre le lien avec le Docteur Wolf et la symbolique du loup. »

Enfin du concret, et pas de la paperasse ! Une véritable source de première main !

« En plus, j’ai demandé à avoir accès aux dossiers d’enquête concernant Odon – son arrestation à Vienne, son évasion dans le Tyrol, et sa brusque incursion chez son frère l’an dernier. Ça fait deux jours que je trime en plus de mes heures de boulot. Je peux te dire que je suis un peu fatiguée. Ça a intérêt à valoir le coup…

− Merci ma commissaire. Tu es une perle. »

*

En sortant du métro en compagnie de Tristana, Zoé lut le SMS de Jan. Elle y apprit, non sans quelque contrariété, que Lukas l’accompagnerait ce soir au Rotter Engel, pour fêter le départ de Niejdan pour l’une de ses fréquentes missions à l’étranger. Ce dernier travaillait pour la société de transporteurs internationaux gérée par son père. Il devait prendre la route le lendemain pour gagner l’Ukraine, sa terre natale. Et il ne reparaîtrait certainement pas avant un mois ou deux. Jan avait précisé dans son message que Lukas avait besoin de se changer les idées avant une interview qui le rendait nerveux.

Lui ? Nerveux ? Zoé poussa un soupir agacé. Marchant auprès d’elle, Tristana la considéra avec curiosité.

« Que se passe-t-il ?

− Jan nous ramène son cousin ce soir… D’un autre côté, il l’adore, je n’ai aucun droit de l’empêcher de venir.

− Et puis ce serait dommage de se priver d’une si belle vue… glissa la jolie blonde avec une moue évocatrice. Mais toi tu es blasée, depuis que tu l’as vu torse nu en chair et en os… Avec un peu de chance, il aura peut-être chié le parapluie qu’il a dans le cul, ce soir. Ressers-lui une réplique digne de celle sur les lunettes de soleil qu’il rigole un coup ! Et le tour sera joué !

− Jan me trouve parfois un peu malpolie avec lui. Mais comment veux-tu que je sois polie avec quelqu’un qui me regarde avec l’air d’avoir envie de vomir ? »

Oh et puis au diable, Lukas ! Zoé aurait Tristana, Niejdan, Jan, éventuellement Viktor et Jean pour la rigolade. Pourquoi donc se préoccuper de quelqu’un qui ne l’appréciait pas ? Elle n’avait nulle raison de se plaindre et se contenterait du strict minimum en matière de politesse…

Pour une fois, elle et Tristana terminaient leur service en même temps. Elles avaient prévu de passer l’après-midi ensemble avant de partir pour le club avec Clara. Les deux jeunes filles tournèrent en direction de l’immeuble où vivait Zoé, et gagnèrent l’appartement aussi vite que leurs jambes les portaient dans les escaliers – l’ascenseur était retombé en panne. Elles trouvèrent Clara, les cheveux ébouriffés, en pyjama fuchsia court, se grattant l’arrière-train – qu’elle avait très rebondi et ferme – avec une grâce sans pareille. Elle se levait tout juste. Elle les salua en bâillant. L’atmosphère s’était quelque peu détendue depuis deux jours, et elle avait retrouvé toute son affabilité.

Tandis que Tristana se débarrassait dans le salon en sifflotant, Zoé piochait dans le frigo. Derrière elle, Clara faisait chauffer de l’eau pour un thé.

SWCH8003« Il y aura mon copain Karl ce soir, annonça-t-elle à Zoé. Il va passer un peu de temps avec nous avant de se mettre aux platines.

− Karl le DJ ? Le mec qui a tenté pendant tout l’été de m’apprendre comment danser le ‘Gangnam style’ ? Ça ne va pas être triste, alors ! Qu’est-ce qu’il nous a pondu comme nouvelle création musicale ?

− Aucune idée… Il faisait la tournée des clubs de Vienne et Bratislava récemment, donc à part des textos vite fait, on n’a pas eu vraiment le temps de parler. Mais j’ai cru comprendre qu’il allait bientôt enregistrer un album…

− Cool… Dis, ça te dérange si je partage le reste des pâtes d’hier avec Tristana ?

− Fais, fais… Je mangerai plus tard, je me sens barbouillée pour le moment. Et j’ai une putain de gueule de bois. »

Clara se retira au salon, son mug rempli de thé odorant à la main. Zoé l’entendit échanger quelques mots avec Tina tandis qu’elle réchauffait une grande assiette creuse pleine de fusilli sauce arrabiata. Le sifflement caractéristique de la télé allumée lui parvint quand elle retira son festin du micro-onde. S’armant de deux fourchettes, elle rejoignit ses deux compagnes au séjour. Elles suivaient d’un œil un talk show, tout en parlant travail. Zoé posa l’assiette entre elle et Tristana sur le canapé, et picora allègrement dedans, affamée. Elle alluma son ordinateur qu’elle avait laissé en charge sur la table basse avant de partir, savourant en même temps ses succulentes pâtes légèrement piquantes. Tristana racontait comment ce matin un gamin, fatigué de marcher et ennuyé de suivre ses parents à travers les salles du musée, avait éclaté en sanglots et s’était roulé parterre en hurlant qu’il voulait partir. Comme elle n’avait reçu aucun mail intéressant, Zoé cliqua sur Vienna Online dans ses onglets favoris. Mais à peine la page d’accueil fût-elle chargée qu’elle poussa un juron plus gros qu’elle – en français.

« Putain de bordel de merde !

− Quoi ? s’étonna Tristana, qui n’avait compris que « merde ».

− C’est quoi le problème, Zoé ? renchérit Clara.

− Alors ça… Ne me traite pas de malade, c’est pas ma faute, cette fois-ci… »

Zoé tourna l’écran de son Mac vers Clara et Tristana dont les mines se décomposèrent lorsqu’elles découvrirent le titre principal et la photo qui l’accompagnait : Un loup en ville, assorti d’un cliché étrange, pris de nuit, légèrement flou, mais qui ne laissait aucune place au doute. Entre les arbres bordant une des nombreuses petites places de Vienne, se détachait une silhouette caractéristique, gracieuse, à la tête couronnée d’oreilles pointues et parée de deux yeux étincelant comme des joyaux dans la pénombre. La légende indiquait : Si les affaires de Währing et de Mödling n’ont pas suffi à convaincre certains sceptiques de son retour, il ne fait maintenant plus aucun doute que le loup est bel et bien dans la place… Hier soir, un photographe amateur a fait parvenir ce cliché à la rédaction, preuve que des fauves se baladent en liberté dans la capitale.

« Je crois que ce soir, on devrait rester groupés… » proposa Tristana d’une voix blanche.

Zoé ne put qu’approuver. Le frisson qui la parcourut tenait pourtant autant de l’excitation que de la peur.

©Blanche Montclair


[1] Le Parti Libéral autrichien (Freiheitliche Partei Österreich – FPÖ), parti politique d’extrême-droite, nationaliste et souverainiste, dont l’un des chevaux de bataille est l’identité nationale.


Je ne vais pas dire « Winter is coming »… mais « Wolves are coming », à ce qu’il semble! Et oui, c’est que notre inspecteur va commencer à aller de surprise en surprise… et qu’il se passe des choses extraordinaires à Vienne, les amis! Et ce n’est pas près de s’arrêter! J’espère que vous apprécierez la suite… 🙂

Si vous prenez Le Sang des Wolf en cours de route, je vous invite à découvrir son résumé, son prologue (très important!) et à vous reporter à la table des matières! En attendant, je vous souhaite bonne lecture et vous dis à demain pour la seconde partie du chapitre! 

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Publié par

Blanche Mt.Cl.

Blogueuse, artiste autodidacte et graphiste, amoureuse des littératures de l'imaginaire et auteure sur WattPad (Le Sang des Wolf, La Nuit de Wolf et Pourquoi les Vampires aiment Paris Plage). N'hésitez pas à vous laisser entrainer dans mon univers!

2 réflexions au sujet de « Le Sang des Wolf – ACTE I – Chapitre VIII – 1ère Partie »

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