Cinéma – Cinq comédies SFFF à visionner pendant les vacances

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

Tout d’abord, je tiens à m’excuser pour le peu de chroniques film dignes de ce nom ces derniers temps: m’ont manqué le temps, ainsi que les occasions de visionner des œuvres dans les genres représentés sur ce blog (sauf Sharknado, mais là j’avais VRAIMENT besoin de me détendre!). Croyez bien que ces présentations et analyses un peu plus poussées me manquent beaucoup, et que j’ai hâte de m’y relancer. Aussi j’ai décidé de vous gratifier à nouveau d’un petit top, ne serait-ce que pour soulager ceux qui ne sont pas intéressés par la mise en ligne du roman et qui vont péter un câble! 😉

19636870.jpg-r_1280_720-f_jpg-q_x-xxyxx
Nul doute que vous reconnaissez ce loustic…

Et puis zut, c’est l’été. Certains d’entre nous sont en vacances et ont juste envie de passer des moments fun et détente avec les potes ou la famille. Quant à moi, j’accuse une baisse de moral comme rarement ça m’arrive en été (énièmes vacances sans partir à rester enfermée, envie de dépaysement et de voyage, nostalgie autrichienne, météo de merde, fatigue, impression d’une baisse de qualité sur le blog, graphisme qui piétine, doutes d’auteurs…), et j’aurais bien besoin de m’amuser. 🙂 Aussi j’ai décidé qu’une bonne dose de rire serait la bienvenue et j’ai choisi de dédier ce petit top à des comédies S.F. Entre vieux coucous et films plus récents, entre œuvres cultes et opus moins connus, laissez-moi vous emmener dans le monde des situations loufoques, des blagues douteuses et des clins d’œil en tout genre… qui vous feront certainement vous coucher plus bête! 😉

  • L’Aventure intérieure (Joe Dante, 1987)
19631793.jpg-r_1280_720-f_jpg-q_x-xxyxx
Affiche – Source: AlloCiné

Et oui, je commence avec les années 80, qui ont produit quelques monuments du genre, dont quelques œuvres cultes signées Joe Dante comme les Gremlins, Les Banlieusards ou autres. Remake du Voyage fantastique sorti en 1966, L’Aventure intérieure n’est pas nécessairement celui auquel on pense en premier, et pourtant, c’est une comédie S.F. qui me botte depuis l’enfance. De quoi s’agit-il?

Le lieutenant Tuck Pendleton (Dennis Quaid, jeune, fringant et bien gaulé), un brin rétif à l’autorité et porté sur la bouteille depuis que sa fiancée Lydia Maxwell (Meg Ryan) l’a plaqué, se porte volontaire pour une expérience de miniaturisation pour se faire injecter dans le corps d’un cobaye, à savoir un lapin de laboratoire. Or l’expérience tourne court quand le laboratoire est assailli par des espions industriels. L’un des scientifiques parvient à s’enfuir, transportant avec lui la seringue contenant le module miniaturisé de Tuck. Poursuivi et blessé, il a tout juste le temps d’injecter le malheureux lieutenant dans la fesse de Jack Putter (Martin Short) avant de mourir. Hôte de caisse hypocondriaque et peu sûr de lui-même, Putter est en proie à toutes sortes d’angoisse et se croit d’abord possédé quand la voix de Tuck résonne dans sa tête. Une fois la surprise passée, c’est un vrai partenariat, et même une amitié qui s’établit entre les deux hommes. Poussé par l’audace du lieutenant, Jack Putter va se découvrir un courage insoupçonné pour tenter de faire sortir Tuck avant que celui-ci manque d’oxygène, et pour révéler au grand jour les mauvais agissements de certains scientifiques et industriels…

Que dire?… Évidemment le film est très marqué par les années 1980. S’il nous est sympathique, c’est avant tout parce qu’on y voit un garçon ordinaire, voire carrément loser, devenir un héros (en cela encouragé par un mec mignon qui en a – c’est que le Denis Quaid était franchement pas mal dans sa jeunesse!). Sans compter que les situations, rocambolesques à souhait (une expérience de miniaturisation interrompue qui change des personnages en nains…), et les looks de certains protagonistes (je pense au « Cow-Boy », le « méchant » aux bottes en croco plus ridicule que véritablement effrayant). Bref, c’est un rire franc et bon enfant qui nous envahi quand Jack Putter se fait enfoncer une seringue dans le postérieur sans comprendre ce qui lui arrive, où quand il flippe en entendant la voix de Tuck dans sa tête. Quant aux entrevues avec le Cow-Boy (Robert Picardo), elles sont tout simplement hilarantes. Bref, un petit film sans prétention que j’aime à savourer sans arrière-pensée, même si certaines scènes sont un peu con-con.

  • Paul (Greg Mottola, 2011)
19640165.jpg-r_1280_720-f_jpg-q_x-xxyxx
Affiche – Source: AlloCiné

Alors là, alors là. Arrêt sur image. Depuis X-Files dans mon enfance, j’aime beaucoup les histoires d’extraterrestres. Aussi me suis-je un soir laissée tenter par une diffusion de Paul, peu après mon retour d’Angleterre il y a bientôt trois ans et demi. Il m’intriguait déjà, certainement parce que je trouvais que le petit bonhomme gris avait une bonne tête, et également à cause du duo d’acteurs gagnant que j’avais beaucoup aimé dans des comédies comme Shaun of the Dead et Hot Fuzz, les excellents Simon Pegg et Nick Frost, également scénaristes du film.

Pour vous re-situer, Graeme Willy (Simon Pegg) – pour ceux qui connaissent un peu l’argot british, vous parlez d’un nom! – et son ami Clive Gollings (Nick Frost), respectivement dessinateur et auteur de S.F. venus de Grande-Bretagne, se rendent au Comic Con de San Diego et se paient un road-trip en camping car à travers les Etats-Unis. Or un soir, alors qu’ils sont arrêtés au milieu du désert, ils tombent sur un étrange phénomène: Paul (voix de Seth Rodgen), un alien d’un mètre vingt de haut avec un sens de l’humour et des convenances très particulier, qui va donner une tournure inattendue à leur voyage, et attirer à leurs trousses le redoutable agent Zet (Jason Bateman)…

J’admets avoir un sens de l’humour assez particulier et pas toujours très fin, voire carrément vulgaire et cru quand je m’y mets (en témoignent mes chroniques consacrées à G.O.R.A. et Iron Sky, bien WTF), et Paul m’a faite rire à chaque fois, en V.F. et surtout en V.O. Je pense qu’un jour il reviendra ma filmothèque au côté de Shaun of the Dead, Hot Fuzz ou Le Dernier Pub avant la Fin du Monde. Irrévérencieux et parfois clairement pipi-caca, le film séduit pourtant par la verve de cet alien nonchalant et décomplexé, qui pointe du doigts certains aspects de la bêtise et de l’ignorance humaines – comme lorsqu’il fait comprendre la théorie de l’évolution à Ruth (Kristen Wiig), une jeune femme élevée isolée dans le créationnisme de son géniteur bigot. Cette libération de la demoiselle va d’ailleurs créer d’autres situations embarrassantes pour nos voyageurs pourtant avides de sensations, particulièrement pour Graeme dont le willy intéresse justement beaucoup Ruth.

Mais hormis pour ses passages un peu graveleux qui, avons-le, me font franchement rire, j’aime également Paul parce qu’il rend, dans une certaine mesure, hommage à la culture geek. J’entends par là qu’elle est l’objet d’une certaine autodérision, sans être pour autant tournée en ridicule. Si les deux héros peuvent avoir l’air de caricatures de prime abord, un peu gauches et pas franchement des parangons de beauté, avec des trips qu’eux seuls comprennent, on découvre qu’ils ne sont pas si godiches que ça (je ne vous raconte pas ce que fait Clive avec les femelles Ewoks lors des conventions Star Wars), et ça fait du bien. Nos deux acteurs et scénaristes s’en donnent à cœur joie avec les codes de la S.F., et démystifient certaines légendes grâce à la présence de Paul qui va encore plus les dégourdir, et solidifier encore leur amitié.

Bref, Paul est pour moi un petit régal, plein de clins d’œil à défaut d’être fin… Et puis, je recommande Paul rien que pour la scène de baston avec de gros red necks dans le bar routier, avec l’orchestre entonnant l’air de la cantine de Star Wars!

  • Les Tortues Ninja 1,2 et 3 (Steve Barron, 1990 – Michael Pressman, 1991 – Stuart Gillard, 1993)
126048.jpg-r_1280_720-f_jpg-q_x-xxyxx
Affiche – Source: AlloCiné

Je viens de vous donner du level avec Paul, accrocher-vous car j’ai encore mieux. J’ai nommé: Les Tortues Ninja. Mais les VRAIES, la production américano-hong-kongaise du début des années 1990, histoire de vous nettoyer les yeux de cette soupe ir-regardable qu’est l’opus de Michael Bay avec ses mouvements de caméra qui vous collent le mal de mer. Bon, le niveau de ces tortues Ninjas-là n’est pas bien plus élevé, mais… nom de Dieu, c’est tellement moins aseptisé et plus fun, très marqués par la période, visuellement et musicalement. Je n’ai pas lu les comics, mais j’aimais beaucoup la série animée quand j’étais petite. Il faut savoir que mes parents, un peu geek dans leur genre, sont fans, et que Les Tortues Ninja est l’un des premiers films qu’ils nous aient montré à mon frère et moi quand nous étions petits. (N.B.: Mon frère avait de super figurines des Tortues Ninja, si bien qu’il m’arrivait de délaisser mes Barbies pour aller jouer avec lui! Ses figurine de Splinter, de Raphael en tenue de Samouraï et du prince Kenshin étaient TOP!)

Le premier volet des Tortues Ninja nous emmène dans les égoûts de New York où vivent des tortues mutantes ados, Leonardo, Raphael, Michel-Angelo et Donatello, élevées et entrainées aux arts martiaux par un rat géant venu du Japon, Splinter (ça sonne pas hyper nippon, mais bon…). Nos tortues doivent faire face à des gangs qui sévissent dans la Grosse Pomme, chapeauté par Shredder, maitre en arts martiaux et ennemi juré de Splinter. En chemin, ils pourront compter sur l’aide de la reporter April O’Neill (Judith Hoag) et d’un voyou excentrique qui se veut justicier, Casey Jones (Ellias Koteas).

Humour, blagounettes et jeux de mots à deux balles, références très propres à l’époque (« Wouah, ça c’est un instant Kodak! ») ou noms d’oiseaux, on s’y castagne avec bonne humeur un peu comme dans un vieux John Wayne. Mais s’il est une chose que j’ai retenu, c’est l’ouverture du film: sur fond de musique fin eighties, nos quatre larrons verts tapent la chorégraphie dans les égouts. Je ne tenterai pas de vous faire croire au contenu hautement philosophique de la chose, mais le film explore également les relations père-fils, les relations fraternelles, alors que Raphael est en conflit avec le reste de sa famille – c’est d’ailleurs lors d’une ses fugues qu’il va porter secours à April qui va devenir son amie, et rencontrer Casey qui le sortira d’un mauvais pas. Il arrive donc qu’à de rares moments, et sans doute sans que la prod’ l’ait fait exprès, nos petites tortues vertes soient attendrissantes. En plus, je trouve que les costumes de tortues (il s’agit d’acteurs en costume, pas d’images de synthèse!) sont très bien faits et donnent vraiment le côté rigolo aux personnages.

291049.jpg-r_1280_720-f_jpg-q_x-xxyxx
Affiche – Source: AlloCiné

Le film a fait l’objet de deux suites. Le second opus voit le retour de Shredder et l’apparition de mutants du fait d’un étrange produit toxique, celui-là même qui a rendu Splinter et les tortues comme elles sont. Il n’est pas franchement mémorable, mais le troisième de la série le rattrape amplement. Les Tortues Ninja 3 est beaucoup plus amusant. D’une part, parce qu’on y retrouve Casey Jones qui, sous ses airs con-con, cumule les bonnes répliques. D’autre part, parce que même s’il est mince, il y a… un scénario! Et oui: April (Page Turco), grande sœur attitrée de nos tortues, ramène un jour quelques petits cadeaux chinés chez un brocanteur à ses quatre amis, dont un sceptre étrange qui s’avère capable de faire voyager dans le temps ceux qui le tiennent. Or il a une façon très particulière de fonctionner: ouvrant un couloir vers le Japon médiéval, il ramène des personnes d’une époque à l’autre. Ainsi, quand April disparaît dans les « couloirs du temps », un prince japonais, Kenshin (Henry Hayashi), apparaît à sa place: il s’est enfui de chez son père, le daimyō, alors qu’il cherchait à rejoindre sa dulcinée, Mitsu (Vivian Wu), jeune guerrière d’un clan rebelle. C’est en partant à la rescousse d’April que les quatre tortues transfèrent quatre samouraï dans le New York du XXe siècle. Pendant ce temps, dans le Japon du XVIIe siècle, les tortues sauvent April, entraînent les rebelles et tentent de faire échouer les manigances du maléfique Walker (Stuart Wilson), un britannique qui tente de vendre des armes au daimyō… aidés par un improbable ancêtre de Casey. Quant à celui-ci, il est relégué au poste de baby-sitter de samouraïs à New York, tandis que Kenshin enrage de ne pouvoir retrouver sa belle Mitsu…

Comme vous vous en doutez, c’est loin, très loin d’être un grand film, mais la mise en scène du Japon médiéval est assez sympa, peut-être au détriment des décors new-yorkais et de l’appartement sous-terrain des tortues, plus assez répugnant à mon goût (sérieux, dans ce film, il ressemble à un loft en souplex!). On ne passe évidemment pas à côté de tous ces clichés nippons sur l’honneurs, et les tortues sont parfois un peu irritantes, mais le récit d’aventures est… disons-le, relativement correct. Même si la présence d’un ancêtre de Casey, comme par hasard attiré par April, me pose un peu problème. Une ou deux répliques peuvent prêter à sourire (« On se croirait dans un épisode de Shogun! »), surtout celles de Casey toujours très zen (« Ken, mets des pantoufles et bois une verveine, j’te trouve nerveux! »). Ça ne vole pas haut, mais ça détend vachement, il n’y a pas à dire!… Et à mon humble avis, c’est toujours mieux que ce qu’a fait Michael Bay! 😉 (Joker pour Megane Fox qui m’a agréablement surprise en April, mais le reste… NAN!)

En revanche, à prendre au millième degré, avec un pack de bière et un saladier de M&M’s!

  • Evolution (Ivan Reitman, 2001)
69199515_af.jpg-r_1280_720-f_jpg-q_x-xxyxx
Affiche – Source: AlloCiné

Voici à mon sens, l’une des comédies de S.F. les plus sympas de ces dernières années, réalisée par celui à qui l’on devait déjà S.O.S. Fantômes, Jumeaux, Un flic à la maternelle et Junior.

À la fois absurde et plein de clins d’œil, Evolution nous emmène dans une petite fac de science en Arizona. Non-loin de là, un météore s’écrase en plein désert. Ira Cane (David Duchovny), professeur de sciences, et son collègue Harry Block (Orlando Jones), directeur de recherches, s’en vont inspecter les lieux. Ils croisent la route de Wayne Gray (Seann William Scott), aspirant pompier, qui a assisté au phénomène et qui y a laissé sa voiture, et font leurs prélèvements quand une étrange gelée bleue s’écoule du météore. De retour au laboratoire universitaire, ils découvrent  qu’il s’agit d’organismes uni-cellulaires qui, non-contents de se multiplier à toute vitesse, évoluent également rapidement pour former des organismes plus complexes. Entrevoyant une formidable découverte, les deux scientifiques retournent sur place pour étudier le terrain de plus près, mais trouvent le site bouclé par l’Armée, sous le contrôle du général Woodman (Ted Levine) et de la charmante mais maladroite Docteur Allison Reed (Julianne Moore). Ceux-ci leur interdisent l’accès au site, et s’emparent de leurs recherches, alors que les entités extraterrestres se multiplient et évoluent, envahissant les environs. C’est sans compter sur Wayne Gray qui recueille le cadavre d’un spécimen dans le club où il travaille, permettant à Cane et à Block de poursuivre leurs investigations…

Bien sûr, on ne peut passer à côté des clins d’œil au précédent grand rôle de David Duchovny – l’agent Mulder – et cette nouvelle incursion de l’acteur au pays des extraterrestres prête à sourire. Et lui qui nous avait habitué au tragique, finalement, son talent comique ne fait pas de doute. Celui de Seann William Scott alias Stiefler dans les American Pie, n’est plus à prouver. Orlando Jones est assez irrésistible en Harry Block, rôle qui aurait aussi bien convenu à un Jeff Goldblum ❤️ Bref, le trio d’acteurs principaux fonctionne assez bien dans l’ensemble et certaines scènes de poursuites avec les extraterrestres ne sont pas sans rappeler des passages de S.O.S. Fantômes. Rebondissement, comique de situation (pas toujours dans la dentelle, je le reconnais!), petite bluette et solution inattendue donnent à cette comédie beaucoup de pêche. C’est à mon sens un film à voir pour se mettre de bonne humeur. Elle s’en sort avec les honneurs et je peux vous garantir que vous n’oublierez pas certains passages!

  • Retour vers le Futur (Robert Zemeckis, 1985-1990)
18686482.jpg-r_1280_720-f_jpg-q_x-xxyxx
Affiche du premier volet – Source: AlloCiné

Enfin, je termine avec une véritable institution. Musique mythique, voiture stylée et skateboard, je vous embarque dans… Retour vers le futur, la trilogie mythique de Robert Zemeckis, sortie entre 1985 et 1990, qui narre les aventures de Marty McFly (Michael J. Fox) et de son improbable ami Emmett Brown dit Doc (Christopher Lloyd).

Hill Valley, années 1980. Marty est un sympathique ado qui rêve de faire du rock avec son groupe du lycée, et a une ravissante petite amie, Jennifer. Or chez lui, le tableau n’est pas si idyllique: son père George (Crispin Glover) est une lavette qui se laisse marcher dessus par son chef Biff (Thomas F. Wilson) qui lui fait des tonnes de coups pendables, sa mère Loren (Lea Thompson) noie son ennui dans l’alcool et se complait dans la nostalgie, quand son frère et sa sœur aînés sont de vrais glands. Bref, tout ce petit monde se complait dans une médiocrité qui ne convient pas au jeune Marty, qui aimerait voir son père se faire respecter par Biff. Heureusement, il est très ami avec Emmett Brown, savant excentrique du voisinage qu’il surnomme affectueusement « Doc ». Celui-ci lui donne rendez-vous sur un parking pour tester un véhicule à voyager dans le temps… une DeLorean customisée par les bons soins du scientifique. La soirée tourne mal quand des terroristes à qui Doc avait dérobé de l’uranium pour sa machine débusquent les deux hommes et se lancent à leur poursuite… Après que Doc se soit pris une balle, Marty s’engouffre dans la DeLorean et appuie sur le champignon pour échapper à ses poursuivants, et se retrouve propulsé trente ans en arrière, dans les années 1950…

S’il se fait un devoir de retrouver Doc – le Doc de trente ans plus tôt – la seule personne apte à le ramener à son époque, le jeune homme rencontre accidentellement ses parents. Il assiste, horrifié, aux brimades subies par son père du fait de Biff et de sa bande, et est poursuivi par les assiduités de sa mère, moins sage que son discours de maman le laissait penser! 🙂 Mais son intervention changera à jamais la vie de ses parents. Je pense que vous l’avez tous vu, mais au cas où certains d’entre vous n’aient jamais sauté le pas… 🙂 Je vous laisse le plaisir de cette découverte! 🙂

474464.jpg-r_1280_720-f_jpg-q_x-xxyxx
Affiche du second opus – Source: AlloCiné

Retour vers le futur II nous amène en 2015 – donc l’an dernier – dans le futur peu glorieux de Marty, père démissionnaire et peu affirmé, pour sauver son fils des manigances de Griff, petit-fils de Biff. Or Marty souhaite ramener un souvenir de ce voyage avec Doc: un almanach avec tous les résultats sportifs de la fin du siècle, afin de parier sur les bonnes équipes pour amasser une petite fortune. Il est sévèrement tancé par Doc qui jette l’ouvrage à la poubelle. Mais Biff, devenu un vieux croulant, les a épiés: il s’empare du livre et monte dans la DeLorean, pour retourner dans les années 1950, et le donner à son alter ego jeune. Il revient ni vu, ni connu, avant que Doc et Marty ne retournent dans les années 1980. Mais ce qui les attend est tout bonnement effrayant: le quartier où vivait Marty est devenu un vrai coupe-gorge, et Hill Valley est dominé par le cruel Biff, qui domine Hill Valley après avoir amassé une fortune colossale en paris sportifs, et qui a épousé la veuve McFly… soit la propre mère de Marty! Seule solution pour Marty et Doc: retourner dans le passé pour éviter que Biff ne se serve de l’almanach, tout en évitant de croiser leurs doubles toujours présents dans les années 1950, à l’époque de la rencontre de ses parents…

Retour vers le futur III… C’est encore autre chose. 🙂 Je dois admettre que c’est mon PRÉFÉRÉ. Tout débute dans les années 1950, alors que Marty est bloqué après que Doc soit reparti sans lui à cause d’un caprice météo. Or il lui laisse une note: il lui explique qu’il mène une vie simple dans les années 1880, au temps des pionniers du Far West, et lui enjoint de retrouver le Doc des années 50, ainsi qu’une planque où il a laissé la DeLorean, qui y dort depuis le XIXe, et les instructions pour la réparer à partir des composants de l’époque, afin qu’il retourne chez lui. Il suit le conseil de son ami et retrouve le Doc des années 50, mais quand ceux-ci sortent la DeLorean du puits de mine où elle était dissimulé, Marty découvre, dans le cimetière avoisinant, une tombe au nom de Doc… stipulant que celui-ci est mort par balle, assassiné par un certain Bufford Tannen! Ni une, ni deux, notre jeune héros décide, une fois la machine à voyager dans le temps réparée, de voyager au temps des cow-boys pour ramener Doc sain et sauf. C’est le début d’un voyage… pittoresque!

retour.jpg-r_1280_720-f_jpg-q_x-xxyxx
Affiche du troisième opus – Source: AlloCiné

Cette trilogie, que je connais presque par cœur tant je l’ai vue et revue, vaut le coup car malgré ce côté eighties, elle n’a pas si mal vieilli, et pas mal d’ados et de jeunes adultes peuvent encore s’identifier à Marty pour son insouciance, sa soif d’aventure et son souhait d’avoir des parents forts sur qui compter. L’ambiance, mêlant aventures, fantastique et S.F., fonctionne encore bien, quoique les effets du voyage dans le temps soient présentés de manière très simple et que toutes les possibilités ne soient pas explorées. En même temps, on reste dans le registre de la comédie, alors nul besoin de sombrer dans le catastrophique le plus sombre, et les péripéties de Marty et Doc doivent continuer de nous faire sourire! 🙂

Le pittoresque tient aussi à ces différentes époques traversées et les rencontres faites par les protagonistes: c’est vrai, qui n’a jamais eu envie de voir si l’époque de ses parents était vraiment « le bon temps », ou de vérifier si ses parents étaient si sage ou cool qu’ils le prétendent? 😉 Qui n’a pas eu envie d’essayer des fringues d’un autre temps ou de tester le rock’n’roll? Qui n’a pas eu tout simplement envie de voir de ses propres yeux comment était l’époque de ses ancêtres? Ainsi, outre ses parents, Marty croisera ses arrière-arrière-grand-parents arrivés d’Irlande, et les ancêtres de différents protagonistes – celui de son proviseur était sheriff, celui de Biff n’est aurre que le hors-la-loi Bufford Tannen… Et voir les mêmes acteurs dans des costumes très différents est parfois génial!… Sans compter que la trilogie offre son lot de moments très drôles et de répliques de bon aloi… Je revois encore Marty débarquer au Far Ouest dans sa panoplie de Cow-Boy à chemise rose bonbon… 😀

Je vais conclure avec deux scènes/répliques que j’adore. Je pense notamment, à ce moment génial du premier volet… Dans les années 1950, les Etats-Unis sont encore en pleine ségrégation. Lors du bal du lycée dans la dernière partie du film, l’orchestre est composé de musiciens noirs dont l’un prend sa pause sur le parking du lycée, appuyé à sa voiture, quand la bande de Biff jette Marty dans le coffre du véhicule pour l’y enfermer. Alors qu’il intervient, les trois petites frappes le traitent de bamboula. À ce moment-là, les portes de la bagnole s’ouvre et le reste des musicos sort dans un mouvement parfaitement synchronisé tandis que celui déjà dehors lance la répartie qui tue: « Qui t’appelle bamboula, espèce de cul-terreux? » JOUISSIF. 😀

Enfin, lorsque dans le troisième film, Marty lance un plat à tarte en mode Frisbee sur Bufford Tannen pour le désarmée et que ce dernier, vexé comme un pou lui lance: « On va voir si t’en as assez dans le bide pour dégainer autre chose qu’un plat à tarte! » Haha! Énorme! 🙂

  • Conclusion

Voici donc les choses que j’aime à regarder pendant les vacances pour me détendre. 🙂 Bien sûr, en termes cinématographiques, il y a du bon et du moins bon, mais avouons que parfois le très bon ne fait pas toujours rire! 😉 Je me suis bien sûr beaucoup attardée sur Retour vers le Futur et je pense que j’aurais dû y consacrer une chronique. Mais qui sait, un jour peut-être… Je me suis bien amusée à écrire ce top, et j’espère qu’à défaut de vous donner envie de voir certains films, je vous aurai au moins fait sourire! 🙂

Et vous alors, quelles sont les bêtises SFFF que vous aimez visionner pour vous détendre les neurones? 🙂 Avez-vous d’autres suggestions à me faire? 🙂

Je vous souhaite un excellent week-end à toutes et à tous, et vous dis à bientôt, avec les prochains chapitres du roman, mais aussi avec de nouvelles chroniques livre!

Blanche Mt.-Cl.

Publicités

Publié par

Blanche Mt.Cl.

Blogueuse, artiste autodidacte et graphiste, amoureuse des littératures de l'imaginaire et auteure sur WattPad (Le Sang des Wolf, La Nuit de Wolf et Pourquoi les Vampires aiment Paris Plage). N'hésitez pas à vous laisser entrainer dans mon univers!

11 réflexions au sujet de « Cinéma – Cinq comédies SFFF à visionner pendant les vacances »

  1. Roh, L’aventure intérieure ! Je l’avais vu gamine, c’était marrant ! ^^
    Je valide totalement Retour vers le futur ! Quant à Evolution, je voulais le voir depuis longtemps, il sera peut-être temps que j’y jette un oeil ! ^^ »
    De mon côté, comme comédie SF de l’été, j’aime bien revoir Men in Black ou le récent Pixels.

    Aimé par 1 personne

    1. Je n’ai pas vu « Pixels »… C’est vrai que j’aime bien les « Men in Black » aussi – surtout le premier, je me souviens l’époque où mon père nous imitait la bestiole en costume d’Edgar – mais cela m’a moins marqué que les films cités. 🙂

      Aimé par 1 personne

Vos réflexions sont les bienvenues...

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s