SEMAINE THÉMATIQUE « ADAPTATIONS DE CONTES » – Contes au cinéma: faire sens ou divertir?

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

800px-Hänsel_und_Gretel2
Illustration du conte par Alexander Zick – Source: Wikipedia

Je poursuis cette semaine dédiée aux adaptations de contes avec deux films qui réutilisent et détournent le genre. Si l’un adapte un conte connu en racontant sa suite de manière spectaculaire, l’autre fait d’auteurs de contes les acteurs de ce qu’ils ont écrits: Hansel et Gretel: Witch Hunters (Tommy Wirkola, 2013) et Les frères Grimm (Terry Gilliam, 2005).

Je sais que pour pas mal de critiques, l’opus traitant d’Hansel et Gretel est une vaste blague, et qu’on pourrait s’étonner que je le traite ici avec une réalisation de Terri Gilliam, un cinéaste plutôt bien considéré. Eh bien, au risque de choquer certains d’entre vous, Terry Gilliam, hormis pour Brazil et L’Armée des Douze Singes, me laisse toujours très mitigée. Donc, vous imaginez que mon point de vue sur Les frères Grimm sera assez critique. 🙂 Je souhaitais traiter ces deux films ensemble, non-seulement pour la débauche visuelle, mais aussi parce qu’ils ont tous les deux pour cadre le monde germanique du XIXe siècle, et que l’on pourrait s’attendre à voir les protagonistes des deux histoires se croiser tant certains éléments se ressemblent.

Pour ma part, ils me posent la question de la modernisation des contes, de leur contextualisation, et surtout du sens… Bien évidemment, tout cela est très subjectif!

  • Les Grimm et leurs contes

Qui sont donc les frères Grimm? J’en ai parlé il y a quelques mois, mais je vais tout de même revenir dessus. Jacob (1785-1863) et Wilhelm (1786-1859) Grimm, deux érudits et éminents germanistes (ils ont notamment mis au point un dictionnaire!), ont côtoyé de nombreux écrivains romantiques à l’université de Marbourg. Durant cette période de « nationalisme romantique » où les intellectuels, en vue d’une unification des différents états allemands cherchent à capter ce qu’est l’esprit germanique, moult auteurs ou penseurs se penchent sur la tradition orale et le folklore germanique, dont les légendes et les contes.

Les frères Grimm se sont donc mis en tête de collecter ces histoires transmises oralement, puis de les compiler, expliquant que des paysans les leur avaient racontées – il s’agissait de donner une couleur authentique aux récits, pour la plupart collectés auprès de la conteuse Dorothea Viehmann, une femme cultivée de Hesse. Il est même possible que les deux frères aient inventé certaines histoires, et ils en ont « arrangé » certaines pour correspondre à la sensibilité de leur époque, et à une certaine perception du folklore germanique. Le premier volume de leurs Contes est paru en 1812, avant diverses rééditions. J’ai eu la chance d’étudier quelques uns de ces contes (certes pas les plus populaires) en fac d’allemand. 🙂 D’où mon intérêt pour le rappel historique, et les analyses de conte.

  • L’histoire d’Hansel et Gretel
Jacob_und_Wilhelm_Grimm
Portrait des frères Grimm – Source: Wikipedia

Hansel et Gretel est l’un des contes les plus populaires consignés par la fratrie Grimm, et entretient une parenté étroite avec Le Petit Poucet des contes de Perrault. On y retrouve en effet le motif de l’enfant abandonné dans la forêt pour cause de pauvreté. Selon les versions de l’histoire, Hansel et Gretel sont les enfants d’un pauvre bûcheron qui ne peut plus les nourrir qui décide avec la mère des enfants, soit convaincu par sa méchante seconde épouse, de laisser les enfants en forêt. Les deux enfants entendent le complot, et Hansel part en forêt avec des cailloux plein les poches, et les sème derrière lui pour en retrouver le chemin. Les deux enfants retournent donc chez eux, mais la tentative suivante réussit: Hansel n’a plus que des miettes de pain à semer, et celles-ci sont picorées par les oiseaux.

Perdus, les enfants errent jusqu’à trouver une maison « comestible » – en pain ou en pain d’épice, avec des fenêtres en sucre. Ils commencent à se sustenter, mais l’habitante des lieux apparaît. Elle leur semble d’abord bienveillante en leur préparant un festin, mais elle se révèle être une odieuse sorcière qui ne cherche qu’à les engraisser pour les manger. Les enfants tentent de gagner du temps, mais pressée de se repaitre de la chair des enfants, elle décide de faire cuire Hansel et ordonne à sa sœur de vérifier le four. La petite Gretel prétexte d’être trop petite et pousse la sorcière dans le four quand celle-ci décide de s’assurer par elle-même de la chaleur. Elle la laisse rôtir et libère son frère Hansel. Les deux enfants découvrent de formidables joyaux dans la demeure de leur geôlière. Ils s’emparent de ses richesses, et parviennent à rentrer chez eux, en traversant un lac sur le dos de cygnes blancs. Selon les versions, les enfants retrouvent leurs deux parents et leur offrent les richesses prises chez la sorcière, ou  leur père seul qui entretemps a perdu la marâtre. Ils sauvent donc leur famille de la pauvreté.

Le conte a plusieurs interprétations possibles. Selon Bruno Bettelheim, auteur de la Psychanalyse des contes de fée, l’histoire d’Hansel et Gretel fait la part belle aux peurs primaires de l’enfance, en particulier celle d’être abandonné par les parents qui nous nourrissent, la nourriture étant un des thèmes majeurs du récit. L’histoire est une sorte d’initiation, au cours de laquelle les deux enfants, passifs et dépendant de leurs parents, vont prendre leur destin en main et se sauver eux-mêmes – les petits cailloux sur le chantier, les subterfuges pour faire croire à la sorcière qu’Hansel ne grossit pas, Gretel qui pousse la sorcière dans le four – avant de sauver leur géniteur en lui rapportant les richesses de la sorcière. C’est une sorte d’accéléré de l’existence où ils s’affranchissent de cette dépendance à leurs parents, avant de revenir prendre soin d’eux. Selon une autre interprétation qui me laisse un peu plus perplexe, Jack Zipes, germaniste américain à la retraite, voit dans cette histoire une sorte de victoire des classes populaires sur les classes aisées qui les « bouffent », représentés par la sorcière. Pourquoi pas? Mais après, je ne sais pas de quelles préoccupations découlait l’histoire d’Hansel et Gretel, outre la pauvreté, mais les mentalités n’étant pas les mêmes que les nôtres, je ne sais pas si de telles idées constituent une grille de lecture valable…

Mais voyons donc ce que nous réservent les deux films que je présenterai ici, qui s’attaquent à la vie des frères Grimm eux-mêmes et au destin d’Hansel et Gretel devenus adultes.

  • Présentation des films
Brothers_grimm_movie_poster
Affiche du film – Source: Wikipedia

Commençons avec Les frères Grimm de Terry Gilliam, sorti en 2005. Il nous livre une version plus ancrée dans le magique de la vie des frères Grimm, dans l’Allemagne du début du XIXe siècle occupée par les armées napoléoniennes. Jacob (Heath Ledger) et Wilhelm Grimm (Matt Damon), sont deux escrocs qui jouent sur les croyances populaires pour l’argent et la gloire. Ils mettent en scène des attaques de monstres qu’ils doivent vaincre, et sont grassement payés pour cela par des populations apeurées. Mais ils vont devoir faire face à un nouveau défi. En effet, le général français Delatombe (Jonathan Price), qui a entendu parler d’eux, les mande pour résoudre un mystère dans le village de Marbaden où des enfants, jouets d’une force maléfique, disparaissent. Jacob et Wilhelm arrivent sur place, pensant s’en sortir avec leurs astuces habituelles, mais tout ne se passe pas comme prévu.
Ils rencontrent la sœur aînée d’enfant disparus, une chasseresse nommée Angelika (Lena Headey – vous la connaissez sous le nom de Cercei Lannister!), qui les aide dans leurs recherchent. Dans la forêt, ils découvrent bientôt les ruines d’une tour, et vont se confronter à une reine malfaisante (Monica Bellucci)… Le merveilleux existe donc bel et bien…

Hansel-and-Gretel-Witch-Hunter-hansel-and-gretel-witch-hunters
Une des affiches du film – Source: Wikipedia

Passons maintenant à Hansel et Gretel: Witch Hunters.
Dans une Allemagne du XIXe fantasmée, Hansel (Jeremy Renner) et Gretel (Gemma Aterton) sont devenus des adultes, et des chasseurs de sorcière renommés, trimballant avec eux tout un arsenal d’armes à la pointe. Arrivés dans une ville où le maire les a convoqués, ils sauvent du bûcher Mina (Pihla Viitala), accusée de sorcellerie. Ils apprennent alors quelle est leur mission: endiguer les enlèvements d’enfant par des sorcières, qui ont augmenté ces derniers temps. Car à l’approche de la Lune de Sang, date symbolique du calendrier des sorcières, elles auraient besoin de sacrifier quelques bambins. Hansel et Gretel ont également maille à partir avec le sheriff Berringer (Peter Stormare), leur rival, qui décide de se lancer aux trousses des sorcières de son côté.
Mais c’est bientôt la sorcière Muriel (Famke Janssen), qui va attaquer la ville avec ses acolytes, ce qui va confronter nos deux chasseurs aux fantômes de leur passé… ainsi qu’aux bonnes sorcières, qui, contrairement à ce qu’ils pensaient, existent.

  • Modernisation et contextualisation

Ces deux films ne sont pas, vous l’avez compris, des adaptations à proprement parler, puisqu’ils « brodent » autour de l’univers des contes selon des partis pris pour le moins intéressants: une biographie fantasmée des frères Grimm qui en fait des acteurs des histoires qu’ils racontent, et la suite des aventures d’Hansel et Gretel devenus adultes. Entre récit d’aventure et action aux couleurs folkloriques, les deux histoires sont ancrées dans le monde germanique, celui des auteurs des contes, tout en maisons à colombages, villages pittoresques et jolies forêts. En soi, j’aime l’idée de retourner aux sources de ces contes en les plaçant dans le monde germanique, puisqu’ils font partie du « folklore » européen.

MV5BMjE5MTA3NTcwN15BMl5BanBnXkFtZTYwNjkzNjQ3._V1__SX1232_SY582_
Les deux frères Grimm dans le film éponyme – Source: Imdb.com

Au niveau de la modernisation et de la narration, malgré des histoires qui fonctionnent et qui ne sont pas désagréables à suivre, je suis un peu plus partagée dans le sens où la portée symbolique des contes part en fumée, ou est à mon avis, mal utilisée.

Terry Gilliam est un cinéaste reconnu aux mises en scène baroques comme c’est le cas dans des films comme Brazil ou Tideland (glauquissime, en revanche), et il est sur cette même lancée dans Les Frères Grimm. On y retrouve de nombreuses références à l’œuvre écrite des deux frères – Blanche-Neige, Raiponce, Le Petit Chaperon rouge… – et le destin de la reine maléfique dans sa tour, outre le rappel à la figure de la belle-mère dans Blanche-Neige, a été interprété comme le manque d’assurance des personnages masculins qui préfèrent voir les femmes puissantes comme maléfique.
Outre cette affaire de sauvetage d’enfants et de chasse à la sorcière, on assiste à un triangle amoureux, car les deux frères en pincent pour Angelika, ce qui complique leur relation déjà un peu houleuse. Bref, c’est une débauche d’image, d’histoires et de référence un peu bordélique à mon sens. Terry Gilliam a certes son style mais ma foi, « merveilleux » ne signifie pas nécessairement des « tonnes de trucs » à l’image. Les partis pris étaient sympathiques, les décors somptueux, mais au final, ce film que certains critiques ont qualifié de « féérique », de « fantasmagrorique » ou « personnel » (probablement parce qu’il s’agit de Gilliam), perd la substance des contes qu’il est censé mettre en valeur, au profit d’une intrigue sympa mais qui part dans tous les sens, à l’image de son visuel. Dommage, car Terry Gilliam aurait pu faire beaucoup mieux, et ses deux héros, interprétés par deux acteurs de talent, jouissaient d’un très bon capital sympathie.

MV5BNzE1NDM4MTE1OF5BMl5BanBnXkFtZTcwNTgxNjI5OA@@._V1__SX1232_SY582_
Hansel et Gretel, deux bad-ass qui bottent le c** des sorcières – Source: Imdb.com

Quant à Hansel et Gretel: Chasseurs de sorcière, ma foi, les critiques sont négatives, dans les pays anglo-saxons et en France. Le public, en revanche, ne l’a pas boudé, et la note moyenne des spectateurs sur AllôCiné est plutôt honorable (3,5/5).
Suivre le destin d’Hansel et Gretel et broder autour était une idée des plus attrayantes, et c’est ce qui m’a donné envie de le voir, comme Hansel et Gretel était un de mes contes favoris quand j’étais petite (j’avais un livre-cassette de la collection Ladybird avec de très jolies illustrations très colorées). J’étais donc assez curieuse. Et aussi parce que de temps en temps, j’aime bien me faire un gros film d’action qui ne demande pas trop de réflexion. 😀 Étrangement, j’ai préféré regarder celui-ci aux Frères Grimm, parce que justement, cette modernisation à outrance s’assume telle quelle: nos deux héros réduisent joyeusement en charpie toutes les sorcières croisant leur chemin, tout le monde est bête, crade et méchant autour d’eux, les sorcières sont si ridicules (l’une d’entre elle a une coiffure qui me rappelle une boule ornementale dans un pot-pourri chez mes parents) qu’on aime à les voir se faire éclater la tête. Nos héros, avec leurs armes sophistiquées, auraient presque des allures steampunk. Ils jurent comme des charretiers, en employant des insultes très contemporaines.
Si j’ai trouvé cet opus très amusant à regarder, j’ai tout de même regretté cette débauche d’effets spectaculaire, et le manque de sens lié aux références à l’univers du conte. La seule chose comparable est l’évolution – même si elle n’est pas flagrante – d’Hansel et Gretel, qui découvrent leur passé et cernent mieux qui ils sont, ainsi que le monde qui les entoure.

  • Conclusion – Quel sens donner aux contes aujourd’hui?

Aussi, la question de la modernisation des contes pose question, car tout est possible – le bon, comme le moins bon. J’ai par exemple comparé des adaptations de Blanche-Neige, et j’ai beaucoup aimé l’adaptation télévisuelle qui le situait dans l’Allemagne (même si l’on ne l’appelait pas encore comme ça) de la Renaissance, qui gardait cette noirceur qui sourd souvent des contes. Il existe tout un tas d’éléments qui peuvent encore faire sens aujourd’hui et qui permettent de s’approprier encore les contes. Dans les deux films que j’ai cités, toute la symbolique a, à mon avis, été exploitée de manière incompréhensible, voire passé à la trappe.

On pourrait croire que notre époque est froidement rationnelle et dépourvue de merveilleux, mais ce serait caricaturer. Il faut bien qu’il y ait une raison à ce regain d’intérêt pour les contes de fée au cinéma et à la télévision. Ces histoires sont intemporelles et ont bercé notre enfance comme celle de nos parents, et nous-même, nous avons sûrement déjà lu ces histoires à nos enfants (dans mon cas, c’était à mes petites cousines). Elles continuent de se transmettre. S’il est possible de les adapter, de les transposer, d’en écrire ou d’en dire plusieurs versions ou de s’en inspirer, il ne faut pas oublier ce qu’elles sont à la base: des récits d’aventures, ou plus exactement de « mésaventures », avec un sens caché, teintés d’apprentissage et de mise en garde. Sous couvert d’une histoire toute innocente que certains pourraient trouver mièvres, se cachent des peurs, des aspirations et des interrogations présentes chez les individus des temps jadis. Et il est indéniable qu’encore aujourd’hui, et peut-être plus encore qu’aux temps des Grimm, à une époque où tout évolue si vite (parfois, dans ma courte existence, j’ai l’impression d’avoir vécu dans plusieurs mondes depuis ma naissance) et où toutes nos certitudes peuvent voler en éclat du jour au lendemain, nous questionnons, aspirons et avons peur. Aussi conviendrait-il, dans une adaptation ou un détournement de conte, de ne pas oublier cette partie de nous, prête à recevoir et à capter le sens de ces histoires. Je pense que c’est ce qui a été oublié dans les films de Gilliam et Wirkola que j’ai présentés ici, et ce malgré des idées de départ intéressantes, une débauche d’effets tonitruants et des références à la pelle. Le conte peut se dérouler  n’importe où, n’importe quand, car tout est potentiellement angoissant ou merveilleux, même si cela n’est pas spectaculaire, tout en gardant l’ensemble divertissant.


J’espère donc ne pas vous avoir barbés avec ces réflexions qui n’engagent que moi, quand bien même je pense qu’il peut être intéressant de voir ces deux opus pour se faire une idée de la chose, et peut-être d’imaginer ce qu’ils auraient pu être. 🙂 N’en déduisez pas pour autant que je n’ai pas apprécié ces films! 🙂 Au contraire, j’ai passé un très bon moment, j’ai même parfois beaucoup ri. Mais j’ai beau ne pas toujours chercher une réflexion profonde quand je regarde un film, l’univers des contes est si riche que j’ai toujours un pincement au cœur quand ils perdent de leur subtilité. Je vous laisse donc avec les deux bandes annonces des deux films présentés, et je vous souhaite un bon visionnage avec bière et M&M’s en bonne compagnie!

Je vous dis à très vite pour une prochaine chronique, avec deux films adaptés du même conte, mais qui prennent le contrepied l’un de l’autre! 🙂

Blanche Mt.-Cl.


Titre: Les frères Grimm (Brothers Grimm)
Année de sortie: 2005
Réalisation: Terry Gilliam
Origine: États-Unis, Royaume-Uni
Durée: 1h58
Distribution: Matt Damon, Heath Ledger, Monica Belucci, Lena Headey…

Titre: Hansel et Gretel: Witch Hunters
Année de sortie: 2013
Réalisation: Tommy Wirkola
Origine: États-Unis, Allemagne
Durée: 1h28
Distribution: Jeremy Renner, Gemma Aterton, Famke Janssen, Peter Stormare…

Publicités

Publié par

Blanche Mt.Cl.

Blogueuse, artiste autodidacte et graphiste, amoureuse des littératures de l'imaginaire et auteure sur WattPad (Le Sang des Wolf, La Nuit de Wolf et Pourquoi les Vampires aiment Paris Plage). N'hésitez pas à vous laisser entrainer dans mon univers!

4 réflexions au sujet de « SEMAINE THÉMATIQUE « ADAPTATIONS DE CONTES » – Contes au cinéma: faire sens ou divertir? »

Vos réflexions sont les bienvenues...

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s