Mon Top 5 des films à voir en période de Fêtes

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

Gremlins (1984) Directed by Joe Dante Shown: Gremlins
Une chorale de Noël un peu particulière… – Source: Bloody Disgusting

Je reviens ce mercredi, un peu en avance par rapport aux proverbiales chroniques film du jeudi, avec une petite sélection spéciale pour les Fêtes de fin d’année. Car qui dit Noël et Nouvel An dit programmes spécifiques à la télévision – les traditionnels comédies poussives et téléfilms « romantiques » de M6, The Holiday qui me dépriment plus qu’autre chose, les énièmes redifusions des Astérix et des Sissi… Si certains se plaisent à s’installer devant ces programmes avec du chocolat, je me contente de les mettre en fond sonore quand je fais autre chose.

En général,  je n’aime pas tellement regarder des films axés sur Noël comme Miracle sur la 34ème Rue, La Vie est Belle ou encore Le Pôle Express (animation) qui, j’ignore pourquoi, me rendent toujours un peu triste. À croire que c’est la période pour faire pleurer dans la chaumière alors qu’on aimerait pendant un court laps de temps oublier les difficultés de l’année pour se concentrer sur des choses plus fun… Donc de mon côté, Noël est l’époque des dessins animés et des blockbusters!

Il n’y aura pas de casting ou de fiche technique, mais je vous laisse tranquillement jeter un oeil à mon petit Top Five

  • L’Étrange Noël de Monsieur Jack (Tim Burton, 1994)
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Jack et Sally réunis – Source: AlloCiné

Exception dans les films de Noël, j’adore L’Étrange Noël de Monsieur Jack, film à visionner sans modération entre le 31 Octobre et le 31 Décembre. Très belle réalisation au style visuel typé et envoûtant, avec une bande originale inoubliable, il nous invite à suivre Jack Skellington, vedette locale de la ville d’Halloween. En pleine crise existentielle, Jack va par accident découvrir le village où vivent et travaillent le Père Noël et ses elfes. Fasciné par cet univers qui le change de toute la noirceur qu’il a connue jusqu’alors, il décide de mobiliser sa ville pour organiser les fêtes de Noël à sa sauce. Les habitants d’Halloween s’en donnent à coeur joie… hormis Sally, une douce et timide créature cousue par les soins du Docteur Finkelstein, qui, secrètement amoureuse de Jack, multiplie les tentatives de séduction discrètes et les mises en garde. En effet, elle a un très mauvais pressentiment concernant ces fêtes de fin d’années… dont le résultat risque de lui donner raison!

À la fois hommage aux films de Noël et au vieux cinéma d’horreur, notamment à travers le personnage de Sally, un pendant féminin et délicat à la créature de Frankenstein, amoureuse transie de Jack, il vous emmène dans un univers enchanteur, à une époque de très grande inspiration pour Tim Burton. Car s’il est une chose présente plus que tous dans L’Étrange Noël de Monsieur Jack, c’est la MAGIE. Pas seulement celle de Noël, mais cette magie burtonnienne qui nous fait immanquablement retomber en enfance.

Parce que je l’ai vu gamine, et à mon grand âge, j’ai encore des figurines de Sally et Jack dans ma chambre, elles flattent ma fibre romantique (En revanche, je ne fantasme pas sur l’ossature de Jack… Enfin, pas encore…), je vous recommande vivement de re-découvrir ce bijou.

  • Anastasia (Don Bluth, 1998)
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Anya devant le portrait de la famille impériale – Source: AlloCiné

Maintenant, je pense vous surprendre avec… Anastasia (Don Bluth, 1998).

Si vous vous en souvenez, il retrace l’histoire d’Anya, une orpheline dans la Russie soviétique des années 1920, qui a perdu tout souvenir de son enfance. Ne lui reste qu’un médaillon portant l’inscription: « Ensemble à Paris ». Fuyant l’orphelinat pour rejoindre Saint-Petersbourg, et désireuse de se rendre à Paris pour y retrouver une hypothétique famille, la jolie rousse prend contact avec deux aventuriers: Dimitri, un jeune escroc au charme ravageur, et Vlad, un ancien aristocrate déchu de son rang après la Révolution. Elle se joint à leur plan visant à escroquer l’impératrice douairière Maria, exilée à Paris, qui a promis une forte récompense à ceux qui lui ramèneraient sa petite-fille Anastasia… Or ce qu’ils ignorent, c’est que dans les sous-sols du Palais Impérial en ruine, l’infâme Raspoutine a survécu, grâce à un pacte avec les puissances infernales. Persuadé qu’un des enfants Romanov est encore en vie, il se lance sur la trace de nos aventuriers en compagnie de sa chauve-souris blanche Bartok. Rien n’ira comme prévu…

Dit comme ça, ça paraît être une histoire de princesse très niaise. 🙂 Il y a certes de cela, car au final les rebondissements sont assez convenus. Quant à ceux qui détestent les dessins animés chantés, il ont de quoi devenir fous avec toutes les chansons que comptent le film (cependant, le numéro chanté d’Anya dans le palais désert est magnifique), je préfère vous prévenir. Et comme toutes les réalisations de Don Bluth, il dégouline de bons sentiments. Mais le récit fonctionne, à mi-chemin entre historique, aventure et même fantastique avec le personnage de Raspoutine doté de pouvoirs magiques. D’ailleurs, c’est un des méchants de dessin animé les plus sympas. La preuve, il a la chanson la plus cool du film… Alors zut, rien que pour Raspoutine revenu des morts, qui tombe en morceaux et qui doit sans arrêt se remettre un membre en place, et pour Dimitri, très bien dessiné, Anastasia vaut le coup d’oeil. D’autant plus que le dessin est magnifique. Les décors, sans doute un peu cliché, sont très marqués par l’influence russe. Entre rouges flashy et dorés, paysages enneigés et salles de bal somptueuses, cela vous donne des envies de vous installer avec du thé Twinnings goût russe et des petits gâteaux pour suivre l’histoire.

(NB: Fait authentique. Dans une autre vie où j’ai étudié la géopolitique, j’ai vraiment été accueillie par un responsable diplomatique russe avec thé aux agrumes et petits gâteaux! C’était top!)

  • Willow (Ron Howard, 1988)
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Affiche du film – Source: AlloCiné

Comme Noël est la saison du merveilleux, on a très envie de se repaître de beaux contes.

Je vous invite donc à découvrir Willow, signé Ron Howard.

Dans cette aventure fantasy, Willow, un jeune Nelwyn (comprenez un nain) trouve un jour un bébé abandonné, une petite Daikini (pas un apéro, les gens de taille « normale »). Il la recueille mais le conseil du village le somme de rendre la petite fille aux siens. Mais en chemin avec ses compagnons, Willow apprend d’une fée que cette enfant nommée Elora, dont la naissance a été annoncée par une prophétie, doit mettre fin au règne de la cruelle reine-sorcière Bavmorda. Celle-ci n’a de cesse de chercher ce bébé pour le tuer. Notre Nelwyn poursuit donc son voyage. Il rencontre en route un filou du nom de Madmartigan, et tente de rejoindre Fin Raziel, une bonne sorcière capable de les aider à accomplir la destinée de la petite Elora. C’est sans compter sur les soldats de Bavmorda qui les traquent, menés par la fille de celle-ci, la belle et très dure Sorsha

Pourquoi le regarder à Noël?… Outre une aventure que l’on suit avec plaisir, Willow offre quelques moment vraiment hilarants qui valent le coup d’être vus. Je pense notamment à la performance de Val Kilmer, alors jeune et fringuant, en Madmartigan, que l’on voit tour à tour se travestir ou se transformer en immense boule de neige quand il dévale en tombant une pente enneigée pour échapper aux soldats de Bavmorda. On retrouve tous les ingrédients qui font le charme de la fantasy des années 1980 – une quête, une prophétie, des créatures surnaturelles, des transformations impressionnantes, des duels de magie, une romance, des armures étincelantes, une musique épique, des rebondissements et de l’émotion… Un film au charme à l’ancienne comme on n’en fait plus, et comme on les aime en temps de fête, avec des personnages drôles, courageux et attachants.

C’est un régal qu’en plus, comble du bonus, on peut visionner même avec des enfants!

  • Gremlins (Joe Dante, 1984)
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Affiche du film – Source: AlloCiné

Alors là, je vous gratifie d’un MONUMENT du film fantastique de Noël par excellence, par le réalisateur à qui l’on doit des chefs d’oeuvre comme L’Aventure Intérieure (rien que de repenser à Dennis Quaid en petite tenue au début, j’en suis toute chose!) et Les Banlieusards!

Gremlins se passe dans une petite ville des Etats-Unis, à l’approche du réveillon de Noël. Billy Pelzer, jeune employé de banque mais dessinateur aspirant, reçoit par son père inventeur un étrange présent: un mogwaï, une adorable boule de poils aux grands yeux nommée Gizmo. Mais Monsieur Pelzer met son fils en garde: il y a trois règles à suivre concernant Gizmo. Il ne faut ni l’exposer à une lumière violente, ni le mouiller, ni lui donner à manger après minuit. Billy, fou de son nouvel ami à poils, en prend grand soin. Or l’un de ses amis mouille par accident le petit bonhomme: plusieurs autres mogwai sortent alors du corps de la pauvre petite créature. Mais malheureusement, ceux-ci n’ont pas la gentillesse de Gizmo et vont faire tourner en bourrique Billy et sa famille, qui après un de leurs mauvais tour, vont leur donner à manger après minuit. Il s’opère alors une transformation qui rend les mogwais monstrueux et agressifs. Ainsi, le soir du réveillon, ces méchants petit bonhommes sèment la panique dans la ville. Billy, aidé de Kate, la jeune femme pour qui il a un faible, va tout faire pour arrêter le carnage…

Entre parodie d’horreur, fantastique et conte de Noël, Joe Dante signe un film véritablement sympathique qui offre à la fois humour – avec les inventions foireuses du père de Billy, par exemple, ou les préjugés des habitants de cette petite ville – et émotion – car on craque tous pour Gizmo et sa gentille petite bouille, et on se retrouve un peu tous dans ce grand enfant qu’est Billy. Le rythme est enlevé et efficace, les créatures aussi détestables qu’amusantes avec leur totale absence d’état d’âme.

Gremlins a d’ailleurs eu un tel succès qu’une suite est sortie en 1990, narrant les aventures de Billy et Cate, installés à New York, lui enfin dessinateur et elle guide pour la même grande compagnie, à nouveau confronté à ces petits monstres qui prennent d’assaut le bâtiment où tous deux travaillent. Mais bien évidemment c’est le premier opus, plus cohérent au niveau du scénario, qui a ma préférence, en particulier à Noël. Je l’ai d’ailleurs revu avec plaisir le week-end dernier, et j’ai encore ri aux pitreries des petits monstres. Je vous le conseille donc vivement!

  • Indiana Jones (Steven Spielberg, 1981-…)
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Affiche des Aventuriers de l’Arche perdue – Source: AlloCiné

Et oui, pendant les vacances de Noël, on a un peu de temps pour visionner des sagas complètes. Pour certains, c’est Le Seigneur des Anneaux… Pour moi, c’est définitivement les Indiana Jones: Les Aventuriers de l’Arche perdue (1981), Indiana Jones et le Temple Maudit (1984), Indiana Jones et la Dernière Croisade (1989) et Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal (2008). C’est ma madeleine de Proust cinématographique et « blockbusterienne ». Déjà enfant, j’étais fan du professeur Jones que je trouvais mignon – j’étais quand même toute jeune et ce béguin inquiétait quelque peu mes parents. C’est d’ailleurs en visionnant La Dernière Croisade que j’ai vu mon premier zeppelin. 😉

Saga culte, Indiana Jones retrace les périples et les aventures d’Henry Jones Junior, dit Indiana ou Indie, professeur d’archéologie et humble chercheur de trésor. Il traine son fouet et son chapeau à travers le monde à la quête d’objets légendaires comme l’Arche de l’Alliance, le Graal ou encore les crânes de cristal pré-colombiens. On y trouve un Harrison Ford très en forme et à l’aise dans le rôle-titre (et mignon, avec ça, quand il enseigne avec ses petites lunettes!), sympa, décontracté en toute circonstance et prompt au trait d’humour, susceptible quand une jolie femme l’énerve.

L’action se déroule majoritairement dans les années 30, et notre aventurier se trouve bien souvent en butte aux Nazis qui, bien évidemment, veulent s’emparer du pouvoir de ces objets mythiques… tandis que dans Le Royaume du Crâne de Cristal, qui se déroule en pleine Guerre Froide, les « méchants » sont bien sûr russes et communistes. On trouve également toute une galerie de personnages secondaires parfois truculents comme Marcus Brody qui parle sept langues (mortes) et qui est capable de se perdre dans son musée, Sallah rencontré au Caire dans le premier volet que l’on retrouve avec plaisir dans La Dernière Croisade, et Henry Jones (brillamment interprété par Sean Connery), le père d’Indie, et un jeune venu surnommé Mutt, (spoiler alert!) le fils caché et indiscipliné de notre héros, dans le dernier volet. Et bien évidemment, notre Indie est non-seulement un amateur d’antiquités, mais aussi de femmes – Marion Ravenwood (de tout temps, ma préférée, je la trouvais mignonne et drôle!), Willie Scott, Elsa Schneider – parfois chiantes, parfois fatales, toujours mordues de notre archéologue.

J’ai une grande préférence pour Les Aventuriers de l’Arche Perdue, et pour La Dernière Croisade, sorti quand j’étais toute petite et l’une des premières vidéos acquises par mes parents. On sent la continuité entre ces deux opus, quand Le Temple Maudit fait d’Indiana Jones, arrivé par hasard en Inde après une fuite en avion depuis Shanghai, le sauveur d’un village sous la coupe d’un grand prêtre voleur d’enfants qui vénère Kali. Il tient plus de films comme Le Tigre du Bengale de Fritz Lang que des Aventuriers de l’Arche Perdue, ce qui ne l’empêche pas d’être divertissant. Au moins pour cette cette scène CULTE du dîner au plais du maharadjah où Willie Scott s’évanouit devant son sorbet de cervelle de singe… Cependant je préfère la quête d’objets sacrés, avec une réelle dimension mystique, comme le Graal dans le troisième volet.

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À mon avis l’une des scènes les plus drôles de La Dernière Croisade, l’évasion des Jones père et fils d’un manoir bavarois – Source: AlloCiné

De mon côté, je ne trouve pas que Le Crâne de Cristal soit aussi raté qu’on l’ait dit, et certaines critiques m’ont paru vraiment injustes. Il reprend les ingrédients des originaux – objets mythiques, des méchants aux idéologies différentes avec des rêves de conquête, une femme de caractère – et joue également sur ceux qui n’y sont plus comme des personnages décédés. Le fait qu’Harrison Ford et son personnage aient pris de l’âge est traité avec humour, et certaines idées sont, à mon avis, vraiment bonnes comme le retour de Marion Ravenwood (quelle autre femme aurait pu revenir dans la vie d’Indie), l’irruption d’un fils chiant mes courageux…

Et voilà un point crucial… Plus que ratée, pour moi, cette suite est plutôt bâclée. C’est juste qu’à mon humble avis, les bonnes idées n’ont pas été exploitées jusqu’au bout. Le film a donc souffert d’une trop grande importance accordée au spectaculaire, qu’il s’agisse de cette scène de combat de rapière entre Shia LaBeouf et Cate Blanchett debout sur des jeeps, ou la scène finale. Enfin bon, l’avantage à cela est aussi que cette erreur de focalisation nous aura au moins offert cet inoubliable passage, sans doute involontairement hilarant, du magistral saut en frigo d’Indiana Jones, qui me fait toujours rire, parfois encore une heure après la fin du film…

Ça promet pour le cinquième opus en préparation! Mais j’espère de tout coeur qu’il évitera les écueils du Royaume du Crâne de Cristal qui reste, somme toute, assez drôle à voir en ces périodes de fête où l’humeur est à la légèreté. Aussi les aventures d’Indie me font-elles retrouver mon âme d’enfant, à l’époque où je me voyais bien devenir archéologue! 🙂

  • Conclusion

Bien évidemment, nous avons tous nos préférences en période de fêtes… J’aurais pu citer le magnifique Edward aux mains d’argent, mais il me fait pleurer… Le fait est que j’évite les larmes à Noël et au Nouvel An. J’aurais également pu évoquer des séries que j’affectionne de revoir comme Merlin (mais ça, ce sera pour une chronique, un de ces quatre!), mais il va sans dire que je ne pouvais pas tout mettre. D’autant plus que bon, avec les sagas, il y a tout de même bien plus de cinq films dans ce Top Five.

J’espère, pour certains d’entre vous, vous avoir donné envie de regarder de plus près à quelques films que vous n’auriez pas encore visionné, ou de regarder à nouveau ceux que vous avez aimé…

Et vous alors, qu’aimez-vous regarder à Noël? Je suis très impatiente de le découvrir!

Blanche Mt.-Cl.

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Publié par

Blanche Mt.Cl.

Blogueuse, artiste autodidacte et graphiste, amoureuse des littératures de l'imaginaire et auteure sur WattPad (Le Sang des Wolf, La Nuit de Wolf et Pourquoi les Vampires aiment Paris Plage). N'hésitez pas à vous laisser entrainer dans mon univers!

7 réflexions au sujet de “Mon Top 5 des films à voir en période de Fêtes”

  1. La sélection qui donne envie de les revoir, en gros…
    L’étrange Noël …., Gremlins (je l’avais vu à sa sortie en salles, et oui….) et je le revois toujours avec délice ^^; Les Indiana Jones sont excellents bien sûr(sauf ce « Crâne de cristal » très bancal; on verra donc pour le prochain….)
    Bonne pioche!

    Aimé par 1 personne

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