SEMAINE THÉMATIQUE – Les 50 ans d’un monument de la S.F. – « Dune » (Frank Herbert)

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

61xK0JM7LZLIl y a cinquante ans, en 1965, paraissait le premier volume d’un véritable monstre sacré de la science-fiction… Je reviens cette semaine lui rendre hommage. Il s’agit du cycle de Dune rédigé par Frank Herbert, constituée de six tomes: Dune, Le Messie de Dune, Les Enfants de Dune, L’Empereur-dieu de Dune, Les Hérétiques de Dune et La Maison des Mères. Une saga complexe qui court sur plusieurs siècles, et qui retrace le destin de la famille Atréides et de ses descendants, et du combat pour l’épice, une drogue précieuse qui dote ses consommateurs de capacités mentales surhumaines, dont les pilotes spatiaux de la Guilde et les femmes de l’Ordre du Bene Gesserit qui intriguent pour influencer la politique de l’empire galactique…

Comme il est difficile d’écrire sur cette merveilleuse saga sans être trop bavard et complexe, et aussi sans quelques petits spoilers… Ainsi, je diviserai la présente critique en différents cycles de livres, et présenterai les thèmes abordés, ainsi que le style d’écriture et les principaux enjeux explorés par la saga. Entre complots politiques, manipulations génétiques, superstitions, écologie, mégalomanie et histoires d’amour, entrez dans le monde foisonnant et complexe de Dune

  • Par là où tout commence: Dune

En l’an 10191, l’univers est régi par l’empereur Padishah Shaddam IV, qui règne sans partage sur différentes maisons rivales. La plus précieuse richesse de cette univers, l’épice, qui rallonge la vie et révèlent les capacités sans limites qui dorment en chaque humain. Elle n’est produite que sur une planète inhospitalière et couverte de sables à perte de vue: Arrakis, dite Dune.

Parmi les nobles maisons de l’univers, les Atréides règnent sur la planète marine de Caladan. Le duc Leto Atréides vit avec sa concubine Jessica. Celle-ci, belle, fine et sensible, est issue de l’ordre du Bene Gesserit, qui par manipulation génétique et utilisation de l’épice, tente depuis des générations de mettre au monde un messie, un surhomme qui sauverait l’univers. Or Jessica leur a désobéi en donnant à Leto un fils, le jeune Paul. Âgé de quinze ans, le garçon fait la fierté de ses éducateurs, l’ancien baroudeur Gurney Halleck et le mentat Thufir Hawat et a d’ores et déjà été remarqué par l’ancienne éducatrice de sa mère au Bene Gesserit. Le duc reçoit un jour Dune en fief de la part de l’empereur. Il part s’y installer, dans sa capitale d’Arrakeen, bien que flairant le piège. Il tente alors de gagner les faveurs de la tribu locale, les Fremen, libres et réfugiés dans des cavernes au fond du désert… Mais quand suite à une traitrise, les troupes impériales alliées à celles des Harkonnen, ennemis héréditaires des Atréides, déferlent sur Arrakeen pour massacrer le duc et sa famille, le jeune Paul et sa mère Jessica, enceinte, n’ont d’autre choix que de se réfugier dans le désert. Auprès des Fremen, adopté par leur chef Stilgar et tombé amoureux de la belle Chani, Paul prend le nom de Muad’Dib et prépare sa vengeance contre l’empereur, le cruel baron Vladimir Harkonnen et ses neveux Rabban et Feyd-Rautha, qui règnent en despotes sur Arrakeen…

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Couverture du premier tome – Source: Amazon.fr

Ce premier volume vous emporte dans un véritable tourbillon. Entre un style de narration omniscient qui explore les pensées de chacun de ses nombreux personnages, on pourrait croire qu’il est facile de se perdre. Eh bien non! Malgré la complexité des enjeux, le style de narration fluide permet de se laisser captiver et de suivre l’histoire sans trop de difficulté, à condition bien sûr d’avoir le temps de lire autrement qu’en pointillés. 🙂 En revanche l’auteur a suivi des schémas relativement classique en parant la famille du héros de grandes qualités comme la droiture quand Vladimir Harkonnen, à la limite du caricatural, est non-seulement laid et obèse mais aussi un vicieux amateur de tout jeunes garçons, en particulier quand ils ressemblent à Paul Atréides. Glamour, n’est-ce pas?

On découvre par ailleurs un univers futuriste mais étrangement traditionnel. Les ordinateurs et autres « machines pensantes » sont bannies au profit des mentats, des humains maîtres dans la computation et la logique, comme le sont Thufir Hawat, l’un des précepteurs de Paul, et Piter de Vries, le plus froid conseiller du baron Harkonnen. Quant aux voyages spatiaux, il est juste dit que l’on voyage dans les « replis de l’espace », mais on n’en sait pas plus. Ainsi, la technologie passe en arrière-plan pour se concentrer sur la psychologie des personnages, les enjeux et les idées.

Au niveau anthropologique, le lecteur fait la connaissance d’une peuplade aux coutumes aussi barbares que fascinantes, les Fremen. Il semble qu’Herbert se soit inspirés des peuples du désert sur Terre. Les Fremen vivent dans les cavernes du déserts. Dirigés par Stilgar, ce sont des guerriers farouches et sans pitié, donc la monnaie d’échange est l’eau, si précieuse sur Arrakis. L’humidité étant minimale sur leur planète si sèche, ils captent sa moindre parcelle dans des pièges à vent et collectent patiemment chaque goutte d’eau depuis des génération, et espère pouvoir ainsi modifier l’écologie de Dune. Et fait exotique fascinant: l’épice présente sur les moindres recoins d’Arrakis sature dans leur sang et donne à leurs yeux une coloration bleue qui en dévore même le blanc. Ils ont une vénération particulière pour les vers de sable géants du désert, appelé Shaï-Hulud ou le faiseur car ils participent au cycle de production de l’épice, et leur bile produit un élixir appelé l’Eau de Vie, donné aux aspirantes révérendes mères. Les Fremen trouvent en Jessica et Paul les libérateurs qu’ils attendaient, en faisant de la jeune femme leur révérende mère et de Paul l’un de leurs compagnons d’armes.

Outre une intrigue prenante et une réflexion sur le pouvoir, cet opus aborde des thèmes comme la fabrication de croyance et de superstition, sur le contrôle, sur les capacités spéciales des êtres humains et également sur l’écologie. On parle en effet de transformer entièrement une planète…

  • L’héritage de Paul: Le Messie de Dune et Les Enfants de Dune

Ces deux tomes se déroulent dans les années qui suivent la bataille de Paul pour Arrakis, qui change peu à peu de visage grâce à l’eau collectée par les Fremen.

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Couverture du second tome – Source: Amazon.fr

Dans Le Messie de Dune, celui-ci est devenu empereur. En douze ans de guerre sainte en son nom, les Fremen essaiment et répandent son message dans l’univers, tandis que Paul, doué de pouvoir de voir l’avenir, est vénéré comme un dieu. Mais malgré l’amour de ses deux compagnes, son grand amour Chani et Irulan, la fille de l’empereur Shaddam épousée pour motif politique, Paul affronte la solitude du pouvoir. Il est tourmenté par la vision de ses ennemis triomphant de lui et par les images de sa propre mort…

Quant aux Enfants de Dune, il retrace le destin des deux enfants jumeaux de Paul et Chani, Leto et Ghanima, âgés d’une dizaine d’années, et de leur tante Alia, la soeur de Paul née sur Arrakis au milieu des Fremen, et régente depuis la disparition de Muad’Dib. Celle-ci, nourrie à l’épice et à l’Eau de Vie dans le ventre de sa mère, est une adolescente spéciale, est douée des mêmes dons que son frère, mais aussi hantée par la mémoire héréditaire des révérendes-mères. Elle porte en elle les souvenirs de ses ancêtres dont l’un particulièrement revanchard qui prend peu à peu possession de son âme… Abomination redoutés par le Bene Gesserit. Quant à Leto, il porte en lui des pouvoirs bien plus grands que ceux de son père.  Piégé entre une tante qui sombre dans la folie et les complots de la maison Corinno, l’ancienne famille régnante, il ne peut compter que sur l’aide de sa soeur Ghanima. Avec elle, il part dans le désert et met au point un stratagème qui lui permettra de passer un cap que son père Paul n’a jamais voulu passer, celui du Sentier d’Or, qui devrait le mener à l’immortalité…

Si Le Messie de Dune est court, assez lent et contemplatif au niveau de l’action, on retrouve avec cet opus et le suivant ce qui fait l’esprit du premier tome. J’ai choisi de les classer tous les deux dans le même cycle, car ils concernent l’héritage direct de Paul, et malgré sa transformation, l’on y voit encore Arrakis comme elle l’est dans Dune, imprégnée de l’esprit fremen.

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Couverture du troisième tome – Source: Amazon.fr

En revanche, il est cette fois-ci question de technologie… et le lecteur fait la connaissance des pilotes de la Guilde, jusqu’alors invisibles, qui subissent dans des cuves de gaz d’épice les mutations qui leur permettent le voyage interstellaire. De même, on découvre les curiosités venus d’une autre société, axée sur l’expérimentation technologique: le Bene Tleilax. Elle permet littéralement de ressusciter les morts sous la forme de gholas, des androïdes créés à partir de la chair de certains défunts. C’est ainsi qu’est offert à Paul un être artificiel avec les traits d’un ancien compagnon d’armes de son père: Duncan Idaho, qui développe de tendres sentiments pour Alia avant que celle-ci ne perde complètement pied. C’était pour la petite histoire. 🙂

Mais ces détails paraissent triviaux comparé à l’enjeu sous-jascent: la solitude du pouvoir. Le pouvoir en tant qu’exercice de gouvernant, mais aussi le pouvoir comme capacité hors-norme. On voit Paul seul face à ses grandes responsabilités, face à des faits et à une guerre qu’il n’a jamais voulue mais qu’il a acceptée tout de même, effrayé par ses propres capacités, qu’il n’a pas non-plus demandé à avoir. Ses enfants sont atteints eux aussi. Outre leur héritage paternel, leur mère Chani a consommé de l’épice alors qu’elle les portait,  ce qui a encore accru leur potentiel. Quant à Alia, dont les pouvoirs sont également très puissants, elle peu à peu possédée par un fantôme malveillant, elle s’enferme dans une paranoïa qui la coupe des autres, et même de l’homme qu’elle aime, elle souffre le martyre. Aucun n’a un sort vraiment enviable…

Mais ce qui ressort de ces deux volumes – c’est une grille de lecture assez personnelle – c’est que cette solitude n’est que le résultats de manipulations terribles décidées et d’imprudences commises avant même la naissance des protagonistes, décuplées par l’épice. Paul a grandi relativement protégé au sein d’une famille et d’amis proches qui l’aimaient mais s’est retrouvé seul dès qu’il s’est « réveillé » sur Arrakis. Quant à sa soeur, elle est devenue l’Abomination que craignait le Bene Gesserit, suite à l’absorption de l’Eau de Vie par Jessica durant sa grossesse et nourrit de ce fait une certaine hostilité envers sa mère. Finalement, s’il est un point dans le roman où l’on en vient à la détester, le lecteur ne peut que ressentir un brin d’empathie en prenant la mesure de sa solitude et de ses souffrances. Elle a été privée d’enfance, puisque de naissance, elle a toujours compris ce qui se disait autour d’elle, qu’il s’agisse de discussions politiques ou de blagues  salaces racontées par les gardes fremen, et a hérité les souvenirs de la « vie de femme » de sa propre génitrice et des révérendes mères précédentes. C’est ce qui pourrait la rapprocher de ses neveux qui eux non-plus, n’ont jamais connu l’innocence et l’insouciante de l’enfance. Ce qui, pour moi, est un sort assez révoltant. Car en voulant inventer des surhommes, leurs créateurs ont engendré une sorte de monstruosité. Aussi ces deux volumes sont-ils empreints d’une certaine mélancolie, sublimée par l’ambiance mystérieuse du désert.

Seul le jeune Leto semble assumer sa puissance…

  • Un règne sans partage: L’Empereur-dieu de Dune
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Couverture du quatrième volume – Source: Amazon.fr

Un nouveau cycle s’ouvre et se termine avec L’Empereur-dieu de Dune… Plus de trois-mille ans ont passé depuis la fin du dernier opus. Trois millénaires durant lesquels Arrakis s’est transformée pour se voir couverte d’océans, de fleuves et de vallées verdoyantes. Leto a régné sans partage sur l’univers, et a fusionné avec une truite des sables – une sorte d’embryon ou de larve de ver des sables – pour devenir une sorte d’hybride de ver des sables. Souhaitant délivrer l’humanité par le Sentier d’Or, il la plonge délibérément dans une ère de stagnation technologique, en contrôlant la circulation de l’épice, ainsi que les institutions se partageant autrefois l’empire comme le Bene Tleilax qui lui fournissent technologies pour son intérêt personnel, et des gholas à l’image de Duncan Idaho pour sa distraction. Il réchappe d’ailleurs plusieurs fois aux tentatives d’assassinat de ceux-ci… et le dernier en date ne lui semble pas moins hostile. Inquiet pour l’avenir de l’humanité dont il veut éviter l’annihilation, Leto tombe néanmoins sous le charme d’une belle et pure ambassadrice ixienne (un monde montagneux et industriel), Hwi Nori, alors que la révolte gronde parmi les descendants de Ghanima Atréides…

Je dois avouer que ce quatrième tome est celui que j’aime le moins. Outre le fait qu’il décrit un univers ennuyeux à force de stagnation – certainement un parti pris de Frank Herbert – et complètement sous la coupe d’un être accroché à son pouvoir. Malgré les tourments que sa prescience lui fait endurer, tout comme la perte de sa soeur Ghanima (dont on devine qu’il était amoureux) dont il n’a jamais vraiment guéri, il a une dimension très caricaturale et comique. Du monstre qu’il était de par ses pouvoirs, il a également pris l’apparence. Je pousse peut-être le bouchon très loin, mais il me fait penser à un genre de Jabba le Hut dans Star Wars. C’est assez troublant dans une série de livres où les personnages sont si complexes, et il m’a semblé à certains moments qu’Herbert lui-même s’était perdu, ce qui est dommage.

En revanche, la transformation de la planète est tout à fait impressionnante et en un sens, on peut dire que Leto a accompli l’oeuvre des Fremen qui souhaitaient faire de leur planète un nouveau paradis… Mais Dune sans une seule dune à l’horizon, cela paraît bien évidemment étrange, et c’est peut-être ce qui m’a troublée le plus. Par contre, il faut vraiment lire ce volume pour comprendre la suite…

  • Un souffle nouveau pour une conclusion épique: Les Hérétiques de Dune et La Maison des Mères

La saga retrouve de son souffle avec ces deux opus, qui se suivent directement.

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Couverture du cinquième volume – Source: Amazon.fr

Les Hérétiques de Dune commence mille-cinq-cents ans après la mort de Leto. Arrakis, devenue Rakis, est de nouveau une planète désertique où prospèrent les vers géants des sables, simples avortons en comparaison des spécimens de l’époque de Paul. Le système économique basé sur la circulation de l’épice s’est écroulé, et le Bene Gesserit tire à nouveau les ficelles du pouvoir politique. Ix fabrique des Non-Vaisseaux permettant des voyages rapides dans l’espace, le Bene Tleilax est parvenu à produire de l’épice sans l’aide des vers. La Guilde des pilotes comme la planète Rakis ne semblent plus avoir de raison d’être… Pourtant un jour, une jeune fille de Rakis nommée Sheana, apparaît et semble contrôler les vers des sables, ce qui pourrait encore créer une nouvelle vague de fanatisme dans un univers déjà en proie au chaos… La Mère Supérieure Taraza décide d’utiliser un nouveau ghola Duncan Idaho fourni par le Bene Tleilax pour prendre le contrôle de Sheana, et envoie la révérende mère Darwi Odrade, sur Rakis… Mais c’est sans compter sur les Honorées Matriarches, un ordre féminin violent et prônant le contrôle sexuel sur les hommes, qui reviennent des confins de l’univers après la Grande Dispersion qui a suivi la mort de Leto…

Quant au sixième tome, La Maison des Mères, il début après les affrontements qui ont opposé les Honorées Matriarches au Bene GesseritDarwi Odrade est parvenue à s’enfuir à bord d’un non-vaisseau, en compagnie de Duncan et Sheana, qu’elle entraîne sur la voie du Bene Gesserit, ainsi qu’un ver des sables rescapé de la destruction de Rakis. C’est ainsi que la révérende mère décide de transformer la planète du Chapitre pour en faire une nouvelle Dune et relancer la production d’épice, tandis qu’elle négocie avec les Honorées Matriarches pour éviter la destruction de l’Ordre…

Un vent nouveau, chaud et venu du désert, souffle sur ces deux derniers volumes, où l’on retrouve le désert et qui renouvelle la saga avec un univers en constante évolution, où le lecteur retrouve le plaisir de la découverte. Le scénario est de nouveau complexe avec de nouveaux protagonistes dont certain que je n’ai pas encore nommés ici, et des intrigues secondaires aussi intéressantes les unes que les autres. J’ai particulièrement accroché à des scènes épiques et pleines d’action. Et bien sûr, comme vous vous en doutez, nous retrouvons encore les descendants des Atréides… en particulier Sheana. L’autre point agréable est que, bien que toujours manipulatrices, les membres du Bene Gesserit paraissent plus vulnérables car elles ont enfin affaire à plus fort qu’elle. L’univers change, et cela pour le plus grand bien de la saga, quand bien même je peux comprendre que cela déroute certains lecteurs, qui découvrent des êtres prêts à tout pour assurer leur survie.

Bref, un final crépusculaire et grandiose, car Dune sans La Planète des Sables n’aurait plus vraiment été Dune…

  • Conclusion
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Couverture du sixième et dernier tome – Source: Amazon.fr

À la lecture, je n’ai pas trouvé que le cycle de Dune était difficile à suivre ou rébarbatif. Bien évidemment, si je vous recommande chaudement ce très beau classique empreint de beauté et d’humanisme, je vous déconseille une lecture trop décousue, car il faut vraiment prendre le temps de s’y plonger. Pour ma part, j’ai lu un été les cinq premiers volumes en enfilade, et me suis gardé La Maison des Mères pour plus tard, pendant des vacances de Noël.

Je me rends compte que cet article est très, très long et que je pourrais en avoir trop comme pas assez dit. Mais comme mentionné dans l’introduction, nous avons affaire à un véritable monument, avec un univers chamarré, aussi riche et complexe que les nombreuses sociétés représentées et que les nombreux protagonistes aux capacités exceptionnelles. Herbert nous présente une humanité  conscience d’elle-même et capable de réveiller ses capacités, au prix parfois de la plus grande solitude. De plus, la puissance fascinante et complètement hypnotique du désert, avec ses paysages de dunes, marche à merveille. Le charme à particulièrement opéré sur moi, car je lisais Dune un an après avoir été dans le désert. Et vraiment au fin fond du désert… La première fois que j’ai marché sur des dunes pour en rencontrer encore d’autres, alors que le vent faisait ondoyer le sable, je peux vous assurer que cela m’a beaucoup marquée… Aussi son contexte si particulière rend Dune captivant au-delà du raisonnable, d’autant plus que toutes les émotions humaines se mêlent à la partie, sur fond d’intrigues politiques, d’enjeux écologiques, religieux et technologique. Un mélange des plus envoûtants pour les amateurs de science-fiction, un monde au-delà de l’imagination.

Aussi, j’espère, si vous ne le connaissez pas encore, vous avoir donné envie d’y regarder d’un peu plus prêt… et je serais ravie d’avoir vos impression si vous l’avez lu. D’ailleurs, j’aimerais savoir si vous me recommanderiez les cycles Avant Dune qui retracent le destin des grandes familles de l’Empire avant le premier tome et Après Dune qui continue après La Maison des Mères, par Kevin J. Anderson et Brian Herbert…

Sur ce, je vous laisse méditer sur cette lecture qui me laisse un excellent souvenir, et je vous dis à bientôt pour poursuivre cette semaine thématique avec la chronique cinéma de jeudi!

Blanche Mt.-Cl.


Titres: Dune, Le Messie de Dune, Les Enfants de Dune, L’Empereur-dieu de Dune, Les Hérétiques de Dune, La Maison des Mères
Auteur: Jules Verne
Editions: Pocket
Collection: Pocket Science-Fiction
De 315 à 828 p. selon le volume
Parution: Novembre 2012
Prix: de 7,30 à 11,20 €

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Publié par

Blanche Mt.Cl.

Blogueuse, artiste autodidacte et graphiste, amoureuse des littératures de l'imaginaire et auteure sur WattPad (Le Sang des Wolf, La Nuit de Wolf et Pourquoi les Vampires aiment Paris Plage). N'hésitez pas à vous laisser entrainer dans mon univers!

3 réflexions au sujet de “SEMAINE THÉMATIQUE – Les 50 ans d’un monument de la S.F. – « Dune » (Frank Herbert)”

  1. Que te dire si ce n’est MERCI ! Frank Herbert et sa saga DUNE font partie de mes livres favoris je les ai dévorés , plusieurs fois continuer à lire les prequels fait par son fils, mais l’essence même de sa saga est fantastique ! Sa vision de l’évolution du monde, des cultures, des religions est probante et valable, ce que tu décris ici me ravis et je suis content de trouver un autre fan de son univers 🙂 MERCI 🙂

    Aimé par 1 personne

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